Humeur

Oh! Rouge et Bleu…

Les Reds de Liverpool. Les Blues de Liverpool. Les Red Devils de Manchester. Les Blues de Manchester. Les Blues de Chelsea. La Casa Blanca de Madrid. Les Blaugrana de Barcelone. Les Rojiblancos de Madrid. Les Bianconeri de Turin. Les Rossoneri de Milan. Les Nerazzurri de Milan. Les Giallorossi de Rome. Les Biancocelesti de Rome. Les All Blacks de Nouvelle-Zélande. Les Bleus de France. Les Verts de Saint-Etienne. Les Sangs et Or de Lens. Les Rouge et Bleu de Paris…


Je suis certain que vous avez trouvé instantanément quelle équipe et quel club se cache derrière chacune de ces associations. Et si je vous demande les Noirs de Paris, que me répondez-vous ?
« C’est un maillot de foot ou de basket ? » est la réponse de certains supporters du Virage Auteuil, en avant match de PSG – Reims le 26 septembre dernier.

Une réponse en forme de questionnement faussement naïf qui aura eu le mérite de créer au sein du microcosme parisien un début de buzz, à défaut de débat. On reproche à ces gardiens du temple d’avoir mal choisi leur moment. Il serait sidérant de chatouiller Sa Majesté des airs et roi du business, présent ce soir-là dans une loge du Parc des Princes. Les alerteurs ont donc été raillés, eux qui auraient égratigné « His Airness » !! Le ballon, je ne parle pas de l’orangé, ne tourne plus rond…

Quel autre timing aurait été meilleur ? Certainement aucun. Une semaine plus tard, le Paris Saint-Germain recevait l’Etoile Rouge de Belgrade pour son premier match de la saison à domicile en Ligue des Champions. Eclipsé par le score fleuve et par les divers incidents autour du match, dans les tribunes ou en dehors du stade, le fait le plus marquant de la rencontre n’a été relevé par aucune voix dissonante. Il y avait pourtant matière à discorde. Les joueurs de la capitale ont joué ce soir-là dans leur antre avec un maillot de couleur noire. Un soir de deuil, assurément, celui du respect des couleurs du Paris SG.

Ce n’était, malheureusement, pas une première fois. Déjà, à l’automne 2015, en Ligue des Champions, les suédois du Malmö FC et les ukrainiens du Shaktar Donetsk avaient affrontée à Paris la bande à Zlatan habillée tout de noir. Il est possible que d’autres matchs au Parc des Princes dont je n’ai pas le souvenir soient concernés par cette tunique sombre, les historiens du PSG nous apporteront peut être la réponse. Quoi qu’il en soit, la répétition interpelle et ne doit pas rester sans réaction.

Revenons en à notre maillot PSG – Jordan Brand de 2018. Je ne serai pas aussi évasif que la banderole du VA et mon intention n’est pas de critiquer la collaboration entre le club à la Tour Eiffel et le Jumpman. L’équipementier à la virgule a parfaitement réussi son brainstorming. L’inattendu coup marketing est indéniablement ingénieux et l’opération commerciale, génératrice de revenus encore plus importants, est une aubaine en ces temps indécis de fair play financier pas très fair play… Ces évidences dans le football moderne ne peuvent et ne sont absolument pas remises en cause. Mon malaise est ailleurs. Le prétexte de subsistance économique ne peut légitimer toutes les manœuvres artistiques. L’automne 2015 s’est passé sans contestation. Excepté le timide message du Virage Auteuil, l’automne 2018 confirme la tendance. L’aberration testée en 2015 semble être bien rentrée dans les mœurs, et même de certains fans du club.

Certes, les puristes et les historiens les mieux avertis répondront que dans les faits les couleurs et le maillot dits historiques ne le sont pas tout le temps. C’est le cas pour la plupart des clubs, dont certains parmi ceux cités dans mon introduction. Pour n’évoquer que le PSG, le maillot Hechter, si cher aux plus fervents supporters, également appelé le maillot B-B-R-B-B, pour « Bleu Blanc Rouge Blanc Bleu », n’est pas le premier maillot domicile du Paris Saint-Germain FC, lequel en 1970 était tout rouge avec le col et les bouts de manches en liserés bleu et blanc pour rappeler le Stade Saint-Germanois. A son arrivée au club en 1973 Daniel Hechter dessina sa merveille, laquelle fut adoptée selon les saisons en maillot domicile ou extérieur.

En 1976 le maillot domicile fut une alternative en inversant les bandes bleu et rouge, lequel fut reconduit en maillot extérieur la saison suivante. Durant les années 80, le maillot domicile n’était plus le BBRBB mais un modèle tout blanc avec sur le côté du blason deux bandes, une rouge et une bleue, lesquelles prirent en 1990 et pour deux saisons la forme d’une Tour Eiffel. Le maillot Hechter fit son retour au Parc des Princes en 1995, avant de disparaître parfois dans d’obscurs dérivés de bandes et de tons au fil des années 2000. La même saison, le maillot extérieur fut une nouvelle adaptation du bijou d’Hechter sous la forme « Blanc Bleu Rouge Bleu Blanc ».

Pour les supporters parisiens du siècle passé, cette œuvre de haute couture BBRBB est le maillot historique, celui qui donne toute sa particularité au club, celui qui reprend les couleurs de Paris et de Saint-Germain, celui qui est tout simplement unique et se reconnait parmi tous les autres maillots du monde. Il en est la signature. Il en est une évidence. Il est non négociable.

Les parisiens n’ont donc pas toujours joué en maillot home BBRBB, toutefois les couleurs du club, bleu et rouge pour la ville de Paris, blanche pour le Stade St-Germanois, furent quasiment toujours conservées. Le respect de son identité doit être impératif lorsqu’on évolue à domicile. D’autant plus quand il s’agit d’une rencontre de Ligue des Champions diffusée en mondovision. Parés d’un maillot noir sans âme ni histoire, quelle sera l’identité des joueurs parisiens lorsqu’ils affronteront prochainement au Parc des Princes les Azzurri du Napoli et les Reds de Liverpool ?

Le jargon marketing endort les esprits avec des sémantiques approximatives. Maillot domicile, maillot extérieur, maillot third, comment doit-on appeler ce maillot noir brandé Jordan avec lequel les parisiens ont affronté Belgrade ? L’étiquette third est trompeuse. Je le qualifierai plutôt de maillot domicile bis. Mes pinaillages vous font sûrement sourire, ils ne sont pourtant pas de minces détails. Nous, amoureux de nos couleurs, avons déjà tiré un trait depuis bien longtemps sur celles du maillot away, laissées de longue date en libre imagination aux designers créatifs, un coup marron, un coup grise, un coup noire ou un coup jaune. Deux maillots par saison ne suffisant plus, les équipementiers ont créé le maillot third, modèle dont l’utilité autre que commerciale n’a jamais été prouvée. A ce rythme et sans préavis, c’est bientôt l’identité du maillot domicile qui disparaitra, dans l’indifférence et l’acceptation générale.

En 2010, pour ses 40 ans, le PSG avait ressorti en maillot domicile une tunique toute rouge, version modernisée de celle de 1970, et le maillot BBRBB pour l’extérieur. Certains affirment déjà sur les réseaux sociaux que le maillot Hechter serait rendu aux amoureux du club pour la prochaine saison ou la suivante, celles du cinquantenaire. Un clin d’œil symbolique comme une offrande historique. Attention que ce geste louable ne soit pas qu’un éphémère contentement. Les nouvelles mauvaises habitudes du pseudo maillot third ne doivent pas prendre le dessus sur les évidences identitaires. La singularité n’est pas un gros mot mais une valeur inestimable qui ne doit pas être ébranlée.

Il est interdit de malmener l’icône absolue du basket-ball, dieu du sport au culte vivace dont les adeptes traitent de tous les noms ceux qui osent s’interroger sur le fondement d’une telle union. Ses admirateurs s’offusquent d’un tel affront. Concernant le Paris Saint-Germain Football Club, dont les couleurs sont délibérément bafouées sous prétexte d’un logo modifié, les voix qui s’élèvent pour les défendre sont bien moins nombreuses. Les rares qui s’y sont essayés ont été traités d’imbéciles. J’accorde le fait qu’il faut être bien bête aujourd’hui pour penser qu’il existe encore une once de respect, de valeurs et d’identité autres que celles dictées par les règles aussi impitoyables qu’insensibles du fair play financier. Ce système dans lequel le supporter affectif et romantique est traité de fanatique. Le compromis ne doit pourtant pas être totalement impossible.

Ouvrons un débat. Evitons la stérilité. Mettons de coté la stupidité. L’authenticité peut rimer avec originalité. Quelles sont les limites acceptables d’un club marketisé ? Quelles sont les valeurs sur lesquelles un supporter ne peut pas transiger ? Quels sont les mesures du respect de l’identité ? A quel moment l’héritage devient une absurdité ?
Bientôt, au delà du maillot, ce seront même les chants les plus anciens qui se feront décolorés.

Ensemble nous sommes invincibles,
Unis par la même passion,
De notre virage terrible,
S’élèvent en chœur nos chansons,
En rouge et bleu allez,
En rouge et bleu allez,

En rouge et bleu allez,
En rouge et bleu allez…

Crédit photo illustration (c) Panoramic


Benjamin Navet

Deux matchs par an

Il en est du PSG comme des grands boxeurs :
taper pendant des mois sur des tocards
pour se frotter au meilleur sur quelques rounds.


Quand on y réfléchit, PSG est quand même dans une situation difficile : gagner tout ce qu’il doit gagner en se frisant les moustaches pour préparer ce qu’il rêve de gagner en suant sang et eau. Rarement voire jamais une équipe a, à ce point, dominé un championnat national (je parle des 5 grands pas de Malmö qui domine le championnat de Suède dans les années 70 ou les années 2010… et encore).

L’exploit de Monaco en 2017 est presque comparable au titre de Leicester l’année précédente en Angleterre.

Coupe de France, Coupe de la Ligue, Trophées des Champions, Championnat de France, c’est comme si Usain Bolt courrait les interclubs en Yvelines : sur une jambe avec des Caterpillars, il gagnerait.

Les matchs de poules de Ligues des Champions ? On remplace les interclubs par le championnat d’Océanie et on enlève les Caterpillars mais ça change pas grand-chose.

A vaincre sans péril….

Donc il restera les fameux 2 matchs (ou 4 ou 6 ou 7) pour lesquels les Qataris défouraillent leurs pétro-dollars depuis 6 ans. Qu’il font subir au PSG une cure de gonflette qui fait tendre la peau au risque de la rupture si on arrête le traitement.

La fameuse malédiction des 8ème commence à tourner à l’obsession. L’obsession d’atteindre en réalité la seule chose que l’on vise. On achète Neymar et MBappé comme on achète du Roderer si on veut séduire une bourgeoise : une volonté = quelque chose à acheter pour la satisfaire.

Donc PSG est condamné à jouer sa saison sur 2 matchs tous les ans…

Mais comment fait-on vivre un club avec 2 matchs par an, comment fait-on vibrer des supporters avec uniquement 2 matchs à enjeu à se mettre sous la dent ? En les faisant vibrer aux arabesques de MBappé et Neymar et aux coups de boutoirs de Cavani ? autant organiser des entrainements payants au Camp des Loges.

Quel saveur a une saison si seuls 2 matchs ont du goût ?

Même ceux qui n’aiment pas le PSG ne trouvent plus grand chose à dire, l’histoire de ce club miraculé et sorti de nulle part ne mérite pas ca.

Quand on est trop fort, on est trop chiant et l’ADN du PSG ce n’est pas d’être chiant, c’est de souffrir, de suer, de se faire insulter, de se faire aimer, de perdre et de savourer chaque victoire comme si c’était la dernière.

Comment se faire insulter, se faire aimer, souffrir avec une équipe pareille….. ? Et avec 2 vrais matchs par an …

Si l’impatience des qataris (« je me suis coupé, va m’acheter une clinique » disait Coluche) n’a d’égale que le déluge de dollars qu’ils balancent, la seule question qui vaille, c’est « quand partiront-ils ? »

Quand PSG retrouvera-t-il son âme ? quand les supporters retrouveront les frissons de venir au Parc pour aider leur équipe à chercher la victoire et pas uniquement assister à une passe à dix ou une entrainement ? quand la défaite fera t-elle ressortir ces effluves tristes mais addictives auxquelles tout supporter du parc doit se shooter un minimum tous les ans ? le sport n’existe pas si il n’est pas incertain.

Le football est politique, il n’est pas géopolitique et à confondre cela nos amis du golfe risque, même si ils gagnent la Ligue des Champions de devenir aquoiboniste.

Chaque supporter et chaque « ennemi » du PSG ne scrute que cela : 2022, quand les Qataris en auront fini de leur lubie footballistique, se barreront ils aussi vite qu’ils sont venus, laisseront-il un champ de ruine et une diaspora de milliardaires ? Si c’est le cas, c’est probable. Fort probable que les fantômes de Reinaldo, Kezman ou autres Everton reviennent hanter les travées du Parc.

Mais le pire n’est jamais sûr et Reinaldo et Kezman ont aussi eu comme semblables Safet S. et Carlos B.

Alors bien sûr quand il vont partir, ce sera peut-être terrible mais putain….qu’est-ce que ce sera bon en fait !!!

Crédit photo (c) Panoramic


Olioud

Ramenez la coupe à la maison

Ca y est. Le mondial est derrière nous. On a kiffé, mais la vérité,
on est vite passé à autre chose, comme tout le monde en fait.

On a pris le temps de digérer les deux étoiles tricolores et on a pu apprécier entre-temps les vacances instagramée de nos joueurs.
Mention spéciale à Presko et son séjour « le ciel, les oiseaux et ta mère » à Miami avec Benjamin et Ousmane. Les producteurs de « Very Bad Trip » ont déjà acheté les droits de ce docu-fiction hallucinogène.

Bref, c’est reparti pour un tour. Le championnat reprend ses droits. Déjà 3 matchs, 3 victoires.
Et la confirmation que la MCN est déjà bien en jambe. A part un cataclysme, difficile aujourd’hui de voir le titre de champion de France échapper aux hommes de capitaine Silva. Tant mieux, on est des cannibales, on bouffe tout le monde. On a été suffisamment affamé pendant des années pour être aujourd’hui rassasié. La peur du manque. Un truc de drogué.

Sauf que niveau stupéfiant, on aimerait bien passer du marocain à la poudre aux étoiles.
Chaque année depuis 7 ans c’est la même rengaine.
Est-ce que le PSG version QSI va enfin tenir son rang en Champions League ?
Pas impossible cette année. Nouvel entraineur, nouvelle tactique, nouvelle mentalité, nouvelles ambitions et un groupe toujours plus uni, marqué par les galères européennes d’un passé trop récent.

Alors, est-ce que les gueules de bois du 6-1 et du non match face au Real sont effacées ? Pas évident. L’aspirine des laboratoires Tuchel sera-t-elle assez puissante ?
Sans l’union sacrée de nos fragiles starlettes ce sera compliqué mais bordel, C’EST NOTRE PROJET !
Il est écrit que notre jour viendra. Qu’on va finir par comprendre. Quitte à devenir comme les autres « grands » clubs : froids, réalistes, efficaces. Fini le romantisme. Javier qui part à la Roma, doit-on y voir un signe ? Aurait il ainsi enterré ce qui nous restait d’humain en même temps que notre image de looser magnifique. Qui sait. Javier était notre pasteur, en nous quittant il continue de nous guider vers la lumière. Amen.

Kylian Mbappé résume à lui seul cette nouvelle dimension. Le mec a fait sa liste des courses il n’y a même pas deux ans : Signer à Paris, être champion de France, du Monde, gagner la C1 puis signer au Real et ramasser le ballon d’or. Il en a déjà coché la moitié. Pas le temps de glander. Effrayant. Extra-terrestre.

Pendant ce temps Neymar, à qui on promettait le meilleur à Paris, vient de vivre sans doute sa plus sale saison de footballeur. Entre blessure et coupe du monde ratée, il a beau avoir été le tube de l’été 2017 à Paris, il a complètement foiré son tour de chant en Russie. N’est pas Patricia Kaas qui veut. Mais on ne pouvait pas rêver mieux. Un Junior le couteau entre le dent, en mode redemption. Collectif et sans chichi.

Edinson Cavani. Que dire. Il va juste prouver humblement qu’il est aujourd’hui le meilleur N°9 du monde. Et puis la moustache à la D’Artagnan qu’il porte depuis son retour nous rappelle un peu plus les 3 mousquetaires qu’il va former avec ses 2 comparses en attaque. Dommage que la France soit devenue une République. Rien que pour lui, on pourrait rétablir la Monarchie et lui donner un titre de noblesse et des terres en Gascogne. Il pourrait y chasser le canard et pêcher la truite tranquillement en buvant du Maté.

Puisqu’on parle de Monarchie, parlons du Duc. Enfin libéré de l’étreinte maternelle, Tanguy Rabiot va t’il finir par quitter le domaine familial pour prendre seul ses quartiers avec son lévrier, sa chicha et sa Playstation. Il sera entouré de sa cour de gars surs parmi lesquels Eric Abidal qui lui servira tous les jours le thé et ses Princes de Lu tout en lui cirant les crampons. Il peut toujours espérer le voir signer chez ces mécréants d’indépendantistes catalans qui lui servent d’employeurs. Le Duc n’en a que faire. Il sait que son destin s’écrit dans la capitale des francs. Et que son règne du milieu ne fait que commencer. Montjoie Saint Denis, gare à toi Didier Des Champs de Mars !

De son côté Marco s’est mis à la cigarette électronique. Première étape d’un long processus qui pourrait lui permettre de faire une saison pleine. L’année prochaine il arrêtera l’alcool. Et dans 3 ans, il attaquera un regime sans gluten. On tient le bon bout.

Et Thiago Silva ? Il a consulté le célèbre Marabout de Chateau Rouge, El Hadj D. C’est Yannick Noah et Claude Makelele qui lui ont filé l’adresse. Le mec est un champion du des-envoutement. Thiago est descendu incognito en métro dans le 18ème, casquette vissée sur la tête. Après la séance il s’est senti tellement bien qu’il n’a pas pu résister à l’envie de s’acheter un épis de maïs grillé. Et pour faire totalement couleur locale il a payé cash à un vendeur à la sauvette trois fausses ceintures Dolce Et Gabana. Pour sa femme et ses gosses. Un autre homme. Un jour quand il partira j’écrirai ses mémoires.

Son pote Dani Alves a décidé de porter le numéro 13. Soucieux de marquer l’histoire du club, il s’est dit qu’avoir le même numéro que Sammy Traore, ça le ferait rentrer définitivement dans la légende. Un grand. Un visionnaire.

Toujours côté droit de l’hémisphère, Thomas Meunier laisse tomber le Point Virgule pour le Camp des Loges et décide enfin de se consacrer à son vrai mêtier. Footballeur. On y gagne au change. Les blagues belges à un moment…

Romantisme encore, on va enfin se débarrasser du duo de mannequins kitchissimes Trapp-Goulart qui part s’installer possiblement dans une ville faite pour eux. Nice People.

Pour finir en musique, avec Alphonse et Gigi on tient derrière notre duo de l’année avec leur tube imparable « il faut laisser le temps au temps ». Pour une fois qu’on a deux talents qui acceptent de partager la même scène. On va pas s’en priver.

Bref je pourrais vous parler aussi des titis en mode bonhomme, du dos de Kurzawa, du spleen de Lo Celso, des doutes de Draxler, des caprices de Di Maria, de la coupe de cheveux de Markiki, des vannes de Presnel avec qui j’ai introduit ce papier car il a tout mon amour, mais la conclusion de tout ça, c’est que plus j’y pense plus j’y crois à cette C1.

Tuchel semble avoir compris pas mal de choses dans la façon de gérer notre groupe de danseuses, et n’oublions pas qu’il est allemand. Allemand putain. Ce peuple qui a mis une raclée au Brésil, qui nous a marché dessus en 1940, 1982, 1986 et 2014. Ces mecs ne doutent de rien. Alors si en plus ils parlent aussi français on est foutu. Thomas, j’ai envie que tu sois notre Hermann Spontz. Tu sais ce général allemand joué par Roland Giraud dans le chef d’oeuvre indépassable « Papy fait de la résistance ». Un général affecté à Paris et logé dans une maison occupée par une famille d’artistes, dont il tombe sous le charme, c’est tout toi. Et c’est peut être à cause de ça qu’ils vont nous ramener (enfin) la coupe à la maison.

Par contre si on pouvait s’épargner les gesticulations de Vegedream… Oxmo, Rohff, Triptik, et Flynt ont déjà tout dit. Merci.

PS : à noter que ce papier a été écrit avant la fin du mercato. L’espoir est donc permis de voir un vrai latéral gauche et un milieu défensif débarquer à Paris avant le 31 aout. Henrique, seras-tu notre génie du mal ?

Crédit photo (c) Panoramic


Xavier Chevalier

Enfin des référents

Mais qui es-tu Référent Supporters ? On tente ici de vous expliquer
les tenants et les aboutissants de ce qui se prépare au PSG.


En plein milieu du mois d’août, l’actualité du PSG se résume souvent au mercato et à la reprise du championnat pour la grande majorité des supporters.
Pourtant un événement important s’est produit, et il devrait ravir les plus impliqués d’entre nous et surtout faciliter grandement la vie de ceux qui veulent suivre notre club dans tous les stades de France et d’Europe : le PSG a enfin un référent supporters, et même deux. Le Parisien en a déjà parlé (cliquez ici).

Plus de deux ans après le vote de la loi* rendant cette fonction obligatoire dans les clubs professionnels le club est enfin en règle. L’article de loi en question s’inspire d’un dispositif demandé par l’UEFA pour les clubs participants aux compétitions européennes dans le cadre du fameux Fair Play Financier (article 35**).

*cliquez ici pour consulter la loi
**Article 35

Mais concrètement, qui connaît cette fonction et le rôle joué par ces référents supporters ?
En réalité, très peu de gens parmi les supporters à travers la France et au sein des clubs des instances et des autorités.
Aujourd’hui les choses commencent à avancer avec par exemple la mise en place d’une formation obligatoire sans compter les efforts de l’ANS.*, du ministère des sports et de la LFP pour informer et communiquer sur le sujet. Pourtant la majorité des clubs français, des groupes de supporters et même des dirigeants n’ont toujours pas une vision claire de ce qu’est sensé faire un référent et par conséquent de ce qu’il peut apporter concrètement.

*Cliquez ici pour découvrir l'ANS

Il est encore difficile de trouver de la documentation en France expliquant ce que les référents doivent faire, en dehors du livret de l’ANS dédié*.
Pour faire simple leur rôle est essentiel : ils doivent être le lien entre tous les supporters, le club et les autorités. De la simple information donnée à un supporter jusqu’à l’organisation d’un déplacement de milliers d’entre eux. Il fait entendre ce que peux demander le club ou faire remonter les problèmes évoqués par les fans… Il doit surtout anticiper les problèmes, désamorcer les situations à risque et faire en sorte que tout se déroule bien.

*Livret de l'ANS

Bref, c’est tout ce qui concerne les supporters qui passe par lui.
Pour ça l’élément essentiel est la confiance. Celle des supporters bien-sûr mais aussi des salariés du club et des autorités. Il n’est pas là pour dire ce que les uns et les autres ont envie d’entendre et surtout il n’est pas là pour appliquer la politique du club. Il n’est pas responsable des dérives des uns et des autres. C’est pourquoi il doit avoir une grande autonomie, notamment du directeur organisation et sécurité (DOS) sans pour autant s’affranchir de l’autorité de la haute direction. Car c’est bien celle-ci qui décide en dernier ressort bien-sûr.

La tâche est donc immense dans un club comme le PSG. D’une tribune active animée par le CUP et des milliers de fans, des supporters qui ont le sentiment d’être délaissés au profit des ultras ou des cibles marketing de pays lointains, des fanclubs à travers la France et le monde, des nouveaux supporters ayant besoin d’être accompagnés, de ceux en situation de handicap qui ont des besoins spécifiques…en passant par les mesures compliquant la vie des supporters imposées par les autorités (auxquelles s’ajoute la spécificité de la préfecture de Paris) ou les instances, jusqu’aux problèmes basiques de billetterie, ils ne seront pas trop de deux pour assumer tout ça. À titre de comparaison certains clubs européens ont plus de 10 personnes ayant une fonction équivalente à celle du référent.
C’est donc une très bonne nouvelle pour le PSG. D’autant plus que les deux personnes nommées ont une grande expérience et ont un réel attachement au club de la capitale :

Malik Nait-Liman a été déterminant pour permettre le retour de supporters actifs au Parc des Princes et en déplacement.
Clément Laborieux a lui été indispensable dans les relations avec le CUP (association de supporters agréée par le ministère des sports qui regroupe les ultras et leurs sympathisants).

Cela vient confirmer que le club continue de se structurer et que le Président assume pleinement son rôle face aux réticences en partie évoquées dans l’article d’Yves Leroy dans Le Parisien (refus de la commission de déontologie de la fonction publique et des mois de blocage).

Crédit photo (c) Panoramic


Ignatius Reilly

Enterrons Antero ?

Arrivé l’été dernier au poste de directeur sportif lors du grand Barnum Neymar,
je ne comprends toujours pas à quoi sert Antero Henrique.

L’homme occupe pourtant un poste central dans la politique sportive du club.


Que ceux qui ne s’intéressent qu’à la gestion des transferts s’épargnent la lecture de ce « billet ».
Car c’est ce qui est mis en avant pour évoquer le CV du monsieur, et concrètement c’est tout ce qui ressort de son activité depuis sa prise de fonction.
Et même en se bornant à la seule gestion des transferts, il est difficile de voir clairement où il a imposé sa patte.

Sur le cas du transfert de Neymar par exemple, toute la presse nous a fait découvrir l’existence du fameux Pini Zahavi, personnage incontournable dans l’opération même s’il n’est pas à proprement parlé agent de joueur. D’ailleurs, certains attribuent la nomination de Henrique à ce même Zahavi. Celui-ci aurait imposé son embauche au club…
Quant au transfert de Mbappe il n’apparaît pas non plus comme le grand artisan de ce qui restera le vrai coup de maître de l’été dernier.

Être celui qui structure ce lien

Pour revenir au questionnement initial, la gestion du centre de formation, souvent évoqué dans la presse, ne plaide pas en sa faveur.
Premier constat : le lien entre les titis et l’équipe professionnelle a été inexistant la saison passée et deux gros potentiels se sont résignés à aller chercher ailleurs ce qu’on ne leur offrait pas à Paris. L’entraîneur de l’époque a sûrement une part de responsabilité importante mais il appartient au directeur sportif d’être celui qui structure ce lien.

Il faut dire que l’envie de se débarrasser d’Emery de la part d’Henrique a souvent été évoquée et si cela est vrai, on imagine facilement que la relation n’a pas été simple et s’ajouterait au bilan négatif du bonhomme. Bilan négatif qui se situe bien sur l’organisation mise en place au centre de formation. Ce dernier connaît un turnover important alors que les bons résultats s’enchainent ces dernières années, ce qui lui confère une très bonne place dans le classement des centres en France. Incompréhensible donc.

Certaines langues se sont déliées récemment venant confirmer cette impression.
En espérant que le retour de Bertrand Reuzeau dans un nouveau poste de responsable des directeurs au centre de formation ne va pas complexifier les choses. Mais soyons honnête, ça ressemble à une reprise en main au dépend d’Henrique…

C’est la fin d’une histoire ?

Malgré ça, on pourrait mettre à son crédit la fin de l’hémorragie des départs et la signature de nombreux jeunes cet été dont le très prometteur Yacine Adli, annoncé à tort partant pour Arsenal. Mais à bien y regarder de plus près, on a surtout l’impression que ce faux départ est plus la conséquence d’un vent de panique, que le fruit de négociations planifiées et organisées.

Et même si ce n’est pas avéré à ma connaissance, on entend beaucoup parler du fait que les noms des représentants des joueurs déterminent plus ces choix que la question sportive ou celle de l’intérêt du PSG.
Ce qui pourrait expliquer de nombreux désaccords relayés par les media, entre Antero et la direction. Le traitement de certains dossiers laisse penser que c’est la fin d’une histoire qui à mon avis n’a jamais commencé.

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de Thomas Tuchel avec un profil de Manager, là où Emery était juste un entraîneur, peut nous laisser espérer que la situation va nettement s’améliorer ! Encore faut-il avoir enfin un peu de stabilité.

Crédit photo (c) Panoramic


Ignatius Reilly

Neymar, enfin parisien

On a coutume de dire que dans le football, tout va très vite.
Force est de constater que pour Neymar Jr., ça va encore plus vite que les autres.
Que ce soit dans le jeu ou dans son comportement, difficile de le suivre.
Ce qui en fait un personnage unique, une rock-star, un joueur parfait pour le PSG.

Il y a un an, un siècle, une éternité, Neymar Junior signait au PSG.
Neymar, le rêve impossible devenu réalité. La danseuse étoile enfin dans l’Opéra de Paris.
Une explosion thermonucléaire dans le monde du football moderne. Un gigantesque bras d’honneur orchestré par le Qatar. Une grosse tarte dans la tronche du Barça. Bref un kiff.
Sauf que le conte de fée s’est transformé depuis cet été en Black Swan option galipette.

Neymar et sa Seleção se sont fait sortir en quart du mondial par une Belgique courageuse et un peu chanceuse avouons-le. Mais surtout Neymar a fait du Neymar. Des dribbles, des dribbles, des dribbles et encore des dribbles. Un but aussi, puis un deuxième, et une coupe de cheveux, mais surtout des roulades interminables suite à quelques fauchages souvent sanctionnables. Rien de surprenant pour nous parisiens. On connait la musique. Il a toujours été coutumier du fait. Et pas seulement à Paris.

Neymar ne peux pas demander d’autorisation pour passer un joueur, alors il le dribble, le provoque, c’est son jeu. Les fautes existent, innombrables, comme pour aucun autre. Parfois très dures, d’autres moins… Mais le réflexe est là. C’est du cinéma, certes, mais aussi une auto-défense acquise au cours d’une vie où son style de jeu et son gabarit l’ont toujours plus exposé que les autres à la violence de l’adversaire. Il a fait le choix de rester fidèle à son football quitte à devoir utiliser la simulation comme protection. Beaucoup de joueurs le font, mais comme souvent, chez ce garçon tout se voit plus. Oui, Neymar simule. Quel est le problème ?

La précieuse ridicule version 2018

Sauf que les réseaux sociaux du monde entier ont repris et détourné ces images pour se farcir notre diva en le faisant passer pour un clown. Voir pire. Pour la précieuse ridicule version 2018.

Bizarrement ça choquait moins le microcosme du football lorsqu’il officiait ailleurs qu’à Paris. D’ailleurs dans son précédent club, il y avait compet dans le genre avec son partenaire uruguayen, plongeur et cannibale. Mais on préférait alors parler de la meilleure attaque du monde. Bref.

La bonne nouvelle dans tout ça c’est que pour la première fois de sa vie de footballeur, voir de jeune homme, Neymar est passé du côté obscur de #LAFORCE (elle est pour toi Presnel). Le prodige n’est plus considéré comme l’exemple à suivre. Il est le vilain, le tricheur, la pleureuse, le looser. OUI LE LOOSER.

Fini les campagnes coca cola et brosse à cheveu, fini les gosses trop gras avec le maillot floqué Junior, fini les filles faciles et les WE en hors-bord sur la côte d’Azur avec sa clique de sangsues.
Le mec n’est plus l’homme sandwich idéal. A défaut de gendre.

Notre génie du mal est de retour

Non. Neymar est devenu un connard. Un connard parisien s’il vous plait. Neymar LE CONNARD. C’est tant mieux.
Et si il était enfin l’un des nôtres. Un mec détesté, sifflé, arrogant, provoc’, riche, beau, talentueux. La définition même du parisien. L’ennemi à abattre.

En fait il n’a jamais été aussi parisien que depuis que tout le monde lui crache à la gueule. Je serais pas étonné de le croiser au Café de Flore en terrasse au soleil ou à chiner des livres chez les bouquinistes de la Rive Gauche la saison prochaine. Il emmènera son gosse blondinet voir le guignol du Luxembourg, se fera une petite grille à l’hippodrome de Vincennes le week-end avec ses potes et fêtera le 14 juillet et la C1 au bal des Pompiers de la rue Blanche avec Madame.

Neymar sera sifflé, conspué, dans tous les stades de France et de Navarre, partout. En Europe aussi. Il fera sa rentrée dans un effectif ou certains de ses coéquipiers arboreront l’étoile qui lui était promise. Il devra faire face à un nouveau coach avec qui la cohabitation risque de faire des étincelles. Le terrain est miné, l’avenir est sombre, l’enfer lui est promis. C’est parfait. Car nous le tenons enfin, notre Anakin JR. Celui qui dans le chaos nous emmènera à la consécration suprême. En Mai 2019, à Madrid bien-sûr, car les méchants dignes de ce nom ne savent finir leurs oeuvres qu’en apothéose. Nous l’attendions notre génie du mal. Te voilà enfin chez toi Neymar JR.

Alors préparez les mouchoirs. Avec Kylian et Edinson ils formeront le trio parfait. Les 3 chevaliers de l’apocalypse. Un truc de légende. Le bon, la brute et le truand.

Ce texte a été écrit avec la complicité de Nico Polly – Photo (c) Panoramic


Xavier Chevalier

Le Duc

Pour mon deuxième sujet je reste à contre courant de ce qu’on peut lire ou entendre. S’il y a bien un joueur du PSG FC décrié à l’heure actuelle c’est bien Adrien Rabiot.

À mon avis on est beaucoup trop sévère avec lui (comme avec tous les titis à des degrés différents).
Certes, il y a des raisons objectives d’être critique quand il fait un match moyen, quand il communique mal ou quand il refuse d’être réserviste, mais il faudrait quand même relativiser.
Déjà quel kif d’avoir un tel joueur sorti du centre de formation et supporter du PSG de surcroît !

Alors sur le sujet de l’équipe de France, ou plutôt de la sélection de Deschamps, j’assume ma subjectivité et je le soutiens à 200% !

Il y a quand même des arguments objectifs en sa faveur… Au départ on peut lui reprocher ses prestations en équipe de France mais si on suivait les explications vaseuses de Deschamps et s’il les appliquait,  alors de nombreux joueurs ne seraient pas en sélection. Certains n’ont pratiquement pas joué comme Nzonzi, choisi à la place de Rabiot… 2 matchs en équipe de France et une saison à 27 matchs (plus de 40 pour Rabiot), comment comparer ?!
Mais surtout, on oublie vite qui est DD, ce qui pour des supporters du PSG est quand même un comble !

Car il est évident qu’Adrien n’a pas de problème avec l’équipe de France mais avec DD… Et ce n’est pas le seul.
DD le marseillais qui est de toutes les magouilles depuis l’ère Tapie !
Alors comment peut on être supporter parisien et prendre partie pour ce type ?!

Mais revenons aux explications de DD pour faire une comparaison avec Paul Pogba dont je ne remets pas les qualités de joueur en cause. On ne peut pas dire qu’il sorte d’une saison accomplie en club où il a été écarté quelques temps par Mourinho. En équipe de France, on attend toujours qu’il devienne un titulaire indiscutable car s’il l’est, c’est plus une volonté du sélectionneur qui le lui permet, que ses performances individuelles.

Si on devait appliquer les mêmes reproches de DD à l’encontre de Rabiot, qu’à un Pogba qui est sensé avoir plus d’expérience et plus de responsabilités en ajoutant la question de la nouvelle animation de jeu mise en place récemment (si on peut parler de jeu avec DD), le profil de Rabiot est beaucoup plus intéressant que celui de Pogba !

Avec une sentinelle qui ne participera pas au jeu offensif (ce qui change la donne pour Kanté au passage comme l’a expliqué très bien M. Roustan dernièrement) et la nécessité pour les deux 8 du milieu à 3 de venir parfois apporter des solutions sur les côtés pour ne pas laisser les latéraux s ‘enfermer seuls, la donne à complètement changé !

Là où un Kanté et un Tolisso (je le hais mais soyons honnête) savent le faire, Pogba reste beaucoup plus axial alors que Rabiot est capable d’apporter ces solutions. Il est aussi capable de beaucoup permuter avec les autres milieux comme le demandait le système d’Emery.

C’est pourquoi les déclarations de DD sont bidons. J’espère bien-sûr que Pogba montrera enfin tout le potentiel que les spécialistes nous vendent depuis maintenant un moment mais qu’on attend toujours (pas contre l’Australie mais dans des grands matchs). Et pour DD, les supporters parisiens savent qu’on peut gagner une compétition internationale sans grand entraîneur ;).

Mais revenons à notre préoccupation principale, le PSG.

Adrien a une marge de progression importante et grâce à Emery il a beaucoup progressé offensivement et dans l’impact. Certains pensent le contraire alors que dans les faits il n’est réellement titulaire que depuis cette saison et on lui demande plus offensivement depuis le départ de Matuidi.
Quand on compare à Marco Verratti qui est titulaire depuis bien plus longtemps, il y a plus de sévérité avec Rabiot.

Il y a bien un problème de régularité mais au même âge Marco a fait moins de matchs pour des stats pas vraiment meilleures… pour continuer dans la comparaison, on parle souvent du refus d’Adiren de jouer en 6 (il a très souvent occupé le poste pourtant) mais n’est-ce pas ce que Marco a fait avant lui ?!

Le fil rouge des critiques que subit notre jeune titi, de l’acharnement sur sa Mère dans son rôle d’agent (je serais joueur je l’embaucherais !) ou sur son positionnement, c’est bien les négociations de son contrat.
Si on décortique les négociations de contrat de tous les joueurs du PSG, quelles différences on trouverait ?
Parce qu’il est jeune et issu du centre de formation il doit accepter et ne surtout rien demander ?!
Comme pour Coman à qui on a même pas su proposer ce que d’autres clubs lui offraient ?!

Adrien Rabiot c’est un joueur d’exception, un physique impressionnant, une technique au dessus avec la capacité de se projeter et de casser les lignes adverses. Il est à l’aise dans les redoublements de passes mais aussi lorsqu’il faut proposer des solutions devant. Aujourd’hui très peu de joueurs peuvent le faire.
L’exigence du milieu de terrain moderne suppose de ne plus etre confiné à un rôle de 6 ou de 8. On doit alterner les deux comme le demandent les plus grands entraîneurs à des Kanté, Modric, Alcantara, Gudongan, Dembele… Xavi, Iniesta, Xavi Alonso, Gerrard ou Lampard avaient ouvert la voie avant eux.

Adrien est fait de ce bois, encore brut mais qui ne demande qu’à se bonifier. Et c’est un vrai titi parisien, supporter du PSG et attaché au club. Un jeune joueur qui est titulaire dans une équipe de stars. Il s’implique à titre personnel, en dehors des terrains, dans des actions concernant la famille au sens large. Pour avoir eu l’occasion de discuter avec lui c’est un garçon intelligent et lucide qui doit juste grandir sereinement. Ce garçon a déjà un sacré mental pour encaisser toutes les critiques et rester au PSG.
Alors on devrait tous faire en sorte qu’il reste, et surtout mieux considérer nos titis en général !

PS : je n’ai pas parlé des histoires de chichas (j’ai même lu qu’il serait alcoolique) car pour avoir connu les 90’s, nous avons gagné la coupe des vainqueurs de coupes avec des fumeurs de canabis 😉

PS bis : une grosse pensée aux contestaires qui ont suivi les jeunes à travers la France et surtout aux titis du PSG qui les suivent au quotidien.


Ignatius Reilly

A quoi Nasser

Cela fait un moment que l’apparition du « Virage » dans le paysage numérique des supporters du PSG FC m’a donné envie d’écrire sur notre club.
Mais c’est surtout ma consternation devant l’accumulation de commentaires, thread, tribunes libres, voire de livres à la con qui me font franchir le pas.
Lire autant de personnes expliquer comment gérer le club et gagner la LdC en alignant 3 pauvres arguments, ça peut être drôle un moment puis ça devient lassant, pour ne pas dire agaçant ! Certains s’auto-proclament lanceurs d’alerte,
d’autres nous sortent leur CV de supporter historique…

Et comme moi aussi j’ai un avis sur tout,
je vais juste ici partager mon ressenti, mon humble avis.


Et pour commencer je voudrais évoquer le sujet qui fait consensus : le Président ! Et vous savez quoi ? Je vais le défendre ! Et je n’ai pas l’impression qu’on soit très nombreux à le faire en ce moment.
Je suis toujours étonné qu’on prête à l’actuel Président Nasser tous les pouvoirs et toutes les prérogatives, le plus souvent pour le critiquer ou demander son départ.
Il n’est pas question ici de le dédouaner de ses responsabilités mais plutôt de le replacer dans un ensemble, de contextualiser son rôle.

Si on se penche sur l’organigramme, le fonctionnement du club ne fait pas vraiment de lui un président exécutif. Depuis le début de ce qu’on appellera « l’ère qatarienne » il est épaulé par un directeur général, Jean Claude Blanc et comme dans toute entreprise par un comité de direction. Côté sportif c’était Leonardo qui, comme vous le savez, est parti depuis.

La ligne de conduite paraissait claire

Le Président impulse et arbitre, en s’appuyant sur une structure déjà en place, puisque la plupart des dirigeants étaient déjà au club sous Colony Capital (voire canal plus pour certains). Au départ la ligne de conduite paraissait claire : les nouveaux propriétaires ne voulaient pas tout chambouler et laisser en place une grande partie du comité de direction qui l’était déjà. Celui qui gère réellement le quotidien est le directeur général adjoint. Pour nous supporters, ça a été la fin du dialogue et de la recherche de solution pour un retour des supporters les plus bouillants. Car contrairement à la légende ce n’est pas Leproux qui a mis un terme au dialogue mais M. Blanc (bien-sûr on sait tous que de nombreuses pressions existaient et persistent aujourd’hui).

Pour revenir à la structure dirigeante de ces premières années je pense que le principe était bon mais que le résultat n’est pas bon. On a nié le passé du club, attaqué les symboles, discriminé les supporters, sur-payé les joueurs, négligé les jeunes de la formation, augmenté le prix des places, pas pris une place importante dans les instances etc.
Je suis donc très critique envers la politique menée pendant ces premières années au niveau de la billetterie, du marketing, de la communication, de la sécurité, de l’accueil…

Beaucoup de choses semblent changer

Si je fais ce retour en arrière c’est pour vous faire part de mon étonnement de voir autant de monde tomber sur le président Nasser sans jamais faire le bilan des premières années !
Un bilan un peu grossier mais qui me semble nécessaire pour appréhender les changements en cours depuis environ 2 ans.

Car j’ai plutôt l’impression de constater une reprise en main dont le sujet le plus emblématique est le retour des supporters les plus bouillants (un sujet qui mérite d’être traité) !
Force est de constater que le président s’est impliqué fortement dans ce dossier sans le soutien de l’ensemble du club dont certains dirigeants ont apparement œuvré pour faire échouer le processus. Il a su se montrer ferme vis à vis des autorités, se mettre à dos une partie de la presse et mettre un terme à certaines dérives au sein du club puis faire respecter le PSG vis à vis de la LFP. Depuis plusieurs dirigeants sont partis, le directeur de la sécurité, le directeur de la communication, le directeur sportif…et d’autres moins exposés. Beaucoup de choses semblent changer et ce sujet symbolise selon moi cette évolution.

Il y a donc une restructuration du club et de l’organigramme dont chacun pourra estimer la pertinence mais vous l’aurez compris, pour ma part je m’en réjouis !
Les arrivées d’un nouveau directeur de la communication qui remet petit à petit l’histoire du club et les anciens en avant, un secrétaire général pour étoffer une direction dont on attend qu’elle fasse respecter le club dans les instances et qu’elle professionnalise l’administratif, un directeur sportif et maxwell qui marque la volonté de redonner une ligne directrice au club (je pense qu’il y a une erreur de casting à ce niveau mais qui peut critiquer l’initiative ?), un vrai manager à la tête de l’équipe, au centre de formation (je suis dubitatif sur certains mais on peut penser qu’un Motta est aussi là pour faire le lien avec les pros).

Nous sommes sur la bonne voie

Une deuxième décision symbolique est le non renouvellement de contrat de Zlatan Ibrahimović. On reproche souvent à Nasser sa proximité avec les joueurs et une tendance a tout leur céder mais pourtant il a su mettre un terme à l’aventure Zlatan. Et surtout soyons honnête, comment gérer la première étape du projet autrement qu’en « choyant » les joueurs stars puisqu’au début de l’ère qatarie les joueurs ne se bousculaient pas pour venir. À part le cas particulier de Neymar, on peut dire que les choses ont changé. on peut donc s’attendre à un inversement du rapport de force.

Ajoutons à cela l’évolution des infrastructures avec la rénovation du Parc des Princes, le futur centre d’entraînement. Une augmentation des revenus commerciaux. Et surtout les trophées qui s’accumulent ! Il y aussi le handball et le football féminin qui ont changé de dimension. Les différents gestes de classe envers d’autres clubs contribuent aussi à la bonne image du club (hormis L’OL mais c’est pas pour me déplaire !).
Bien-sûr, je pense comme la plupart d’entre vous qu’il y a beaucoup de chose à régler pour structurer le club mais que nous sommes sur la bonne voie.
Un audit aurait eu lieu, confirmant ainsi ce que je pense être un vrai travail d’amélioration de l’organisation.
Et si on doit continuer dans cette voie ce n’est pas d’un Nasser omnipotent dont nous avons besoin mais de l’adhésion de tous au club. Alors plutôt que de demander son départ je suis partisan d’enjoindre tous les membres du club de travailler à sa réussite !

Nous sommes au début de l’aventure, la structuration de l’organigramme engagée est pour moi le préalable pour gagner la ligue des champions. Alors laissons le temps au président d’aller au bout.
Et pour avoir connue tant de désillusions et de joies, j’aime ces défaites qui donne ce côté romantique à notre club. Notre PSG est tout simplement un club à part, qu’importe les moyens dont il dispose.


Ignatius Reilly

Oh! mon Paris-Saint-Germain

Quelle est la définition d’un grand club ? Évaluons-nous la grandeur d’une institution au gré de son ancienneté, de sa longévité au plus haut niveau, de son palmarès, des différentes disciplines sportives dans lesquelles elle excelle, de ses objectifs à chaque début de saison, de son budget, de l’aura et la renommée des joueurs qui ont porté son maillot, de l’affluence dans son stade, du nombre de ses supporters dans son bassin d’agglomération et de sympathisants dans le monde, de la quantité de maillots qu’elle vend chaque saison, de sa couverture médiatique, de son influence auprès des instances, de la haine qu’elle génère auprès de tous ceux qui ne l’aiment pas, l’indifférence n’étant pas une alternative possible ?
L’explication se trouve à l’évidence être un mélange de tout cela.


Le Paris Saint-Germain est-il un grand club ? La réponse paraît si évidente qu’il ne semble même pas utile de l’étayer. Le Paris Saint-Germain est-il le plus grand club ? A l’échelle française, la réponse est bien sûr positive, et certainement discutable. Au-delà, la réponse est évidemment négative. Sur le plan national, il paraît indéniable que le club de la capitale est aujourd’hui le plus grand. Sur une échelle historique, les arguments contraires sont recevables : il n’a jamais remporté de C1, n’a joué que deux finales européennes et n’a remporté que sept titres de Champions de France. Avec seulement 48 ans d’existence, le palmarès du Paris St-Germain sur la scène nationale comme européenne est toutefois l’un des plus impressionnants. Surtout, malgré des cycles logiques faits de hauts et de bas, il est depuis 1970 en progression vers les sommets. Certains argueront que le club est bien plus vieux que cela, remontant sa création à celle du Stade Saint-Germanois en 1904, mais là est un autre débat, sur lequel je ne souhaite pas, volontairement, m’attarder. Le record de longévité en première division française, sans jamais être redescendu à l’échelon inférieur, est une statistique que je préfère mettre en avant.

Nous ne jouons pas la même partie

L’ambition de ses propriétaires est aujourd’hui de rivaliser avec les plus grands, de se rapprocher des tops clubs européens, donc mondiaux. L’exercice fut réussi, presque avec brio, dans les années 1990 sous l’ère Canal Plus. Seule une finale de Ligue des Champions, et le Graal de la victoire, manqua à l’équation. C’est justement le dessein actuel du club de dépasser ses aînés. Pour cela il a adopté les règles du football moderne, être à la pointe du marketing, pousser les logiques commerciales à l’extrême, ratisser aux quatre coins du monde des sympathisants prêts à débourser des centaines d’Euros, de Dollars ou de Yuans pour montrer leur attachement à leurs nouvelles idoles. Ephémère temporalité. On ne peut pas lui reprocher, l’ascension vers les sommets a ses impératifs auxquels on ne peut échapper. Surtout, cette logique d’expansion est dictée par des intérêts plus grands que ceux d’un petit club de football né d’un appel au peuple parisien sur les ondes radiophoniques en février 1970. L’enjeu n’est plus d’avoir un grand club de football à Paris, mais d’en faire aujourd’hui la plus grande marque sportive mondiale, reine de l’Entertainment planétaire, vitrine glamour d’un émirat du Moyen-Orient, tout petit de par sa superficie, colossale de par sa puissance.

Le raccourci suivant est facile, mais pas totalement infondé. « Le Gang des Chemises roses » a posé il y a 25 ans les premières pierres de ce « soft power » qatari. Leur histoire est commune, n’en déplaisent aux pourfendeurs du Qatari SG. Elle s’appelle le Paris Saint-Germain Football Club. Sa propre existence, peu importe les décennies, pourrait se résumer ainsi : le Paris SG est la parfaite vitrine de Paris, de ses paillettes, de ses lumières et de sa magie, du peuple parisien, dans toutes les strates qui le compose, et de la société parisienne dans tout ce qu’elle comporte comme sphères d’influence.
Le football est une activité physique transformée en industrie économique servant les intérêts des acteurs de l’échiquier géopolitique et des différentes forces qui s’y affrontent. Le jeu football n’est qu’un prétexte parmi d’autres dans ce bal des puissants. Partant de ce postulat, nous, pauvres supporters candides de la première heure, passionnés et romantiques, n’y avons plus notre place, à moins de fermer les yeux et de courber l’échine, de se soumettre sans broncher. La fuite ou la résignation sont nos seules alternatives. Nous ne jouons pas la même partie. D’ailleurs, nous ne jouons pas du tout.

L’un des plus grands clubs du monde ? 

Permettez-moi d’ajouter ma petite touche personnelle à ce débat passionnant en recentrant le propos. Que doivent faire nos amis qataris, puisqu’il s’agit bien de nos amis, pour faire de leur belle vitrine l’un des plus grands clubs du monde ? Ne disons pas le plus grand, restons modeste et crédible. Quelle est l’ultime composante qui fera basculer le grand en grandiose ? Nul n’est besoin de chercher la réponse bien loin. De nombreuses voix s’élèvent parmi les observateurs les plus avertis pour la murmurer aux décideurs parisiens. Eux-mêmes l’ont décelé en implantant les prémices, mais leur gestion hâtive et maladroite n’a pas encore fait balancer le navire du bon côté. Les derniers trop nombreux exemples en date, que nous ne citerons pas, sont plantés là comme des mines en pleins déserts. On se demande comment elles sont arrivées. On aimerait les éviter. Mais on ne peut plus en faire abstraction. Toutefois des chemins parallèles sont toujours envisageables, il suffit d’emprunter la bonne carte afin de revenir sur le bon itinéraire.

L’amoncellement de compétences, sur un terrain comme en dehors, ne suffit pas à gravir tous les sommets. L’exercice en serait trop facile. Quel est ce composant miracle, base de tous les succès, mais que n’arrive pas véritablement à cerner même les plus habiles dirigeants de notre club ? L’ingrédient seul ne suffirait pas, mais bien dosé il sera certainement celui qui fera la différence. La solution apparait presque comme une évidence. Cette force qui permet de voir loin tout en regardant tout près. Les amoureux du Paris Saint-Germain, ceux de 1970, de 1980, de 1990, de 2000 et leur petits frères de 2010, ceux-là doivent être et seront la clé de la réussite.

Think global, Act local

Certains appellent cela la fibre populaire, d’autres l’exposent en parisianisme. Tous s’accordent à dire que cela ne s’achète pas. Au mieux il est possible de la propulser, puis de l’entretenir. Faut-il encore y accorder un minimum de considération, pas en vaines promesses de communication, mais en actes délibérés et avérés. De vagues souvenirs universitaires me reviennent en tête. L’énoncé est limpide : « Think global, Act local ». Le local comme base de l’essor mondial. La base, c’est celle que l’on solidifie avant de poser ses autres cartes. Sans fondation, le château ne peut pas tenir bien longtemps. L’édifice qatari est tout l’inverse. Il consolide les ramifications mais peine à reconstruire les bases qu’il avait lui-même commencées par détruire, prolongeant l’œuvre de son prédécesseur. Les premiers échafaudages ont été implantés, le bâtiment commence à prendre forme, mais attention aux premières fissures démontrant la fragilité de l’ensemble. Le travail de consolidation est à poursuivre. Les fondations doivent être entières.

Seul le peuple Rouge et Bleu réuni, unifié et solidaire apportera cette touche finale que recherche les Qataris depuis leur reprise du club. Ces bâtisseurs de l’ombre ne le feront pas pour l’Emir, le but recherché n’a pas besoin d’être commun. Ils le feront pour eux, pour se sentir exister et ne plus être les spectateurs d’une mascarade diplomatico-capitaliste. Ils le feront par envie, par passion et par amour. Ils le feront parce que le Paris Saint-Germain est pour eux plus qu’un assemblage de stars du ballon rond. Ils le feront parce que le Paris Saint-Germain est tout. Ils le feront parce que le Paris Saint-Germain, c’est eux, aussi, un peu. Ils le feront parce que les dirigeants auront compris que pour être le plus grand, il faut « être », tout simplement.

« Think global – Act Paris Saint-Germain 1970 ».


Benjamin Navet

Gigi à Paris !

« Pas de grande équipe sans grand gardien ».
L’adage est bien connu mais n’en est pas moins vrai.

Les avis divergent parmi les supporters, pourtant il est flagrant pour moi que la priorité cet été doit être de prendre un grand gardien.
Bien sur un milieu et des latéraux doivent aussi être recrutés,
mais pour ce mercato, c’est un gardien qu’il nous faut !


Quand je dis un grand gardien, je parle du genre de gardien qui rassure sa défense, amène une confiance à l’équipe entière et fait peur aux attaquants adverses.
Soyons clair, ni Aréola, ni Trapp n’ont le niveau ne serait-ce déjà que de leur prédécesseur. Le grand Salvatore Sirigu, jeté comme une veille paire de gants usagés que ce soit par le club ou par une partie des supporters…

Les mêmes surement qui disaient qu’il était trop juste pour la LDC, mais qui souhaitent garder Aréola aujourd’hui… Va comprendre…

Voilà une occasion de rêver plus grand

Puisque nous parlons de gardien italien, voilà où je voulais en venir. Je lis ce matin que les médias italiens annoncent que l’immense Gigi Buffon va quitter la Juventus et souhaiterait une expérience à l’étranger. Que parmi les trois pistes citées (Real, Liverpool, PSG), c’est la ville lumière qui serait la piste la plus plausible.

Délire journalistique ou vraie info, peu importe, voilà une occasion de rêver plus grand !

Gigi Buffon au PSG, la voilà l’idée de l’année !!! Une excellente image mondiale, un joueur et un homme respecté par tous les joueurs. Mais surtout un niveau sportif toujours parmi les meilleurs du monde. Si il pouvait venir faire une pige, le temps de préparer la venue d’un Oblack par exemple… tout en gardant un Aréola qui je pense pourrait accepter d’être la doublure, puis le successeur éventuel, d’une légende.

Dino Zoff, champion du monde à 40 ans

Lors du dernier match de Motta au parc, ils ont diffusé sur les écrans des messages de sympathie de plusieurs joueurs que Motta a connu durant sa carrière.
Les anciens parisiens (Zlatan) furent acclamés alors que ceux d’autres clubs furent ignorer (Milito) ou sifflés (les barcelonais).
Le seul joueur qui n’a pas porté le maillot du PSG mais qui a été acclamé par le Parc, ce fut Gigi Buffon… quelle belle image de le voir terminer sa carrière sous le maillot parisien. Et pourquoi ne pas après le voir intégrer le staff technique ?

Certains esprits chagrins, bien français, me parlent de son âge. Mais à 40 ans je vous rappelle, ou vous apprend, que Dino Zoff devenait champion du monde.

Entre un Buffon « gratuit » et un Oblack à 100 M€, avec toujours cette menace du FPF, cela pourrait représenter une belle occasion.

Son capital sympathie est énorme

Que ce soit sportivement, financièrement, ou pour des raisons marketing, Gigi se présente comme la meilleure des solutions.
Sportivement, même si il n’est plus à son sommet il reste un des meilleurs gardiens au monde. Son professionnalisme n’est plus à démontrer et ce serait un tel exemple pour tout l’effectif. Cependant il ne jouerait probablement pas tous les matchs et si Aréola acceptait de rester, ce serait pour lui l’occasion d’apprendre énormément auprès de la légende italienne. Financièrement cela pourrait être doublement avantageux. Buffon est gratuit et si Areola progresse il pourrait devenir le gardien du futur pour le PSG.

Niveau marketing, qui peut se targuer d’avoir une aussi belle image au niveau mondial ? Combien de fois n’ai-je pas entendu et lu la tristesse des gens de voir qu’il ne disputerait pas un dernier mondial ou qu’il ne gagnerait jamais la ligue des champions ? Son capital sympathie est énorme et cela collerait tellement bien à l’image du PSG. Glamour et paillette comme avec Beckham mais le niveau sportif en plus.

Et puis une colonne vertébrale Buffon, Silva, Neymar, Cavani, ça ne vous fait pas rêver vous ?


J.J. Buteau