Faut bien l’avouer, depuis le 31 mai 2025, plus grand-chose ne peut nuire à notre bonheur, nous, le peuple Parisien. Alors, oui : on a gueulé un peu de manière injuste contre Bradley et sa finition (comme on l’avait fait pour Ousmane et on connait la suite), oui : Chevalier et Zabarny c’est pas encore Lama et Ricardo, oui : on sort du top 8 en LDC à la dernière journée et on se complique le voyage tout seul,
mais dans une saison démarrée à l’été 2024 on peut quand même comprendre
le coup de pompe en janvier 2026.

Ce 8 février c’est donc le grand olympique de Marseille qui se présente au Parc des princes, et si l’on en croit les réseaux sociaux et tous ses comptes de supporters à l’accent chantant et l’alcoolémie avancée : on allait voir ce qu’on allait voir. Après avoir osé faire croire à toute l’Europe que c’est le gardien de Benfica (saint homme) qui t’a bouté hors d’Europe, certains marseillais annonçaient une victoire de l’om avec la manière, sur la base de quoi, ça c’est toujours un peu mystérieux avec eux. C’est donc le cœur léger et le couteau entre les dents que les phocéens se présentent au Parc (ndlr : on sait tous où a fini le couteau 90 mn plus tard), avec certes une confiance qui frise un peu la maladie mentale et une défense composée de : Médina, Pavard et Balerdi.
Médina qui jurait avant le coup d’envoi que ce match était une revanche, sur quoi ? On sait pas trop. C’est vrai que pour un joueur de son niveau et de son agressivité, être footballeur professionnel c’est déjà une sacrée revanche sur la vie. Benjamin Pavard qui lui est arrivé avec un statut de cador, quelques fumigènes à l’aéroport et deux trois coups de trompettes. Un joueur pour lequel j’ai quand même une certaine admiration, parce que manger 8 ans sur un but contre l’Argentine c’est une sacrée prouesse marketing. Et enfin Balerdi, qui lui souffre depuis son arrivée à l’om d’un mal très phocéen : s’acheter des slips trop grands qu’on arrive pas à remplir. La liste est tellement longue de ses joueurs devenus des bandits de la flibuste en portant le maillot de l’om.
J’ai du mal à m’acharner sur Balerdi, c’est un problème orthopédique ça se voit, cet homme a besoin de soins. Il se dit même dans les milieux autorisés qu’il figure dans les fichiers Epstein, dans un échange avec Jack Lang : « Cher jeffrey, mon ami, ma tendinite au poignet me fait horriblement souffrir, me rendre aux toilettes et me soulager par mes propres moyens devient difficiles, si je pouvais abuser de ta générosité encore un fois, mille excuses, pour profiter des services du jeune Balerdi, tu sais : le jeune footballeur handisport qui nous fait tant rire, je t’en serais extrêmement reconnaissant. Amitiés, baiser tendre sur ta sublime verge. »

On a du mal à y croire mais oui : c’est bien cette défense qui se présente face au Paris Saint -Germain. Je vous parle de ces trois pitres car ce sont à peu près les seuls que je connais dans cette équipe, le reste j’avoue humblement que c’est un mystère pour moi, du gardien au milieu de terrain, de ce que j’ai vu je ne crois pas que l’om avait aligné des attaquants. Choix cohérent puisque les phocéens n’ont eu aucune occasion, enfin rien de notable. De Zerbi a-t-il tenté un coup de poker en envoyant les minots ? En hommage à Benatia qui n’avait lui pas pu venir jouer au Parc dans sa jeunesse ? On ne le saura jamais, sur le but de Kvara le coach italien semble avoir fait un AVC aussi violent que fulgurant, le black-out, plus rien, fiat pas lux, zobi.
Il est pourtant arrivé en région PACA avec l’étiquette de coach de génie, je crois que la lampe est restée à Brighton. Avant ce but, si je ne dis pas de bêtise, Abdelli est entré pour défendre ses nouvelles couleurs sans un regard de son coach, avec un cahier de texte en guise de consignes qu’il a dû lire à ses coéquipiers, je suis sûr qu’à ce moment précis : Angers lui manquait.
Que dire des Parisiens : déjà, qu’honnêtement : ce n’est pas notre meilleur match. Un match sérieux, des joueurs qui montent en puissance, un Démbélé de gala, un Neves retrouvé, un Mendes dont le niveau fait passer ses adversaires pour des U12, et quand ils portent la tunique blanche et bleue : quel régal. Bradley, mon futur ballon d’or (vous l’aurez lu ici en premier) il s’est amusé avec Weah comme je m’amusais avec mes neveux sur la plage de Valras quand ils étaient enfants, ça ne se fait pas Bradley, Thimoty est footballeur comme toi, c’est pas un chiffon. Et je vois dans ton problème de finition une humilité qui t’honore. Ça viendra, tu deviendras encore plus grand.

Et pour les marseillais : faire les gros yeux et mettre des coups à notre jeune recrue Dro, c’est léger pour un club qui prétendait régner sur l’Europe, régner sur le championnat, et je pense même que cela ne suffira pas pour gagner la coupe de France. Je crois d’ailleurs que Papin a bientôt l’âge de Mitterrand au moment il lui a remis la coupe en 89.
Dire qu’avec tout ça les marseillais s’en sortent bien, la branlée est historique, elle aurait pu être monumentale. Quelle idée de jouer sans gardien quand même, Roberto, le football français ne te mérite pas, tu es un visionnaire. J’avoue que par plaisir coupable je rêve que tu restes pour toujours à l’om, tes 33 compositions en 33 matchs, le brassard donné à Balerdi, c’est un sans-faute. « Longoria n’est pas mon patron, McCourt n’est pas mon patron » voilà ce que tu fanfaronnais il y a quelques semaines, tu n’as pas pris le coup de pied au cul que tu aurais du prendre, ni pour tes résultats ni pour ton attitude, tu te prends pour le Guardiola que tu n’es pas. C’est pour ça que je veux que tu restes pour toujours, tu es des nôtres, toi seul peux les faire descendre en L2.
Nous on va se remettre au boulot, parce qu’on a une LDC à conserver, on va y arriver ? J’en sais rien. Je sais juste que la plus belle à gagner c’est la première, celle qui grave le cœur pour toujours. Celle qui fait que depuis le 31 mai 2025 :
Notre joie est éternelle.


