Le C.R. Schizo de tonton Rabiot

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C’est peu dire que je suis contrarié.
Certes, ces fins de matches là vous font dire qu’un nul 2-2 contre le grand rival, après avoir joué un football digne des heures les plus sombres de notre histoire, a comme une saveur de victoire.


Mais cette mentalité de gagne-petit ne colle plus à notre effectif qualitativement pléthorique, et au talent théoriquement capable de fermer le vieux port (encore qu’il devrait déjà l’être, pour des raisons sanitaires évidentes).
N’empêche, quelle fin de match de dingue…

Et puis merde, Rabiot Jacob étant une digne illustration de la schizophrénie, mix improbable entre un rabbin à papillotes et la réincarnation de Louis XIV, fervent catholique, il n’en faut pas plus pour que nous examinions nos glorieux guerriers sous l’angle double, Dr Rabiot, Mr Jacob.

AVERTISSEMENT : les commentaires qui vont suivre sont peut-être empreints d’une certaine mauvaise foi.

Si les aigles ne pouvaient pas voler, nul doute qu’ils seraient dotés d’une plus grande détente que celle exercée par notre gardien lors du premier but marseillais. Alphonse fait preuve d’une lenteur à se coucher digne d’une paroissienne de Saint-Nicolas-du- Chardonnet.

Tu l’as vue cette sortie à la 88ème minute devant cette buse de Bouna Sarr ? Tu l’as vue l’autorité dans ce geste et la rapidité d’exécution pour empêcher le but du KO ? Tu crois qu’on serait revenu sans Saint Alphonse ? Tu la vois la courbe de progression constante de celui qu’on a voulu reléguer au placard ?
Que ce match, et tous les précédents ouvrent enfin les yeux de ceux qui espéraient ardemment la venue de Pepe Reina (PEPE REINA PUTAIN !) à la fin du mercato estival en panic buy. Vive Alphonse.


Meunier, tu sors, ton ailier, ton ailier, est trop fort (air connu). Une capacité à se faire déborder avec autant de facilité que la baignoire d’un enfant de 6 ans qui ferait couler son premier bain, et une inoffensivité rarement observée. Ce soir, ThomMils était au grenier, cantonné aux taches défensives.

Et heureusement que le belge était là, parce que s’il avait fallu s’en remettre à la vivacité de Dani Alves, 34 printemps, pour contrer la vitesse d’Ocampos, il y aurait eu trois fois plus de débordements. Et puis si on a coutume de dire que les qualités offensives de Meunier sont inversement proportionnelles à ses performances défensives, je recommande le visionnage des quelques tacles bien sentis qui ont certes causé des corners, mais ont évité bien pire…


On ne sait même plus où donner de la tête quand il s’agit de fustiger la Kurz. Erreurs de placement défensif, check. Centres ratés, check. Débordements prévisibles et appels dans le vide, check. Désertion du couloir en phase défensives, double check. Une fois encore, l’arrière gauche parisien nous a rappelé que ce qui nous manque le plus, c’est un successeur à Maxwell, pas à Thiago Motta.

La définition de la combattivité. On peut lui reprocher mille carences techniques, et pourtant il s’est donné comme jamais, se jetant certes, mais montrant ainsi que si un joueur parisien était fier de ses couleurs ce soir-là, c’était bien lui. Et puis il est plus difficile de réussir des choses quand chacun de ses appels sont systématiquement ignorés par ses coéquipiers.


Invisible tout le match, et particulièrement sur les phases arrêtées offensives. Pas vu, pas pris.

Rappelle moi le propre du défenseur ? Ne pas se faire voir, et opérer en douce. Juste une question : tu l’as vu Mitroglouglou sur le front de l’attaque marseillaise ? Jamais.


Ah il est beau le capitaine courage, l’équipe se fait victimiser pendant les trois quarts du match, et il est en train de se cacher derrière sa position de libéro. Pas foutu de s’imposer sur les corners, mais capable de se faire griller la politesse par Thauvin, qui lui est passé devant plus facilement qu’un Schumacher des grands jours.

Forcément, pour éteindre une flamme olympique grecque, il faut au moins être deux. La coalition brésilienne a donc frappé fort pour empêcher Kostas d’exister et de nous planter un but de renard. Notre arrière garde n’a pas tremblé, la sérénité demeure leur marque de fabrique.


« Le grand avantage de Motta, c’est son jeu en une touche ». Où était-il hier ? Motta a fait plus de touches que moi quand j’ouvre mon appli Tinder, et on ne craint pas de le dire, hier soir, papy Motta a clairement fait son âge. Il y a deux ans, il aurait commis la bonne faute de pute pour empêcher Luiz Gustavo de tirer. Et quand on voit l’exclusion de Neymar, on se dit que le vice n’était pas du bon côté…

Toutes nos sorties de balle, toutes nos attaques rapides partaient de son pied magique. Motta c’est le joueur qui t’énerve en phase défensive et t’émerveille en phase offensive. Son plus grand exploit ? Toujours le même : terminer le match sans carton rouge.


Rendez-moi mon génie Verratti, par pitié ! Hier soir, j’ai bien vu un homme lui ressemblant vaguement se trémousser sur le terrain, mais quelle apathie profonde dans ses choix, ses relances ! Et surtout quel manque de combattivité. Le premier but ? Il est pour lui, il doit sortir au-devant de Luiz Gustavo. Le deuxième but ? Devinez qui est au marquage de Thauvin et le laisse tranquillement partir dans le dos de la défense ? Bingo, c’est Marco !

Non, le Gufetto n’est pas mort. Il a toujours ce petit déhanché, ce petit dribble devant la surface qui écœure ses vis-à vis. Hier soir, alors que nous étions menés, il trouve encore le moyen de ressortir le ballon proprement à l’aide d’un petit pont pour relancer toute l’équipe. Oui, il y a un PSG avec, et un PSG sans Verratti. Laisse lui le temps de revenir de blessure, et tu le verras au sommet de sa forme, humilier n’importe quel milieu de n’importe quel grand d’Europe que nous éliminerons en Ligue des Champions.


« Je suis le Roi, je fais ce qu’il me plait ». Quelques temps après avoir prononcé cette phrase, Scar mourra dévoré par les hyènes, pour avoir trop longtemps négligé son petit peuple, et péché par orgueil. Prends garde à toi Adrien, ta nonchalance et ta désinvolture ne pourront pas te mener bien loin sur les sentiers de la gloire. Tu risques au contraire de te casser les dents par manque d’implication, ou par facilité. Hier soir, c’était criant, comme sur ce deuxième but sur lequel tu penses pouvoir aisément maîtriser le débordement d’Njie. Tu lui est dix fois supérieur techniquement. Devine quoi ? C’est à l’envie qu’il t’a passé et a pu adresser son centre.

Si les sceptiques diront que Blaise nous manque, son successeur s’est bien manifesté à plusieurs reprises hier soir. Pour récupérer les ballons, Adrien est allé au charbon. Il a fait parler sa qualité de percussion et a plusieurs fois transpercé les lignes. Surtout, il délivre la passe décisive qu’il faut à Neymar pour l’égalisation. Petit Adrien deviendra grand. Très grand.


« Avant moi, il n’y avait rien ». Cette phrase n’est pas issue de la bible, mais de la bouche de Zlatan Ibrahimović, qui a plusieurs fois fait l’erreur de se croire supérieur au club. Hier soir, Neymar a esquissé les prémices d’une attitude semblable, en se laissant aller à des dribbles inutiles, péchant par excès d’orgueil, et sombrant dans la facilité. Il en a été plusieurs fois sanctionné, tant par les interventions défensives adverses que par ses propres passes imprécises. Et puis finalement, il a voulu montrer qu’il était au-dessus des lois, en se faisant justice lui-même. Résultat : une exclusion stupide, sans doute deux matches de suspension, une fin de match à dix, et un résultat nul. Alors que si le Ney consentait à jouer plus simple, à servir ses partenaires idéalement placés plutôt qu’à partir dans une litanie de dribbles, le football s’en porterait beaucoup mieux.

Faites le test chez vous : Demandez à un copain de vous suivre pendant une heure et demi et de vous mettre des petits coups dans les tibias à chaque pas que vous faites. On verra si après une heure vous n’aurez pas envie de mettre un petit coup d’épaule à cet ami indélicat. Mention spéciale et Oscar du meilleur acteur à Ocampos, qui s’écroule en se tenant la tête après un contact de l’épaule contre le torse, alors qu’il avait lui-même crocheté la jambe de Neymar sur un arrêt de jeu. Il faudra tout de même retenir que le brésilien fut, dans ce match, l’égalisateur dans une partie qui commençait bien mal. Neymar est rentré dans l’histoire du PSG, et des PSG-OM.


Rendez-nous Fabrice Pancrate ! Au moins pour voir un joueur courir tout droit et s’empaler dans le panneau publicitaire, on payait moins cher à l’époque ! Un match innommable, au cours duquel son seul fait d’arme aura été de se prendre un jaune pour contestation après avoir serré le bras de l’arbitre. Après avoir fait la misère à David Alaba, il échoue face à Jordan Amavi. J’entends d’ici les marseillais : « OH PUTAING CONG, AMAVI AU BAYERNEUH L’AN PROCHAING ! ». Tristesse. Non content de son match dégueulasse, il s’illustre ensuite en zone mixte, réclamant que les arbitres se mettent au niveau. Je ne vois pas pourquoi il dit ça. Ils se sont mis au sien ce soir.

Ouais, ouais, on pourra toujours cracher sur notre plus beau joyau, il n’empêche que chacune de ses accélérations nous donne des frissons. Et puis vous l’avez vue la main ? Si l’arbitre assistant ne sert à rien, autant l’assumer hein ! Tout ça pour nous éviter un nouveau penaltygate…


La consigne est pourtant simple : Cavani ne devrait recevoir le ballon qu’une fois en situation de frappe, et uniquement s’il peut ne frapper qu’en une touche. Au-delà, il commence à réfléchir et, à chaque contrôle, essaie de résoudre un problème de physique quantique. Pas étonnant qu’il ne soit pas foutu de réussir un dribble voire une passe dans le tempo. Ses partisans diront qu’il a beaucoup donné dans le repli défensif… Si c’est pour tout rater dès qu’on s’approche du but, merci beaucoup ! Il profite de la sortie prématurée de Neymar pour résoudre la question des coups-francs… Enfin, jusqu’au retour du Ney.

Edinson, c’est notre mal-aimé à nous. On lui demande d’attaquer, tout en étant sur un côté, d’abattre le boulot de 12 milieux et en plus de planter à chaque occasion. Inhumain. Si son positionnement sur un côté reste un mystère, il a rempli la tâche avec abnégation. Et surtout, il a montré, une fois encore, sa grinta dans les moments délicats. Sans lui, on serait repartis la queue entre les jambes du Vélodrome, et on aurait laissé la joie de la soirée aux marseillais. Un vrai parisien, ce n’est pas seulement celui qui marque un but. Ce n’est même pas celui qui nous fait gagner les matches. Un vrai parisien, c’est celui qui fait changer la frustration de camp. Tu es un vrai parisien, Edi.


Entre positif et négatif, choisissez votre position, moi je n’y arrive toujours pas.

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