Cher Paris Saint Germain, tu fais chier. Je m’étais promis de ne pas y croire.

J’avais attaqué cette semaine et cette journée sans la moindre pression à l’approche de cette échéance européenne, persuadé que j’étais de notre défaite à venir. Pensez donc, un Chelsea dans une forme physique optimale contre notre équipe totalement rincée physiquement, l’issue ne faisait guère de doutes.
Un Joaô Pedro serial buteur du moment contre notre défense façon portes de saloon, ça ne pouvait que donner lieu à un 3-1 pour les Blues à la mi-temps. Aussi allais-je donc résigné mais pas déprimé, certain de l’issue donc sans espoir à anéantir par des londoniens. Me voici à l’issue du match aller, gonflé à bloc, revigoré et plein d’une espérance démesurée d’un back to back aussi illusoire que fantastique à aller chercher. Je ne te remercie pas.
Mais tout de même, quel match fou avons-nous vécu ce 11 mars (date symbolique dans l’histoire européenne du PSG – déjà contre Chelsea en 2015) avec une équipe (presque) retrouvée pour les parisiens. Alors que le match commençait doucement, il n’a pas fallu attendre 4 minutes pour déjà ressentir un premier frisson avec ce centre adverse qui n’est pas bonifié par Pedro, pourtant passé devant son défenseur et ce ballon qui va doucement mourir en sortie de but. Je me dis alors que mon pronostic est bon et que nous n’allons pas tarder à prendre ce but qui nous anéantirait d’entrée.
Que nenni ! Le frisson faisant définitivement lever les poils de nos avant-bras se nomme en réalité Bradley Barcola ! A la dixième minute, l’ailier parisien vient corriger cette vilaine statistique pointant son inefficacité européenne et ouvre la marque d’une sacoche digne d’un bagage en soute.
Il faut bien le dire, le PSG a retrouvé son efficacité offensive. Peu d’occasions mais à chaque fois une conclusion au rendez-vous, excepté cette barre d’Ousmane Dembelé à la 15ème minute.
A part ça ? Un festival d’occasions bonifiées, une frappe magnifique de Kvara, un lob parfaitement senti dans une situation pourtant très délicate de Vitinha et un nouveau contre rageur et parfaitement conclu par Dembelé à un contre deux.

Il faut ici saluer Bradley Barcola qui, déjà, montrait des signes très positifs sur ses dernières sorties par son implication au sein de l’équipe. On s’est longtemps moqué de son manque de tranchant devant le but – oubliant un peu vite qu’il s’agit de notre meilleur buteur – mais ses courses en profondeur et son volume montraient un joueur qui ne rechignait pas à l’effort. Ces derniers ont payé, avec ce but d’abord mais aussi avec son pressing intense qui a permis de récupérer ce ballon sur le but de Vitinha à 2-2 pour permettre au PSG de prendre l’avantage.
Il faut aussi reconnaître que ce match n’aurait pas été ce qu’il a été sans les gardiens des deux équipes. Nous pouvons remercier Jorgensen, qui délivre deux cadeaux au PSG, entre ce pressing mal géré et sa main en mousse sur le dernier but inscrit par Kvara.
Cette main en mousse semble d’ailleurs avoir été empruntée, le temps d’une action, à Safonov qui s’était illustré sur le premier but de Chelsea et cette frappe de Malo Gusto. Le chantier des gardiens à Paris n’est pas près d’être fini. Pouvons-nous regretter Donnarumma ? Les plus taquins me diront de regarder le résumé du match City-Real pour me convaincre que nous n’avons rien perdu. Il n’en reste pas moins qu’en le faisant partir, nous n’avons rien gagné non plus. Rendez-vous la saison prochaine sur ce point mais Safonov ne sera sans doute jamais mieux qu’un numéro 2.
Il n’est pas vraiment aidé en ce moment par une défense parisienne aux abois. Marquinhos n’a plus la caisse pour gérer les appels en profondeur et multiplie les erreurs de placement et de compensation. Mendes est capable du meilleur comme du pire mais son pire est toujours le meilleur, comme sur ce premier but des blues où il se trouve inexplicablement à l’autre bout du terrain, laissant Pacho (mal) gérer deux adversaires. Quant à Hakimi, il semble mieux maitriser le contrôle judiciaire que son contrôle de balle ces derniers temps.
Heureusement, pour chaque bourde défensive, notre ligne d’attaque a pondu une merveille avec nos deux premiers buts. Elle en a même ajouté deux autres, avec ce lob de Vitinha et surtout ce coup de canon de Kvaratshkelia qui a montré à son coach, comme Doué avant lui, qu’il avait eu raison de piquer son orgueil en le mettant sur le banc.
Il restera donc à s’améliorer défensivement et à se souvenir de jouer comme on sait faire devant (sans trop en faire, n’est-ce pas Désiré ?) pour conforter ce score au match retour.
Résultat des courses : moi qui n’y croyais pas, qui était même confiant sur le fait que nous allions nous faire sortir d’entrée de jeu, je me retrouve plein d’espoir en vue du match retour et j’ai déjà hâte qu’il arrive. Paris est magique, une nouvelle fois. En espérant que ce ne soit pas la dernière de la saison.


