Dominique Rocheteau Virage PSG

Dominique Rocheteau, la rencontre

par et

Jean-Jacques, abonné à Auteuil Rouge depuis ses 18 ans (1992), fidèle du Parc depuis plus de 40 ans, s’est mis à aimer le PSG quand Dominique Rocheteau est arrivé.
Idole de son grand frère aussi, il a marqué la vie de toute la famille. Et la vie est faite de rencontres. L’ancien attaquant parisien (100 buts avec le PSG) a répondu favorablement quand nous lui avons proposé d’être interviewé par Jean-Jacques. Simplicité, générosité. Merci Dominique Rocheteau.

Vous avez 15 ans quand vous signez à Saint-Etienne. Prenez-vous tout de suite la pleine mesure de ce que représente le club ?

J’arrive dans une équipe, un peu comme le PSG maintenant, qui était la meilleure équipe française. On avait aussi beaucoup, beaucoup de supporters quand même. Pour les matches de Coupe d’Europe, toute la France était un peu derrière nous.

Donc je suis arrivé dans ce contexte-là. J’avais conscience de ce que représentait le club, oui bien sûr. En même temps, quand j’ai vraiment commencé à jouer avec les pros, j’avais 19-20 ans. Et j’avais l’impression de vivre normalement. Je me souviens, j’étais complètement… on va dire détaché de ce qui pouvait se passer autour. Je ne lisais pas les journaux. Je m’étais un peu, disons excentré, de la ville de Saint-Etienne. Je m’étais retiré à la campagne, justement pour ça, pour vivre un peu plus tranquille on va dire.

Rocheteau Virage PSG
14 avril 1977, le Forez © Icon Sport

J’ai toujours aimé la musique. J’étais un jeune de l’époque. J’avais aussi des idées assez engagées, politiquement. J’étais footballeur mais j’ai eu l’impression de vivre une jeunesse tout à fait normale. La plupart de mes copains n’étaient pas dans le foot. J’allais au lycée normalement. Et dès que je pouvais, je partais voir un concert avec eux.

Quel est votre 1er concert ?

A Paris, j’avais vu Chicago Transit Authority, c’est un groupe américain, à La Villette. J’allais voir pas mal de concerts à La Villette, Joe Jackson… Ce n’était pas forcément hyper connu. J’ai vu les gros : Led Zeppelin, les Who, mais tous ceux-là je les ai plutôt vus à Lyon. Les Animals… Cat Stevens aussi.

Pink Floyd, Eagles, America

L’été, je partais aux Etats-Unis. C’était systématique. Je me faisais un programme. Je partais en Californie, toute la West Coast, Pacific One. J’adorais. J’ai fait toute la Côte Est aussi, pour les concerts. Mes vacances, je les organisais par rapport à la musique. Toujours.

Bob Dylan aussi ? Pink Floyd ?

Bob Dylan, oui. Pink Floyd, bien sûr. Roger Waters, j’ai fait ses 2 derniers concerts à Paris. Bob Dylan, j’ai été le voir. Mais moi, c’est vrai que j’étais pas mal rock sudiste, Lynyrd Skynyrd, Allman Brothers…

Eagles, America. Je les ai vus. America, c’est l’un de mes groupes préférés. J’ai emmené mes enfants les voir. Ils aiment d’autres musiques mais ils ont quand même été bien imprégnés par la musique californienne (sourires).

America Rocheteau Virage PSG
America © DR

Il y a une question que je me suis longtemps posée. Au niveau des cartons, vous preniez beaucoup de coups mais vous étiez très correct sur le terrain.

(Il coupe) On me l’a souvent reproché. On me disait : « Pourquoi tu ne réponds pas… ».

Vous avez reçu un carton jaune en 17 ans de carrière, face à la Hongrie (Mondial 1986). Je ne sais même plus pourquoi d’ailleurs ?

Un croche pied. C’était un croche pied (sourires). Je pensais n’en n’avoir qu’un. Jusqu’au jour où on m’a dit qu’avec Saint-Etienne, j’en avais reçu un autre. Pas en championnat, ça c’est sûr. Peut-être en Coupe d’Europe. Je ne sais plus.

(Silence) Ce n’est pas un exploit non plus. C’est dû à mon caractère. Je pense aussi avoir pris exemple sur mon père, qui était un peu mon « idole » (sourires). C’était un très bon joueur. Dès l’âge de 2-3 ans, je l’accompagnais quand il allait à ses matches. J’aimais jouer sur le bord du terrain. J’étais toujours avec lui et à force de le voir évoluer, naturellement, je me suis identifié. Et mon père a toujours été un joueur hyper correct. Jamais un mot plus haut que l’autre.

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21 juin 1986, inoubliable © Icon Sport

Si vous pouviez changer l’histoire, vous mettriez un rouge à Schumacher*, ou des poteaux ronds à Glasgow** ?

Pas facile… Sincèrement… (Il réfléchit) Bon… Je pense que ce serait quand même Schumacher. Si je pouvais changer une seule chose, ce serait disputer une finale de Coupe du monde. En 1982, on est passé tellement près. On menait 3-1. Des 3 Coupes du monde que j’ai jouées, c’est ce qui m’a marqué le plus. 1982, ça reste le plus grand regret de notre génération.

La finale de la Coupe d’Europe (Bayern Munich 1-0 Saint-Etienne), bien sûr on aurait pu la gagner. Mais à la limite c’est presque comme si on l’avait gagnée. Le lendemain, on a descendu les Champs-Elysées, on a été reçus par le président de la République, etc.

Trois Coupes du Monde

Le Mondial en Espagne, on ne l’a pas abordé avec l’ambition d’aller en finale. ½ finale, déjà c’était fabuleux. J’y repense parfois, et je me dis que, peut-être, c’est ça, au final, qui fait que l’on n’est pas passé. On a manqué d’expérience, de réalisme. Trop romantiques (sourires).

Le souvenir que j’ai, c’est que tous les ans on allait en vacances en Vendée avec mes parents, mon grand frère (Matthieu, de 7 ans mon aîné). On allait voir les matches de la Coupe du monde dans un des bars du coin. Jusqu’au ¼ de finale face à l’Irlande du Nord, c’était assez calme, il y avait du monde mais sans plus. Pour France-Allemagne, c’était plein à craquer.

Le foot n’était pas aussi médiatisé et je crois que, peut-être, avec ce match y a eu un petit cap médiatique de franchi. Beaucoup de gens se sont intéressés à l’équipe de France avec cette rencontre.

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Jean-Jacques (chapeau rouge) et Matthieu, son grand frère, chez eux en 1983 © DR

J’avais 8 ans à l’époque et dans le bar où on était, ma mère – qui n’était pas du tout foot – vient me chercher pour que j’aille me coucher. Je lui dis : « Maman, c’est presque fini, que ce sont les prolongations ». Elle me dit : « Il y a 3-1, maintenant tu vas te coucher ». Et donc je me suis couché à 3-1, je me suis endormi en finale de la Coupe du monde. Par contre, le réveil a été difficile.

A l’époque, il n’y avait pas l’arrêt Bosman. J’imagine que l’étranger vous aurait sûrement plu, l’Angleterre ?

Si je devais avoir un regret, ce serait celui-là. Moi, c’était l’Angleterre. A Saint-Etienne, j’ai eu la possibilité de partir en Espagne (Real Madrid) en 1976-1977. A l’époque, on n’avait pas d’agent. On était un peu « pieds et poings liés » façon de parler, avec le club.

Il n’y a que Michel Platini, quasiment, qui est parti à l’étranger. Pourtant d’autres joueurs, comme Giresse, Tigana, auraient pu le faire.

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17 mars 1976 face à Kiev © Icon Sport

Quand j’étais au PSG, j’ai eu des touches en Angleterre. C’est arrivé un peu tard. J’étais vraiment en fin de carrière. Je devais avoir 32 ans. C’est là où je suis parti à Toulouse. 2 clubs anglais m’ont approché. Il y avait Ipswich, et l’autre je ne me souviens plus.

Bordeaux aussi vous voulait quand vous étiez à Paris ?

Bordeaux, et Marseille aussi était venu. Bordeaux je les ai vus. J’ai vu tout le staff, Claude Bez, Aimé Jacquet. Quand j’étais à Paris, j’avais fait une réunion avec Tapie. J’ai failli aller à Marseille (silence). Mais non, à chaque fois, j’étais trop bien à Paris. Franchement, ce n’est pas pour… Mais chaque fois je disais : « non non, je reste à Paris ». Je suis resté 7 ans à Paris (1980-1987), j’ai dû signer 3 contrats.

Avec Francis (Borelli) je signais des contrats de 2 ans. Que des contrats courts. C’est ce que lui voulait, et moi, je n’aimais pas les longs contrats. Chaque fois que j’arrivais en fin de contrat, on rediscutait. En 1985, j’ai bien fait de re signer à Paris. On a été champion (1986).

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La fête du titre en 86 © Icon Sport

Pour les contrats, cela se passait dans les bureaux de Francis Borelli ?

Oui chaque fois. Rue Bergère. A côté du Palace. C’était ma référence le Palace (sourires). J’allais voir des concerts aussi là-bas. Moi, c’était Palace et Bus Palladium. Bonne musique.

Parlez-nous de Francis Borelli ?

Sincèrement, on l’adorait. Attention, quand il fallait discuter des contrats, c’était loin d’être évident. Francis, il était très dur en affaires (sourires).  Le business, c’est le business. Mais sinon à part ça… Il était toujours proche des joueurs. Peut-être parce que son rêve, je pense, aurait été d’être un joueur professionnel. Les lendemains de matches, il venait au camp des Loges. Il venait toucher un peu le ballon avec nous. C’était un président mais… très proche des joueurs. Volubile aussi. Mais Je l’aimais beaucoup.

Avec Mustapha Dahleb, Safet Sušić, on était allés le voir dans sa maison médicalisée (Francis Borelli souffrait de la maladie d’Alzheimer). Il était alors vraiment sur la fin de sa vie.

Un président comme lui, ça marque. C’était Francis Borelli, je me rappelle, il nous suivait partout, en déplacements, etc. Ils étaient toujours un petit groupe : Charles Talar, Francis Borelli, Alain Cayzac un peu après, Bernard Brochand. Un petit groupe toujours avec nous, et passionné du PSG.

Quand je dis qu’il était très proche des joueurs, c’est que, le moindre petit truc, si un joueur était blessé il l’appelait, il avait toujours des petits gestes très attentionnés.

Partagiez-vous votre passion pour la musique avec d’autres joueurs du PSG ?

J’avais pas mal de copains hors foot mais au PSG, c’était Joël Bats. On était très potes et très branchés musique, avec à peu près les mêmes centres d’intérêt.

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17 juin 1986 face à l’Italie © Icon Sport

Et puis une fois, au début des années 1990, Michel Denisot partait à Londres pour interviewer Elton John. Dans un petit avion. Il m’a proposé de venir. 

J’ai pioché dans mes souvenirs, la saison 1985-1986 en Coupe de France (1/2 finale, 1-1 à l’aller, 2-1 au retour) on perd à Bordeaux.

(Il coupe) Oui, par ma faute. Si je marque, on va probablement en finale. Il y avait 1-1, j’ai la balle du 2-1. Une 4è finale avec Paris (après 1982, 1983, 1985), ç’aurait été beau. En face, c’était la grande équipe de Bordeaux.

Cela m’avait marqué car je ne vous avais jamais vu rater un penalty.

C’est l’un des rares que je rate. Sur le poteau. Je m’en souviens. Et je m’étais fait chambrer par les Bordelais à la fin du match.

Rocheteau Virage PSG cruyff
Johan Cruyff le 7 juillet 1974 face à la RFA © Icon Sport

Votre idole, c’était Johan Cruyff. Vous ne l’avez jamais rencontré ?

Si. Je me suis plusieurs fois posé la question mais je ne crois pas avoir joué contre lui. En 1978 à la Coupe du monde, il n’était pas venu avec l’équipe des Pays-Bas.

Je l’ai rencontré après ma carrière, quand je suis devenu agent de joueurs. Il était l’entraîneur de Barcelone. On l’avait rencontré avec Ginola. J’étais l’agent de David. Le Barça avait un intérêt pour David. On avait un rendez-vous à Barcelone. Johan Cruyff nous avait invités chez lui. On avait discuté. Puis on est allé faire un golf. Et pour la petite anecdote, c’était un week-end, ils avaient invité pas mal de joueurs. On avait fait un golf avec David, Cruyff. Et Bobby Charlton. Cruyff aimait bien David. Mais cela ne s’est pas fait. Il est parti à Newcastle.

Sušić, Platini, Giresse, Marcico, Dahleb… Avec qui avez-vous le plus aimé jouer ?

J’ai revu Sušić au Parc pour PSG-Lyon (19 septembre 2021), ça m’a fait plaisir. Cela faisait longtemps que l’on ne s’était pas vus. On s’apprécie beaucoup tous les deux. On a discuté un peu.

Je dirais Safet, que j’aimais beaucoup. Michel (Platini), avec qui j’ai vécu de grands moments en équipe de France. Ce sont 2 joueurs différents. Mus (Mustapha Dahleb) bien sûr. L’équipe de Saint-Etienne aussi en 1976, quand même c’était pas mal.

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23 décembre 1985 avec Gérard Houllier © Icon Sport

Mais moi j’ai pris beaucoup de plaisir aussi avec le PSG. Au début des années 1980 quand j’arrive avec Toko, Boubacar, Dahleb. C’est une équipe fantasque, il y avait des matches épiques. Je prenais beaucoup de plaisir. En 1986, avec Gérard Houllier, on fait une grande saison aussi, une belle année. Avec Luis (sourires) qui mettait l’ambiance. J’aimais beaucoup Gérard Houllier.

Vous souvenez-vous de votre dernier but au Parc ?

Ca c’est une bonne question… Sincèrement, non.

C’était au jubilé de Pauleta, le 31 mai 2009.

(Sourires) Oui effectivement. C’était un beau but, non ? (sourires). Un de mes plus beaux au PSG ? Dans les dernières minutes, une reprise de volée sur un centre de Mendy je crois. Bon, je n’avais pas beaucoup d’adversaires. La défense était cool. C’était vraiment sympa, il y avait du monde, 35 000 personnes. Pauleta était sorti et avait fait rentrer son fils, André. Pauleta, c’est un bon gars.

En match officiel, votre dernier but au Parc, c’est avec Toulouse, face au Matra Racing (1988, 0-1).

Oui, je m’en rappelle. Le Matra avec Bossis, Luis… Ils avaient une belle équipe.

Vous avez marqué beaucoup de buts avec Paris, 100.

Ce qui est fou, c’est que, pendant longtemps, je ne l’ai pas su. Il n’y avait pas de stats comme aujourd’hui. Je l’ai su 15 ou 20 ans après l’arrêt de ma carrière. C’est dingue.

Avec Pialat et Depardieu

Vous avez également été acteur du 1er trophée dans l’histoire du club ?

Le 1er titre d’un club, c’est toujours un moment qui est rempli d’émotions (PSG-ASSE, égalisation 2-2 à la 120è minute)***. Il y avait une belle communion avec les supporters, la joie inoubliable du président Borelli. C’est une soirée que l’on ne peut pas oublier. On l’avait bien fêté avec les supporters, puis au Bus Palladium (boite parisienne, ndlr) avec quelques joueurs, et la Coupe de France.

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15 mai 1982 face à Saint-Etienne © Icon Sport

Pendant 20 ans (1987-2007), vous avez été le meilleur buteur du club (100 buts), jusqu’à ce que Pauleta s’empare du record. Vous faites toujours partie du Top 5, avec Cavani, Ibrahimovic, Mbappé, Pauleta.

Je l’ai longtemps ignoré. Et juste dernière moi, il y a Mustapha Dahleb qui était vraiment très près, 98 buts.

J’avais aussi une question cinéma. Comment c’était de tourner avec Depardieu, dans un film de Pialat (Le Garçu, 1995) ?

Super. Franchement, une belle expérience. C’est le hasard… Une rencontre avec Depardieu, à une soirée, je ne sais plus où. Et à ce moment-là, ils cherchaient, comment dire, un acteur. On avait discuté avec Depardieu comme ça, on n’avait même pas discuté du film. Et quelques jours après, l’équipe de production de Pialat m’appelle : « Il y a Depardieu qui a pensé à vous pour le rôle d’acteur, il en a parlé avec Pialat, et tout ». J’ai réfléchi. Et puis j’ai dit : « Bon allez, on y va. Pourquoi pas ». C’est passé comme ça.

Cela vous a-t-il plu ?

Oui. C’était sympa. Après, de là à en faire une carrière, non. Mais c’est une belle expérience. Depardieu, je m’en rappelle, m’avait dit : « Continue, le cinéma c’est facile, tu verras tu peux faire une carrière ».

La 1ère scène avec Pialat – parce que tourner avec Pialat ce n’était pas facile… – Ma 1ère scène, c’est avec Depardieu. On était en Vendée, en bord de plage. Et Pialat me dit : « Toi, tu n’as pas de texte, vous allez discuter comme ça tous les deux ». Comme ça (sourires). Mais il avait été sympa.

Mais c’est vrai que j’aimais bien Pialat, j’étais assez cinéphile. Je connaissais ses films, c’est pour ça que j’ai aimé le faire. C’était son dernier film.

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25 octobre 1980 avec Michel Hidalgo, grand metteur en scène © Icon Sport

Pas de reconversion comme acteur, vous devenez agent après votre carrière ?

Ce n’est pas la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie, parce que sincèrement je n’ai pas aimé. A la fin d’une carrière, on se cherche. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire. J’ai fait un break pendant un an. Et puis après j’ai eu cette opportunité. Qui ne m’a pas plu.

Après la direction sportive de Saint-Etienne, depuis 2019 vous êtes revenu dans votre région natale, du côté de Royan. Pour profiter de la vie ?

De la vie, de la famille. Je me sens bien ici. J’ai toujours eu cette envie, après le foot, de revenir. C’était programmé. Cela a toujours été mon port d’attache. J’ai des chevaux depuis pas mal d’années, l’océan… Et les stages “Foot pour tous“ que j’organise chaque été, à Royan. Des stages ouverts aux garçons comme aux filles, de 7 à 17 ans. Cela me plaît beaucoup. Pour le plaisir de jouer ensemble, de transmettre certaines valeurs aussi. L’été, j’y suis tous les jours. 

Un mot sur le Parc des Princes ?

J’adorais le Parc des Princes. Jouer au Parc, c’était fabuleux. J’y ai joué mon 1er match avec l’équipe de France face au Real Madrid en 1975 (match de gala organisé par le syndicat des journalistes sportifs, doublé de Dominique Rocheteau, ndlr). Et pour moi ça a toujours été un super stade. Aujourd’hui, il y a Neymar, Mbappé, Messi, une pelouse magnifique…. Il faut apprécier.

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25 janvier 1981, le Parc © Icon Sport

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Dominique & Jean-Jacques

*8 juillet 1982. France-Allemagne, ½ finale de la Coupe du monde, 65ème minute. Harald Schumacher, le gardien allemand, percute le défenseur tricolore le défenseur français Patrick Battiston, avec une violence inouïe, en pleine tête. Ce, sans que l’arbitre ne l’expulse, ni ne le sanctionne de cette agression.

**12 mai 1976. Bayern Munich – Saint-Etienne. Finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions, à Glasgow. Les Verts s’inclinent 1-0 après avoir heurté à 2 reprises les poteaux carrés d’Hampden Park.

***15 mai 1982. PSG – ASSE. Dominique Rocheteau égalise (2-2) dans l’ultime seconde de la prolongation. Francis Borelli embrasse la pelouse, rejoint par des centaines de supporters. Le Parc vit l’une des soirées les plus marquantes de son histoire. De retour sur le terrain, le PSG remporte la séance de tirs au but (6 à 5) et soulève le 1er trophée de son histoire.


Emilie Pilet
J.J. Buteau

Une réflexion au sujet de « Dominique Rocheteau, la rencontre »

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