Alioune Touré

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« Allô c’est Luis, ça te dit te venir à Paris ? » : cet appel de Luis Fernandez, un matin de l’été 2002, le natif de Saint-Denis s’en souvient parfaitement. Alioune Touré, 23 ans, s’engageait quelques jours plus tard pour 5 ans avec le Paris Saint-Germain.
Après l’INF Clairefontaine, Nantes, Manchester City, « la Tour » devenait Parisien au côté d’un certain Ronaldinho. Le Parc allait aussi lui dédier un chant,
rapport à sa pointe de vitesse…


Avant de nous rejoindre dans un café parisien, il a tenu parole :
passer chez sa mère récupérer quelques souvenirs Rouge et Bleu. Place aux confidences.


De Saint-Denis à Clairefontaine

Je suis né à Saint-Denis dans le 93, j’ai 5 sœurs, 3 grandes, 2 petites, je suis le seul garçon de la fratrie. Je suis arrivé au foot car j’étais très turbulent, je bougeais partout. Mon père m’a inscrit à Villeneuve-La-Garenne, j’avais 7 ans. 1ère licence, on avait un maillot orange, comme la Hollande, j’adorais ! J’avais foot tous les mercredis.

Ensuite, on a déménagé dans le 95, j’ai changé de club : Saint-Leu-La-Forêt. C’est là que je me suis vraiment passionné pour le foot, Olive et Tom tout ça. J’étais à fond, avec mon ballon 24h/24. Je mangeais foot, je respirais foot, je dormais foot…

Un jour, Saint-Leu reçoit une convocation pour les sélections de l’INF. J’avais 13 ans. Mes parents me disent : « ça commence à devenir sérieux ton football ». Mon père nous emmène avec 3 autres coéquipiers. Quand on arrive à Clairefontaine, je suis émerveillé par les terrains. C’était magnifique, extraordinaire, on avait le sourire jusqu’aux oreilles. La pelouse, elle était exceptionnelle. Nous, à l’époque, on jouait encore sur les terrains rouges, stabilisés. Je courais déjà vite, mais là sur cette pelouse, je m’envolais (sourires).

Au départ, on était, je ne sais pas combien, peut-être 1000. Ils en gardent 25. Et sur les 25 de notre promo, on est 15 à être devenus pros. Nicolas Anelka, Louis Saha, Philippe Christanval, Sébastien Piocelle, Yves Deroff, etc. On a passé 3 ans ensemble (1992-1995).

En chambre avec Nicolas Anelka

Il était le 1er de la liste alphabétique, moi le dernier. Pour les chambres, ils prenaient le 1er et le dernier de la liste, et ainsi de suite. Donc on se retrouve ensemble. Comme il était n°9, moi ailier, on s’entendait bien sur le terrain. En dehors aussi. Avec Louis Saha on formait le trio d’attaquants. Nico Anelka, il avait un an de moins que nous, mais des qualités exceptionnelles. C’était un finisseur, il ne loupait pas beaucoup d’occasions.

Tous les jeunes rêvaient de signer au PSG, mais les bruits de couloirs disaient que c’était un club de stars, pas fait pour les jeunes. J’étais suivi par Auxerre, Monaco, Toulouse et Nantes. J’ai choisi Nantes, avec Coco Suaudeau qui m’a lancé en D1, et Claude Makelele, mon parrain. L’année où j’intègre le centre de formation de Nantes, à 15 ans, je perds mon père. Depuis, chaque fois que je mets un maillot, je pense à lui. C’est lui qui m’a inscrit au foot.

En 2002, Nico quitte Paris pour Manchester City, je quitte Manchester City pour Paris. Je n’ai pas ressenti, en tout cas on ne me l’a pas fait ressentir, être une monnaie d’échange dans le transfert. J’étais international espoirs, Luis (Fernandez) m’a dit : « Paris, maintenant c’est le club qu’il te faut : pour grandir, pour progresser ». Mais ça, j’y reviendrai plus tard.

1er aux tests de vitesse

4’8’’ aux 40m. J’arrivais toujours 1er aux tests de vitesse. Enfin presque. Un jour, j’étais à Clairefontaine avec l’équipe de France Espoirs, Franck Le Gall (actuel médecin des Bleus, ndlr) vient me voir : « Alioune, Alioune il y a quelqu’un qui t’a battu ! » Si je me rappelle bien c’était Soufiane Koné, un U18, qui jouait à Nancy.

J’allais vite, mais il fallait que j’apprenne à maîtriser cette vitesse… Le changement de rythme, de direction, le travail d’appuis. Apprendre à accélérer, à décélérer comme une voiture.

En U17 à Nantes, le coach insistait : « Alioune, il faut que tu gères tes efforts ». Parfois le souci, c’est que comme j’allais vite, mes partenaires oubliaient que j’étais aussi un footballeur. On me disait « Alioune, accélère, accélère ! ». C’était un peu Alioune, on veut voir sa pointe de vitesse. Mais moi aussi je voulais jouer au ballon. Surtout à Nantes.

« Alioune Touré, c’est le sprinteur du PSG, sous les 10 secondes il va passer et aux JO il va aller… oh oh, Alioune Touré la la la la la… » : cette chanson, je l’ai entendue plusieurs fois au Parc. On disait aussi que j’allais tout droit. J’étais rarement titulaire. Quand je rentrais, je voulais tellement montrer. J’y allais à fond. Je voulais semer les défenseurs. J’avais fait de l’athlétisme petit, mais je sentais que sans ballon, ça n’allait pas le faire.

« Allô c’est Luis, ça te dit de venir ? »

En 2002, comme chaque année, je pars au Sénégal pour recharger les batteries. Chaque intersaison, je me faisais une semaine de prépa athlétique avant la reprise. Encore plus là, je sortais d’une saison quasi blanche à Manchester City.

Un matin, je reviens de courir sur la plage, je suis tranquille en train de boire un thé et là coup de fil de Pape Diouf, mon agent : « Luis va t’appeler“, moi “Luis qui ? » Pape : « Luis Fernandez, il faut que tu décroches ». On raccroche, mon téléphone sonne : « Allô, c’est Luis, ça te dit de venir à Paris ? » Moi : « Oui, mais je suis à Manchester City, il me reste 2 ans de contrat » Luis : « C’est un club comme Paris qu’il te faut. Là, tu es encore un espoir, il faut que tu passes le cap dans un club comme Paris ». Il ajoute : « Attention, on m’a dit que tu étais sérieux, car si à Paris tu n’es pas sérieux, on sait comment ça se passe avec les amis, la famille… Si tu es sérieux, ça se passera bien ». On raccroche, après j’en parle avec Pape Diouf. J’étais déçu de ma 1ère année à City, je ne voulais pas rester là-dessus.
Pape me dit : « C’est bien pour toi, pour rebondir ». Paris, c’est un club qui me faisait rêver je ne vais pas le cacher.

Pape Diouf m’envoie les billets d’avion au Sénégal. Ils viennent me chercher à l’aéroport et je pars signer mon contrat au Parc. Il y avait Laurent Perpère (alors président du PSG, ndlr), Luis Fernandez, je visite le Parc avec eux : c’est comme dans un rêve. Je signe 5 ans.

De retour à Dakar, c’était la fête. Il me restait une semaine de vacances. C’était pendant la Coupe du monde, avec France-Sénégal (0-1). Un magnifique souvenir. Il faut profiter de ces moments.

Quand j’ai signé, je ne savais même pas que Ronaldinho allait arriver. Il nous a rejoint en stage à Jesé (Espagne). Dans l’équipe, il y avait déjà Pochettino, Heinze… Pochettino, il arrivait à 7h à l’entraînement. Un grand capitaine, un gentleman. Je découvre tout de suite que Paris, c’est un autre monde : il fallait gagner chaque week-end, tu ressens vraiment cette pression.

Ronnie, c’est un soleil

Quand il arrive, la 1ère chose qui me marque : ses cuisses, exceptionnelles ! Et sa façon d’être : très décontracté, souriant. C’est un soleil. Sa simplicité, son humilité m’ont marqué. Il ne se prenait pas la tête… A l’entraînement, tout le monde le regardait jongler. Avant la séance, Romain Rocchi, Filipe Teixeira allaient le voir : « Montre nous tes jongles, comment tu fais ». Par contre, on avait peur de faire un toro avec les Sud-Américains. Entre les Argentins, les Brésiliens, si tu te retrouves au milieu, ça peut être gênant.

Ronnie déjà il arrive, il a un préparateur physique perso. Un staff dans le staff. Dans le jargon footballistique, on parle de travail invisible. Il y en a, ils vont jouer 4-5 heures à la Playstation, d’autres ils vont apprendre une langue, d’autres regarder leur match, faire la sieste… Pendant les journées « à la carte », Ronnie venait s’entraîner le matin physiquement avec son préparateur physique : changements de rythme, de direction, dribbles… L’après midi, il travaillait les coups francs. C’est là, que je me suis dit : « il ne faut pas se fier aux apparences » de mec cool, qui aime rigoler… J’ai vu ses mollets, ses cuisses, ça tu ne l’as pas comme ça, en claquant des doigts. Puissant, rapide, technique, il avait tout. C’était un athlète et un génie.

Son vrai pote : Talal El Karkouri

Parfois il faisait des soirées il invitait les joueurs mais son vrai pote, c’était Talal El Karkouri. La maman de Ronnie préparait des plats brésiliens pour lui. Je suis heureux de l’avoir connu en tant que joueur bien sûr, mais en tant qu’homme il est extraordinaire. C’est une star, sans être une star, il ne se prenait jamais au sérieux.

Dans le bus, on lui faisait écouter « N°10 » de Booba « Que des n°10 dans ma team »… On lui disait : c’est que toi le n°10, c’est toi le patron de l’équipe.

Luis : « Allez Ronnie, fais pas la gueule ! » 

Avec Luis Fernandez, il y avait parfois des tensions. J’essaie de me mettre à la place de Luis : on attend beaucoup des joueurs talentueux, y compris dans le repli défensif. Mais en même temps, Ronnie c’était vraiment un artiste, un électron libre. Il y avait toujours du respect mais parfois on sentait la tension. Si on le voyait arriver à l’entraînement avec son bonnet enfoncé, tête basse, on savait que ce n’était pas ça (sourires). Et Luis : « Allez Ronnie, fais pas la gueule ! ».

Son match au Vélodrome (0-3, 9 mars 2003), c’était fou. Tous les grands joueurs sont là dans les grands rendez-vous. Depuis le banc, j’ai aussi vu Luis danser la samba devant les supporters marseillais. Dans le vestiaire après le match, il disait à Ronnie : « C’est ça mon petit ! Ça doit être comme ça tout le temps ». Et ils rigolaient.

Numéro 21, comme Ronnie ! Enfin presque

Quand Ronnie a récupéré le n°10 de Benarbia, j’ai pris le 21. S’il avait pu me donner un peu de sa technique avec (sourires). J’ai quand même marqué un but, à Nantes (J34, 1-1)… J’étais titulaire. Et là, 2 choses m’ont marqué : mon 1er but avec Paris, face à mon club formateur et Ronnie qui sort avant moi (73’, remplacé par Aloisio). Je ne comprenais plus trop ce qui se passait (sourires).

J’ai donné mon maillot au kiné de Nantes, l’autre, je l’ai gardé (sur la photo ci-dessus, ndlr). A Nantes, j’ai eu plusieurs blessures, dont une phlébite (6 mois) qui aurait pu mettre un terme à ma carrière. Et là, je revenais avec Paris, Ronnie, Pochettino, et je marque. Le kiné me dit : « Franchement, tu as une bonne étoile ».

Jérôme Leroy, le grand frère

Je parlais beaucoup avec Jérôme Leroy, il était calme, c’était un peu le grand frère. Il me disait : « Alioune, lâche pas, il faut que tu sois patient. Même si tu vas en CFA, essaie de te montrer. Ta chance va venir ».

Après Nantes, je me suis dit : ça y est on m’a donné ma chance, je l’ai saisie (sourires). Je finis la saison sur le banc. Luis me dit : « Tu fais la gueule ? » J’étais frustré mais c’est vrai que Fiorèse faisait la saison de sa vie, on parlait même de lui en équipe de France. L’équipe tournait bien. Et Luis me disait : « N’oublie jamais une chose. Tu fais partie du plus grand club français. N’oublie pas qu’il y en a beaucoup qui ne viendront jamais à Paris ».

En finale de Coupe de France (Auxerre 2-1 PSG, 2001), je suis 18ème joueur, en tribunes. Je me rappelle après le match, des joueurs sont allés dire à Luis : « Il fallait mettre Alioune dans le groupe, c’est notre porte bonheur » (sourires).

L’année d’après (PSG 1-0 Châteauroux, 2004) je suis dans le groupe, je remplace Pauleta en fin de match. Avant la finale, Vahid dit : « Alioune, il faut le mettre, partout où il va, il gagne, il faut le mettre sur la feuille de match ». Superstition ou humour ? On rigolait avec ça, car j’avais gagné 2 Coupes de France, le championnat avec Nantes. Là, Reinaldo s’était blessé en ½ finale. Bon, je pense que c’est plus ça qui a fait que j’ai joué.

Fiorèse à l’OM : gros coup de massue

L’été 2004, je pars en prêt à Guingamp. Le dernier jour du mercato, j’apprends que Fiorèse part à Marseille. Ça a été un gros coup de massue. Si j’étais resté, peut-être que… Mon entourage me disait : « Tu as signé 5 ans, pourquoi tu es pressé ? » Et Pape Diouf me disait : « Il faut que tu joues ». Noël Le Graët m’a un peu remonté le moral, c’est quelqu’un que je respecte beaucoup. A Guingamp, il y a ce côté humain, j’ai été très bien accueilli, les gens ont été super gentils.

L’été suivant, tout avait changé à Paris. Laurent Fournier entraineur, Pierre Blayau président, qui me dit : « On veut tout changer, on ne t’a pas fait venir ». Il me restait 2 ans de contrat, mais clairement, on ne voulait plus de moi. Nous avons résilié à l’amiable. Je suis parti sur un goût d’inachevé.

Au Portugal, à Leiria, j’ai retrouvé des couleurs. il fallait que je reparte dans un autre cycle. J’ai retrouvé de la confiance, du plaisir grâce à Jorge Jesus, qui portait bien son nom : il m’a redonné le sourire, le plaisir de jouer. Un super entraineur, proche de ses joueurs. Son idole, c’était Cruyff, on jouait en 4-3-3, au sol et en mouvement, avec 2 ailiers. Ces 2 ans au Portugal m’ont fait énormément de bien.

Anelka : « Viens entrainer avec moi » 

Là on est en 2012. Un soir, je suis chez moi à Paris, Nico Anelka, alors en Chine, m’appelle : « Je viens de reprendre l’équipe (Shanghai Shenhua), ils me proposent d’être entraîneur-joueur, tu fais quoi toi ? » Je venais de finir ma formation de préparateur mental. « Ça tombe bien, je cherche un coach adjoint » (…) « Tu as rendez-vous à l’Ambassade de Chine ». Moi : « Mais qu’est ce que je vais faire ? » Lui : « Mais t’inquiète pas, tu as connu plein de grands entraineurs ». Une semaine plus tard je récupère mon visa, et je pars le rejoindre.

C’était improbable, un peu irréel… mais sincèrement une superbe expérience. Florent Ibengue, l’actuel sélectionneur du Congo, faisait aussi partie de l’aventure. Il nous couvrait car il avait le diplôme.

La saison se passe plutôt bien. A la fin, le président dit à Nico : « Tu es prêt à être entraineur maintenant ? » Lui : « Non, moi je veux être entraîneur-joueur ». Moi, je lui ai dit : « Tu fais comme tu veux, je ne veux pas être à l’origine de ta fin de carrière… ». Il avait 33 ans, il était parti en Chine juste après Chelsea. Et là, la Juve l’appelle, Antonio Conte veut le faire venir. Nico avait encore cette flamme du compétiteur… et la Juve, ça ne se refuse pas. L’aventure à Shanghai s’est terminée comme ça. Le club a pris Sergio Batista.

Cela reste une magnifique expérience, dépaysante. On prenait des cours de chinois mais bon, c’était pas gagné ! A l’entraînement, il y avait un traducteur, Cheng, il traduisant avec un haut parleur aux joueurs. Il y avait un côté folklo mais tu sentais vraiment l’envie d’apprendre. Anelka, les joueurs le respectaient énormément. On s’est initié à la méditation, aux arts martiaux, on est allé à Hong-Kong sur les traces de Bruce Lee.

De retour en France, j’ai passé mes diplômes d’entraîneur (licence UEFA A) et suis devenu consultant pour le championnat chinois.

La Tour, bip-bip, TGV, 2Pac…

Mes potes dans le foot, ils m’appellent « La Tour ». Il y a aussi eu TGV, Bip Bip, la mobylette du 93, 2Pac… « Keep your head up ». J’en ai fait ma devise. Quelles que soient les difficultés, garde la tête haute, positif… Je suis un compétiteur mais il y a pire dans le monde qu’être sur le banc. Pas de place pour les états d’âmes. Tous les jours, je savais ma chance et je remerciais le bon Dieu de vivre de ma passion.

« Non, j’ai mes parents qui s’en occupent… »

Mon rêve ultime, c’était de devenir footballeur professionnel. Aujourd’hui, j’aimerais redonner, par exemple avoir un rôle en dehors du terrain, notamment auprès des jeunes, les accompagner. J’ai connu l’école nantaise, le PSG, des blessures, des déconvenues, des trophées, la patience, la persévérance.

A Nantes au centre de formation, les choses qu’on nous a apprises, c’est dire non ! Les éducateurs nous ont dit : « Enormément de monde va vous solliciter », il y a 3 choses à répondre : « Non, j’ai mes parents qui s’en occupent », « Non, j’ai une sœur qui s’occupe de ça », « Non, j’ai déjà un agent ».

Mon cercle, c’était mes sœurs et ma mère. Les mamans sont économes ! Elle me disait : « Ne t’achète pas de Porsche ou de grosse voiture, c’est jeter l’argent par les fenêtres ». A l’époque, je m’étais acheté un Nokia 3310, j’étais content. Mes sœurs c’était plus un peu les a côtés, le soutien moral, elles gardaient aussi les photos.

Ma phlébite au mollet, au début de ma carrière, m’a aussi fait ouvrir les yeux : ok je réalise mon rêve, mais cela peut s’arrêter à tout moment…

Je n’étais pas du genre à faire des excès. Mes excès pour moi c’était des DVD, des casquettes, des baskets. Ma mère me disait : « Ça ne sert à rien d’acheter tous ces DVD, après tu ne vas même plus les regarder ». Ma 1ère voiture ? Une 106 rouge à Nantes ! On me disait « Ne t’achète pas de grosse voiture car après il faut frotter ». Ma plus grosse voiture, je l’ai eu à 25 ans au PSG. C’était la voiture du club, une Volvo S80. Une voiture de président de la République (sourires).


Emilie Pilet
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