Aéroport de Munich. 31 mai 2026, 23h15.
Plusieurs heures de transit m’attendent avant le retour vers Paris. Autre back to back.

il y a un an jour pour jour, j’étais déjà à Munich, mais à cette heure-là je sortais du stade. Sonné. Ivre de bonheur, j’errais sans véritable but. Mon club venait d’atteindre le sien et nos vies de supporters parisiens en seraient à jamais changées. Rien ne serait plus jamais comme avant. Le PSG entrait dans l’histoire en défonçant la porte. 5-0 cela ne s’était encore jamais vu en finale.
Samedi, le Paris-Saint-Germain est entré dans la Légende. En souffrance et au bout du suspense. Mais qu’est-ce que c’est bon aussi ! Je ne sais plus si l’an dernier je pensais revivre un jour une finale de Ligue des Champions ? Peut-être, mais en tout cas certainement pas un an après !
En effet, l’inutile et harassante coupe du monde des clubs qui s’annonçait avec obligatoirement son lot de fatigue et de blessés, nous présageait une saison bien difficile. Nous ne serons pas déçus. Objectif « serrer les fesses » pendant la première partie de saison, limiter la casse.
Après ce que l’on avait vécu j’étais prêt à tout pardonner à cette équipe. Pas de préparation, un épuisement légitime, le titre et la coupe de France avec un parcours honorable en Ligue des Champions me convenait très bien. C’était prévu, cette saison aucun match ne serait facile, et aucun ne l’a été. A part l’humiliation historique de l’OM au Parc, venant confirmer la règle. Cette finale contre les maçons d’Arsenal ne pouvait donc pas y déroger. En souffrance, mais tout en confiance, car à la fin c’est toujours le PSG qui gagne.
Combien de scénari improbables
Combien de scénari improbables avec ce groupe ? Six séances de tirs au but victorieuses consécutives !!! Dont quatre avec un trophée au bout (1) ! Donnarumma avait inauguré la série, Chevalier et Safonov l’ont magistralement et dignement perpétuée. Cet exercice qui est tout sauf une loterie. Il faut être sûr de sa technique et avoir un mental hors norme. Ça tombe bien, c’est exactement ce qui caractérise ce PSG Enriquien.
Combien de fois le PSG a-t-il remonté un score cette saison ? (2) Résilience. Le mot est à la mode et semble avoir été inventé pour ce Paris-là. Pensez donc. Encaissez un but dès le début du match face à un club qui était venu mettre devant ses buts tout le dépôt de bus à impériale de Londres, c’était le pire début de match possible ! Ça sentait bon le scénario parfait pour la meilleure défense de Premier League. Sauf que ce championnat anglais, on le martyrise depuis deux ans et depuis cette mémorable accélération de Barcola contre Manchester city, qui marquera le début de l’histoire. Ou devrais-je dire la dynastie comme certains l’espèrent ? Mais nous y reviendrons.
Mi-temps 0-1. Nous n’avons pas été bons, et je le sais comme dirait notre ballon d’or un soir de classico (3). Mais je sais aussi que l’irréel est toujours possible avec cette équipe et j’ai confiance en notre guide, notre berger. Même Saint-Thomas croit en Luis Enrique. Alors comment ne pas avoir confiance ?
Et c’est le meilleur joueur de Ligue des Champions qui va obtenir le penalty de l’égalisation. Gloire à toi ô Kvaratskhelia dont je remercie le ciel à chaque match du bonheur de te voir jouer sous nos couleurs. Ousmane notre ballondorisé exécute l’irritant Raya et fait basculer cette finale. Les parisiens chantent à faire trembler la Puskas Arena. Le vent tourne, et ça ne sent pas bon pour la perfide Albion. Et ils le savent (3).
Le bien nommé « boring » Arsenal va-t-il enfin se mettre à jouer au foot ? Ou continuer à simuler, à chouiner pour rien auprès de l’arbitre et à « gagner » du temps ? Non. Et tant pis pour eux. La tactique et l’attitude des rouges ne méritent rien, et surtout pas de gagner la Ligue de Champions. Bien sûr, le football n’est pas toujours moral, mais il se doit de se respecter, et les fameux dieux du foot le savent eux aussi (3). Ils ne peuvent pas permettre une telle infamie.
Un jour sans fin, mais au paradis
Ironie tellement évidente, comme souvent ce sont les deux meilleurs gunners (pour moi) qui louperont le cadre et nous permettront de rester au nirvana où nous sommes depuis un an. Alors qu’un autre Olympe au sud de la France nous a offert la plus belle saison de « Dallas », est-ce donc le début d’une « Dynastie » pour nous ? (Les moins de 40 ans ne peuvent pas comprendre, écrivez à Virage, on vous expliquera).
Et oui, dans l’euphorie ambiante j’entends déjà parler de triplé ! L’équipe est tellement jeune et tellement talentueuse comment ne pas y penser ? Égaler l’Ajax de maître Johan, le Bayern du Kaiser ou le Real de Zizou. Le PSG d’Enrique en est capable. Rendez-vous à Madrid sur les terres du recordman, mais dans le stade du voisin.
Munich, Budapest, Madrid. Quelle belle trilogie cela ferait.
D’ici là, profitons !!! Profitez !!! On en a repris pour un an !!! Quelle fantastique impression de vivre un jour sans fin, mais au paradis.
Et pour finir, même s’ils se taisent de plus en plus, petite pensée pour tous les anti-PSG, jaloux et autres rageux de Provence et de Navarre, sachez que plus que jamais, j’humerai avec délice le pétrichor de vos larmes.
(1) Pour le plaisir et par ordre chronologique :
13/08/2025 – PSG – Tottenham (supercoupe d’Europe)
17/12/2025 – PSG – Flamengo (coupe intercontinentale)
08/01/2026 – PSG – Marseille (Trophée des champions)
30/02/2026 – PSG – Arsenal (Ligue des Champions)
(2) Ne cherchez pas je l’ai fait pour vous. 10 fois ! Dont la moitié sur des matchs décisifs et éliminatoires :
FC Barcelona 1-2 PSG (mené 1-0)
Tottenham Hotspur FC 3-5 PSG (mené 1-0)
Olympique Lyonnais 2-3 PSG (mené puis victoire)
FC Metz 2-3 PSG (mené puis victoire)
PSG 2-2 Tottenham Hotspur FC (victoire ensuite aux tirs au but)
PSG 3-3 RC Strasbourg Alsace (revenu après avoir été mené)
PSG 1-1 LOSC Lille (égalisation après avoir été mené)
PSG 1-1 FC Lorient (égalisation après avoir été mené)
PSG 2-2 AS Monaco FC (retour au score en barrage retour)
Finale de C1 : PSG 1-1 Arsenal FC avant victoire aux tirs au but.
(3) Oui Balerdi est nul, et tu le sais.


