Red is dead Baby, Red is dead…

par

Au regard de ces deux confrontations face à Liverpool, force est de constater que le club de la Mersey est devenu notre chose depuis deux saisons européenne.

Si l’année dernière le combat fut âpre et la qualification parisienne acquise à l’issu d’une séance de pénalty absolument mythique, l’épisode 2026 fut sans partage pour le club de la capitale. 2-0 sec à l’aller et au retour. Le PSG est devenu l’assassin officiel des Reds mais aussi des clubs de Premier League. Ce championnat considéré comme le meilleur du monde a subi la loi des parisiens. La recette : un mélange d’efficacité, d’organisation et de solidité défensive. Grace au PSG on constate que la Ligue 1 de part sa rigueur tactique et physique, et sa formation souvent considérée comme une des meilleures du monde (il suffit de voir l’effectif et le palmarès récent de l’équipe de France), n’a pas à « rougir » face aux autres grands championnats européens.

En attendant la petite mécanique infernale mise en place par Luis Enriqué, Rafel Pol Cabanellas et le reste du staff parisien est un modèle du genre, une horlogerie suisse à grande échelle. Ce qui est d’autant plus admirable c’est que l’ensemble des rouages de ce système semblent interchangeables sans qu’aucune baisse de régime ne soit observée de façon conséquente. Gigio s’en va, Lucas galère mais Matveï s’affirme… Vitinha a un coup de moins bien, c’est João Neves qui prend le jeu à son compte… Fabian Ruiz au frigo, Warren retrouve son meilleur niveau… Désiré Doué dans le dur, Bradley devient insaisissable. A tous les postes on trouve des solutions. Sans parler des joueurs qui confirment leur immense potentiel comme Dembélé, Nuno Mendes, Pacho ou Kvaratskhelia.

Luis Enrique se permet également le luxe de transformer Beraldo, défenseur pour le moins moyen, en milieu de terrain très efficace. Sans doute ce qu’on appelle la culture du champion ou de la gagne. Mais aussi une préparation mentale et physique pour le moins létale. On peut même se demander si on a connu un tel niveau de coaching depuis la création du club. Certains supporters demandent une statue du coach espagnol plantée devant le Parc, ça parait compliqué dans la mesure où l’histoire du club compte d’autres grandes légendes. Mais question charisme et statistique, on est en droit de se demander si il ne la mérite pas.

Est-ce que tout ce karma suffira à battre l’écrasant Bayern Munich en demi finale, pas sur. Ce sera une vraie finale avant l’heure, et ça promet un match absolument dingue. Mais pour réussir le fameux Back To Back, il faudra en passer par là. A ce jour ça parait compliqué, Paris est une équipe virevoltante, le Bayern un briseur de rêve depuis toujours. Mais on a quelques comptes à régler avec les allemands… Et puis quoi, si on se payait un rouge après l’autre ? Il est permis de rêver toujours plus grand.

Profitons toutefois de cette incroyable série que nous offre le Lucho Saint Germain. Peut être même qu’on continuera à le voir entrainer et coacher au Parc pendant des années, si il décide de rester… Et que Nasser décide également de rester dans l’enceinte historique du 16ème (Coucou Emmanuel Grégoire).


Xavier Chevalier

Laisser un commentaire

Découvrez les articles de