Oh! Ville Lumière

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Oh Ville Lumière, tu brilles de mille feux. La Tour Eiffel est en émoi. Le peuple parisien rêve éveillé. Il rêve plus grand.


On lui avait promis. Une nouvelle étoile vient éblouir le Parc des Princes. La perle rare. Le King de Santos. Le futur meilleur joueur du monde. Le diamant jaune a trouvé son nouvel écrin.
Un transfert plein d’or, pour le futur ballon d’or. Titre promis, quand il aura accompli notre unique objectif, le Champions League Project. Demain, le Messi et le Crist se retireront. Les papis font de la résistance, mais personne n’est dupe, tout le monde le sait, l’avenir est à lui. Demain, l’avenir est à nous.

La nouvelle triplette de notre belle ville, après tout juste quelques semaines de gestation, a accouché du fils prodige, héritier de Raí, héritier de Ronaldinho… Nasser, Antero, Maxwell, chapeau bas. Je n’évoquerai pas les sommes engagées, ni le montage réalisé. Je laisse cela aux économistes, ou aux rageux. Je parlerai plutôt de votre vision, et de votre culot. Ces infâmes catalans, non content d’avoir usurpé une remontada historique, ont voulu pousser l’humiliation en achetant notre petit hibou, San Marco Verratti. Il est loin le temps où Ronnie filait à la catalane pour quelques dizaines de millions d’Euros… Qu’ils se contentent de Lucas Digne. En réponse, le Cheick va faire péter la clause libératoire, cette muraille créée pour justement ne jamais être atteinte.

Acteur principal de l’impensable

Que les indignés descendent dans la rue. Le temps n’est plus au fair-play. Le buzz du business est le roi du mercato. Les réseaux s’affolent. Les téléphones chauffent. Le marketing mercantile n’a plus de limite. Les rumeurs les plus folles sont souvent les plus infondées. On a envie d’y croire, mais on n’ose pas. On a l’habitude. Trop de désillusion. Trop de déception. Parfois, la magie prend forme. L’illusion devient consécration.

Il a été celui qui aura permis la remontada. Son coup franc chirurgical en lucarne a redonné l’espoir. Sans lui rien n’aurait été possible. Ses réactions violentes sur le terrain, notamment avec son pote Marquinhos, et son état d’esprit hargneux auront été les seuls sursauts d’une équipe blaugrana aux abois. Il a été décisif, l’acteur principal de l’impensable. Voir le bourreau rejoindre sa victime quelques mois plus tard est aussi incroyable. Une impression d’irréalité, qui ne sera estompée que le jour où nous le verrons fouler la pelouse sacrée du Parc en Rouge et Bleu.

Une seule issue sera acceptée

Je dois vous l’avouer, je suis perdu. J’exècre le football capitaliste de nos temps modernes. Je ne supporte pas de voir ce que sont devenues les tribunes du Parc. J’ai détesté l’attitude du numéro 11 barcelonais le 8 mars dernier. Mais putain quel pied ! L’instant est jouissif. J’attends avec impatience notre prochaine visite au Camp Nou. J’attends avec impatience de voir des maillots du Barça au Vélodrome. J’attends avec impatience le 26 mai 2018, à Kiev.

Le football est un éternel recommencement. Les paillettes de juillet ne se transforment pas toujours en triomphe de mai. Juillet 2017 est la plus belle promesse que nous n’avons jamais eu. Nul doute possible, l’équipe de départ est la plus brillante qu’il nous ait été donné d’admirer. Une seule issue sera acceptée. La gloire suprême sera notre unique dessein. Toute autre destinée sera un échec.

La Ville Lumière n’a jamais porté son étincelle sur le toit de l’Europe. Sa flamme serait alors éternelle. Elle n’est pour l’instant qu’un feu de paille. Le Parc des Princes doit devenir son brasier. Que la pépite nous embrase.
Oh Ville Lumière, sens la chaleur, de notre coeur…

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