Nous serons plus fort en février avait prédit notre « berger »
(cf épisode précédent : Lucius Enriqué, notre berger | Virage),
et ce fut vrai en 2025. Est-ce que cela sera encore valable en 2026 ?
Depuis dimanche dernier et l’historique branlée fessée sodomie équarrissage humiliation infligée à l’OM, cela semble plutôt bien parti.
« Demain matin, nos supporters auront la banane » déclare notre ballon d’or. Mais mon bon Ousmane, ce n’est pas le fruit, mais le bananier entier que nous avons ! De quoi tenir des mois de bonheur ! D’ailleurs nous venons de fêter les un an du 4-2 contre City, là où tout a commencé. Depuis, ce n’est que douces mélodies à nos oreilles, jusqu’à cet escalier pour le paradis du 31 mai 2025.
Depuis ce jour béni, nous flottons dans l’air, nous ne touchons plus sol. Rien n’est plus comme avant. Rien ne peut nous atteindre. Nous avons atteint le Nirvana. Des faux pas en ligue 1 ? Des barrages non évités en LDC ? Eliminé par le PFC en coupe de France ? Nous restons zens. Une défaite au Vélodrome, la première depuis 14 ans ? Pas grave Ousmane est ballon d’or. Les livreurs vont rêver, ils vont s’imaginer une vie de champion, leur chute n’en sera que plus dure pour eux. Et c’est nous qui les envoyons sur l’autoroute de l’enfer. Jouissif. Remercions les cieux d’être supporters du PSG. Et remercions-les aussi de ne pas être supporters de l’om.
Nous les aimons tous (même Beraldo)
A chaque match nous voyons des actions de grande classe, nous avons des joueurs qui forment un vrai groupe, avec une mentalité irréprochable, nous les aimons tous (même Beraldo). Même lorsque les matchs sont plus difficiles, nous l’acceptons. Et cette saison nous avons souffert sur le terrain quasiment à tous les matchs. Pas de matchs faciles, mais nous le savions. Cette maudite et mal née coupe du monde des clubs, nous l’avons chèrement payé en ce début de saison. Mais l’équipe va, espérons-le, retrouver toutes ses forces vives et la volonté qui a fait de nous LES champions d’Europe. Profitons de chaque match, jouissons mes amis.

Super-coupe d’Europe aux tirs au but, Re-belote en Coupe intercontinentale, et dix de der avec un trophée des champions au bout du suspense. Ce dernier, pourtant le moins important des trois aura une place particulière dans les mémoires. Bien sûr pour la joie d’ajouter une quatorzième coupe du genre dans notre vitrine, mais surtout grâce à la cruauté du scénario pour nos adversaires. Enfin ! Enfin ! Enfin un trophée ! Depuis la prestigieuse coupe de la ligue en 2012, après tant d’année de misère et de coups bas, ils l’ont leur trophée, ils peuvent le toucher ! Et contre le PSG en plus ! Bonheur suprême ! Et puis… Ramos surgit, encore une fois à la fin de la fin du temps de jeu pour leur reprendre des mains. Non les marseillais, vous n’avez pas droit au bonheur.
Ils se voyaient déjà gagner le titre
Mais à l’image d’un monstre de film d’horreur de série B, même laminé, noyé, haché au mixeur, coupé en morceaux, brulé, jeté au fond d’un ravin sans fond, le marseillais arrive encore à l’ouvrir… « Nous avons regardé le Champion d’Europe dans les yeux » (on se console comme on peut). Ils se voyaient déjà gagner le titre, j’en ai même entendu qui rêvaient de faire la même chose que nous en Ligue des Champions la saison dernière. Ah qu’ils sont drôles. Et depuis ? Et bien début d’année 2026 de cauchemar pour eux. Liverpool ? la fessée était prévue (sauf par eux), puis la déroute totale à Bruges et une élimination, la plus hors du temps de l’histoire. Ensuite ? De nouveau un ascenseur émotionnel à Jean Boin (2-2). Votre serviteur présent au stade pour une belle dose de bonheur par procuration. Une victoire contre Lens (qui nous arrange grandement, merci l’om !) va de nouveau les bercer d’illusions.
C’est dans cet état d’esprit que le plus grand club de la région PACA se présente au Parc. Une victoire et il reviennent à six points de nous. Une défaite et les deux premières places s’éloignent pour eux et même un Lyon moribond en début de saison peut leur prendre la troisième place.
La quatrième place les obligerait à disputer deux tours préliminaires en août. De quoi plomber une saison. Comme l’avait fait le Panathinaïkos il y a deux saisons. Mais n’anticipons pas et revenons à dimanche soir.

Le Parc est prêt, le CUP a sorti le matos, un tifo encore une fois impressionnant. Les joueurs aussi sont prêts, et vont eux aussi nous sortir une master class. Pas sûr que les cancres d’en face vont retenir la leçon. Pourtant, ils vont en prendre une belle et une cinglante.
Petit pont de Névés en mise en bouche. Suivi d’un délice d’ouverture de l’extérieur du pied de Doué pour le turbo Mendès, qui la donne parfaitement à Dembélé qui clôt cette magnifique action. Joie. 1 – 0
La suite ? Un Parc qui chambre Balerdi le capitaine abandonné d’un navire phocéen fantôme. Balerdi. L’imposteur qui a fait croire à tout le monde qu’il était footballeur. Faire du cinéma, provoquer, râler après l’arbitre, donner des coups, oui ça il sait faire. Jouer au foot par contre… A la naissance il avait le choix entre la nationalité de Maradona ou son talent. Il sera donc argentin.
LA reprise de volée parfaite
Bref, le Parc est en train de chanter « Balerdi est une salope » (Insulte misogyne ? Raciste ? Homophobe ? LGBTphobe ? Duconphobe ? Sardinophobe ? Je ne sais plus…) quand celui-ci tente une intervention et la rate. Dembélé prend le ballon. Il fixe et élimine le grintabob en mousse de la pampa, puis efface un Médin(ul) planté au sol avant d’envoyer un missile sous la barre. Explosion. Le match est plié et la paire de « Boludo » Balerdi/Medina humiliée. Ce n’est ni un malambo ni un tango mais notre ballon d’or les a fait danser. Jouissance. 2 – 0
Ah Balerdi. Mon Balerdi qui d’habitude nous met toujours un CSC. Et bien cette fois c’est son compatriote qui porte le short comme un string qui va lui voler la vedette, et y aller de son petit CSC d’une tête molle pour envoyer le ballon mourir au fond des filets. Rires. 3 – 0
Que dire de ce qui arrive. Cette balle en cloche mais diabolique de précision de Dembélé pour Kvaratskhelia, qui va exécuter LA reprise de volée parfaite. Celle qui figurait sur les pochettes Panini. Celle que l’on rêve tous de faire un jour. Extase. 4 – 0

Mais il n’y a pas que les buts pour faire monter le plaisir. La caresse de l’extérieur de Barcola pour soulever le ballon au-dessus d’un Weah glissant comme un libérien sur un bobsleigh, c’est une œuvre d’art de plus dans notre musée personnel. Certains disent que Weah glisse encore… Petit dernier plaisir avec le retour de Lee. Qui y va de sa spéciale pour donner à cette soirée des allures de festin de Pantagruel. De son pied gauche de ballon d’or, il envoie De Lange en enfer. Et tout un club avec lui. Plaisir. 5 – 0.
Prendre le 27 de Pastore
J’ai gardé la poire pour la soif, ou devrais-je dire l’ultime gâterie de la soirée. Les premiers pas de DRO. Ce gamin a l’air d’avoir l’insolence de la jeunesse. Prendre le 27 de Pastore, c’est déjà quelque chose. Mais rentrer et faire à son tour danser un Højbjerg et le faire ressembler à un vieil ours en fin de vie, prêt pour l’hallali c’est une déclaration. Ce gosse va nous faire rêver je le sens. Je l’aime déjà. Amour.
5 – 0 Plus grand écart jamais vu dans un match entre l’om et le PSG ! Un nouveau record pour nous, et pour eux.
Encore une fois, savourons ! Enivrons nous ce cette mélopée si douce de la victoire, de ce concert de louange, de cette mélodie du bonheur qui nous porte depuis un an. Notre berger est devenu chef d’orchestre, nos artistes sont de retour, et son prêt pour nos offrir un grand final ! Alléluia et Rhââ Lovely !
« Soyez heureux mes frères, profitez de ce bonheur, le meilleur est à venir. »
(Lettre de saint Luis Enrique aux parisiens) – Chapitre premier, verset 2, psaume 5
PS : On me dit que ça joue encore à Lisbonne, coup-franc pour le Benfica…


