Humeur

Abracadabra virage PSG

Abracadabra

Le PSG a fait de moi une photocopieuse. J’écris le même texte depuis toujours.
Et je l’écris encore. Parce que je tremble et parce que, homme de peu de foi,
j’ai déjà anticipé notre chute européenne de mercredi.


Je le confesse : Je ne peux plus jouer la carte de l’espoir, ce refuge d’imbéciles, je sais ce que je vois dans ma télé et je n’ai pas oublié notre Histoire et la cruauté de ses montagnes russes. Je ne suis plus dupe. Je sais. Paris était pourtant presque sexy. Nous avions flirté même parfois avec le spectre d’un collectif conquérant efficace. Ce qui, quand on regarde notre effectif devrait être un préalable et non pas un souhait fataliste. Bref.

Le PSG jouait alors au football, le passage en 4-2-4 offrant la liberté à nos quatre excités de l’offensive, qui démontaient les filets adverses avec une régularité monstrueuse. Il semblait que nous étions une équipe. Qui jouait haut, pressait haut, défendait dur et juste. Ensemble. J’avais le sentiment que nous avions installé un milieu conséquent, en tout cas crédible. L’ai-je rêvé cette équipe ? Je vous le demande! Suis je le seul à m’arracher à chaque match les cheveux que je n’ai plus ? Cela ressemble à un truc de K Dick. Réalité parallèle.

Quelques mois plus tard, parce que nous perdons miraculeusement (1-2, presque un hold-up !!!) en Allemagne, catastrophe, tout a disparu. Plus rien n’existe !!! On pensait que Leo était notre Leonidas beau gosse, qu’avec lui, L’INSTITUTION (rires) pouvait espérer rêver plus grand, tranquille, sereine et consolidée. Doublé d’Haaland, caca culotte et tout est avalé, dévoré même, par le trou noir de l’absurde ??? Du presque tout au presque rien en 90 minutes. Encore ! Que nous est il arrivé ? Comment sommes nous passés du PSG prometteur et joueur au PSG illisible, apeuré, individualiste ? Au Neymar grassouillet et sans accélération, au gloubiboulga de Tuchel, au boulard olympique de Mbappé (30 buts et 17 passes décisives tcc l’enfoiré !!!).

Nous nous réfugions derrière cette affaire de malédiction parisienne, de cimetière indien profané, nous ruminons la remontada comme les Verts chantent leur rengaine baloche débile. Nous sommes des ploucs du malheur. Il n’y a rien de wagnérien, de shakespearien dans nos échecs successifs continentaux. Il y a de la farce, du foutage de gueule, du n’importe quoi, de la vanité, de la flipette, des caleçons souillés, des maillots soldés. On pourra recruter Guardiola et les Avengers, il faudra un jour d’abord jouer au football pour vaincre et viser l’horizon.

Abracadabra Virage PSG

J’ai honnêtement beau me retourner le crâne depuis deux semaines, -et si je pars du principe que Paris est unique en son genre-, je me dis que Leo doit trouver en urgence le Yannick Noah des année 2020, c’est notre seule planche de salut. Si j’oublie Kurzawa et deux autres protagonistes dont je préfère taire le nom, nos joueurs savent, peuvent jouer au foot, c’est entendu ? Si je compare notre effectif à celui de nos collègues de joutes européennes, on n’a pas vraiment à rougir ? Ça va, y’a pire, non ? Et tout pourtant semble déréglé, comme en train de s’effacer sous nos yeux dès que la vraie grande bataille approche.

Les Spartiates parisiens se transforment systématiquement en Fraggle (des marionnettes rigolotes, troglodytes et un peu neuneu, pour les plus jeunes) quand grondent les tambours ennemis au loin. Impossible. Et donc, trouver LE coach mental pour nos gogols boulardisés ! Pour nos traumatisés des grands soirs ! Il y a quelques pistes, vos propositions sont évidemment les bienvenues. Gérard Depardieu me plairait bien mais il y a le risque que Neymar picole encore plus et se pointe au Parc avec les mêmes nichons que Payet. Risqué. Teddy Riner. Il leur en imposerait. Mais Mbappé le traiterait peut-être de loser après sa première défaite en 3897 combats et mille médailles d’or et Teddy, susceptible, s’excuserait platement après lui avoir brisé un tibia. Non. Quelqu’un d’autre ! Qui est notre Yannick 5G ? Qui va être capable d’ensorceller nos rabats joie millionnaires ? Sammy Traoré, Booba, Messmer, Cyril Hanouna, Veronique et Davina, Thor, Mike Horn, Clara Morgane, Casimir ? Qui ?

Petit bonus : mercredi, il se peut que le Parc sonne creux en mode huis clos… N’en jetez plus putain ! Et j’écris ça un soir de branlée en terre lyonnaise. 5-1, triplé du golgoth de Bondy, Marcello qui laisse deux reins sur deux de ses crochets, lyon qui aurait mérité mieux et qui crie à l’injustice en chialant, comme d’hab’. Une soirée délicieuse. 

Ouais. J’écris ça un soir de fête. Finale de coupe de France. Mais je sais le match que j’ai vu. Je sais quels joueurs Thomas a aligné, changé. Je sais que nous avons été très inquiétants en première et faciles en seconde parce que Lyon s’est écroulé après le penalty et que Garcia a coaché frileuse. Nous devions répéter nos gammes les quelques matchs entre les deux Dortmund et nous pataugeons, illisibles, dans un jeu primaire fait de passes latérales répétitives, inutiles et jamais cassantes, de longs ballons écossais, de positionnements défensifs discutables, de joueurs trimballés du banc à la pelouse comme on jette les dés, ivre mort, à 5h du mat dans un bar, quitte ou double !

Paris gagnera peut-être mercredi prochain. Et je serai le premier, même si le match a été encore plus dégueulasse que les 45 premières minutes de ce soir, a hurlé ma joie et mon soulagement. Les joueurs ont fait de nous des schizophrènes, des naufragés, des superstitieux. Des damnés ?

PSG4LIFE


Jérôme Reijasse
J'irai revoir ma westphalie virage PSG

J’irai revoir ma Westphalie

Le traitement des autorités vis à vis des supporters est toujours aussi scandaleux, pire on a encore franchi une étape et on assiste à une espèce de retour en arrière. Quand je parle de retour en arrière, je fais référence à la triste période de la contestation quand les supporters subissaient une répression démesurée à la limite de la légalité. Vous l’avez compris je reviens ici sur les événements survenus le lors du déplacement à Dortmund, qui ont particulièrement visé les supporters ultras du PSG.


Personnellement je n’ai pas eu à subir ce traitement mais je suis à 100 % solidaire envers ceux qui ont été visés. Il me semble donc important de revenir sur ces mesures et d’essayer d’en analyser modestement les causes pour que nous prenions conscience de la situation. Mais surtout que nous réfléchissions tous à la manière de se déplacer en tant que supporters du PSG, sereinement et tranquillement sans avoir cette espèce d’étiquette qui nous colle depuis trop longtemps à la peau, de vilains mangeurs d’enfants.

Que s’est-il passé exactement ? N’étant pas présent dans les cars ou les divers véhicules bloqués, j’ai donc une vision un peu lointaine des événements et je me base sur ce que j’ai pu lire ou entendre comme nombreux témoignages qui relatent les faits. Je ne suis pas journaliste, je ne vais pas chercher à donner la parole à tous, je vais juste vous dire comment personnellement je ressens les choses par rapport à ces témoignages que je ne mettrai en aucun cas en doute.

Un dispositif avait été mis en place par les autorités allemandes à la frontière entre la Belgique et l’Allemagne pour repérer et contrôler les supporters parisiens. La plupart d’entre eux, considérés comme ultras, avaient fait le choix en toute transparence et en toute sérénité de venir en cars sans se cacher et sans essayer d’éviter les contrôles. Ils étaient donc mis de côté comme c’est souvent le cas dans les déplacements, sur une aire d’autoroute ou dans un endroit dédié. Mais personne ne pouvait douter qu’au-delà de ces contrôles, un traitement particulier allait leur être infligé. En effet, ils ont du se mettre pratiquement nus à l’extérieur, dans le froid. Mais surtout, ils ont été bloqués des heures durant sans aucune justification.

Si j’ai bien compris il y avait quelques motifs du fait que certaines choses étaient effectivement répréhensibles mais n’impliquaient aucunement l’ensemble des supporters présents dans le cars. Comme souvent, c’est la sanction collective, qui ne se fonde sur aucun droit, qui a été appliquée faute de pouvoir identifier les responsables. Loin de moi l’idée de défendre et de dédouaner ceux qui ont pu se rendre coupables de quoi que ce soit, même si pour ma part je ne mettrai jamais au même niveau la « fumette » et la possession d’arme par exemple. Il n’en demeure pas moins que la conséquence a été le blocage de l’ensemble de ces supporters pendant des heures et des heures, dans des conditions inacceptables. La possibilité même d’aller au match n’était même plus assurée. Bien heureusement ils ont fini par être libérés mais très tard, ce qui a posé un problème d’organisation de la tribune visiteuse, et compromis des animations prévues pour ce grand événement qu’était le huitième de finale de Ligue des Champions. Dans un stade mythique à l’ambiance exceptionnelle (on leur a donné une leçon soit dit en passant).

Bien évidemment le premier réflexe que nous avons tous eu, fut de pointer du doigt l’attitude des autorités allemandes. Si je me lance dans ce billet d’humeur ce n’est pas pour me borner à répéter ce que nous avons tous dit et que la presse a plutôt bien relayé. Il s’agit, avec un regard extérieur et sans être dans le secret des dieux, de donner mon point de vue, un point de vue qui se nourrit de mon expérience au sein de diverses associations de supporters et de mon travail avec les instances.

Ces événements soulèvent plusieurs questions. La première question est : quelle est l’application des autorités françaises. En effet comment imaginer qu’elles n’aient pas participé à l’organisation de ce dispositif ou a minima en avoir été informées ? Il existe en France un service qui s’appelle la DNLH qui s’occupe de l’organisation d’un déplacement européen et de la transmission d’informations entre les autorités françaises et celles du pays qui accueille. Ce service est donc sensé participer à la préparation des déplacements des supporters français en lien avec les instances, les clubs des 2 pays et bien-sûr avec les polices des 2 pays (voir celles des pays traversés comme la Belgique dans le cas présent). Donc soit la DNLH n’était au courant de rien, et on peut se poser la question de son rôle et de son autorité en la matière, soit elle était informée et on peut lui reprocher le fait de ne pas avoir aidé le club et ses supporters à anticiper un tel fiasco. Je me dois de dire que la particularité pour nous parisiens, est la présence de la préfecture de Paris qui effectivement a une grande influence sur l’organisation des déplacements. En tout cas il me semble objectif te dire que la responsabilité est engagée.

La deuxième question qui se pose est le rôle du club dans le déplacement des supporters et notamment en Ligue des Champions. Nul besoin d’attendre l’ouverture de la billetterie pour savoir que ces déplacements engendrent une forte demande et que nous ne sommes pas du tout dans la même configuration que des déplacements en France, puisque nous parlons ici de plusieurs milliers de supporters. Qu’on le veuille ou non, l’organisation de ces déplacements demande des moyens conséquents. C’est évidemment un ensemble de moyens qui doivent être mobilisés et c’est bien sûr le service des référents supporters qui est en charge et a la responsabilité de coordonner tout ça, aussi bien du côté du club que des groupes de supporters organisés.

Il est évident que ce service est sous-dimensionné. Deux personnes à plein temps, ou un club comme l’Olympique Lyonnais en compte cinq, et le club de Dortmund, qui nous recevait, plus de 10. Pas besoin de grandes explications pour comprendre qu’un club de la dimension de PSG ne peut décemment pas travailler sereinement avec si peu de monde. Lors d’événements exceptionnels, comme les matchs de Ligue des Champions, de nombreux clubs n’ayant pas autant de référents renforcent leur nombre, non seulement pour le jour du match, mais aussi dans la période de préparation du déplacement. Malheureusement ça n’a pas été le cas pour nous à Paris.

Une autre question qu’on peut se poser est de savoir quel marge de manoeuvre aurait eu le PSG s’il avait été informé du dispositif honteux mis en place. Du fait de ce manque de moyens, comment aurait-il pu en un laps de temps très court palier ou proposer une alternative afin que tout se passe pour le mieux ?

La troisième question qui se pose est comment, nous supporters, avec l’expérience que nous avons accumulée, pouvons avoir la naïveté de croire que tout se passe bien à l’heure actuelle ? Si nous n’avons pas la garantie d’être écouté, force est de constater que nous ne prenons même pas la peine de nous faire entendre par le club et par les autorités pour qu’enfin un semblant d’organisation se mette en place pour anticiper ce genre de situation inacceptable. Avant même de parler de ça, on peut se demander comment les couacs à la billetterie sur les matchs de Ligue des Champions s’accumulent sans que nous anticipions le fait que ça continuera à être le bordel au prochain match ?

Ces trois questions m’amènent à dire qu’il serait très réducteur de faire porter la responsabilité aux autorités allemandes. Les responsabilités sont celles de tous les acteurs. Il me semble donc nécessaire que le débat s’installe et qu’enfin on tire des bilans sereinement et qu’on travaille à améliorer les choses. Car des matchs de Ligue des Champions en déplacement, nous allons en vivre tous les ans, à commencer par le prochain en quarts de finale

« Traitez les supporters comme des animaux et ils se comporteront comme tels. » Philippe Auclair journaliste sportif.


Ignatius Reilly

Still loving you virage psg

Still Loving You

Meilleur joueur du match contre Dortmund : Kurzawa. Voila comment s’écrit l’histoire du PSG. À coups de phrases terribles et ridicules. Ce soir, Paris a joué comme Ipswich ou Leeds. Des longs ballons balancés devant, prières creuses, bouteilles
dans UNE MER DE MEDIOCRITÉ.

Je ne vais pas ici chialer comme une lyonnaise ou maudire les Dieux du sport comme tous les Parisiens footix entendus tout à l’heure dans les médias. Les mêmes qui, avant ce naufrage collectif en terre teutonne, voyaient le PSG vaincre en marchant. Et pariaient déjà sur notre futur adversaire en quart. Les infidèles. Ce soir, nous ne méritions rien d’autre. 19 heures. Le onze titulaire tombe sur RMC Sports. Je n’ose y croire mais les noms défilent sur ma télé. 4-3-3. Pas d’Icardi. Pas de Cavani. Pas de Sarabia. Paredes et Herrera même pas de la fête. Marquinhos au milieu. Mbappé dans l’axe. Gueye présent. Thomas déclare qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas de faire all in. Ach! Il a son petit sourire en coin, notre coach. Je ne l’aime pas ce sourire parce qu’il ne cache que des choses désagréables. Soit une suffisance qui n’a pas lieu d’être. Soit un aveuglement coupable. Passons.

J’envoie des textos angoissés. Je reçois des réponses amusées. En gros, j’exagère, je ne fais pas confiance, je cède à la peur. Ok. On joue en 4-2-4 depuis des mois et là, au moment de plonger dans le match le plus important de notre année, bim !, Thomas fait machine arrière. Il se planque en prétextant que certains joueurs sont à court de forme. Bla-bla-bla. Il pète de trouille oui! Je prie pour que sa frilosité n’atteigne pas nos joueurs. Je crains déjà le pire. On ne m’en voudra pas. Chat échaudé… Ça commence. Mal. Sans attendre. On rate nos passes, on recule, on joue les yeux dans le rétro. Devant ? Rien. Absolument rien ! Nous n’avions jamais aussi peu tiré au but dans toute notre histoire en Ligue des champions. C’est ma télé qui me l’apprend. À peine croyable. Sans Navas, on peut rentrer au vestiaire déjà défaits.

Il n’y a pas de milieu. On est 7 à très mal défendre. Neymar, le cheveux court, est ce soir un Samson du pauvre, un peu grassouillet. Il ne transmet jamais, accélère avec le frein à main, et, de toute façon, n’a aucune passe à faire. C’est le grand néant, le vide absolu. C’est absolument le match qu’il ne fallait pas faire et c’est exactement le match que nous faisons. Et contre une équipe de Dortmund privée de plusieurs cadres, plutôt collective mais franchement moyenne. Ce soir, l’arbitre n’a même pas eu besoin de jouer avec nos nerfs. Ce soir, le Var est resté neutre et muet. Ce soir, le soi-disant Mur jaune n’a impressionné personne, on n’a entendu pendant toute la partie que les ultras parisiens. Et ce soir, le meilleur a gagné.

Nous sommes à notre place

Mais y’avait-il une équipe en face ? Navas et Kurzawa. C’est tout. Mbappé a regardé Haaland jouer à sa place au football. Thomas a fait son premier changement à la 75ème. Il n’a à aucun moment remis son schéma de jeu en question. Il a flingué quelques uns de nos joueurs majeurs, qu’ils soient titulaires, sur le banc ou à la maison. Trois de nos artistes risquaient la suspension en cas de carton jaune et, bingo, Meunier et Verratti seront dans les tribunes le 11 mars prochain. Pour préserver Neymar, on lui avait évité Lyon, Dijon, Amiens. C’était évidemment ridicule et on l’a payé cher. Quel boxeur refuserait d’en prendre quelques unes dans la tronche avant son grand combat ? Ce soir, le Brésilien était claqué, sans ressource, impuissant. Tout ça parce qu’on a eu peur de la blessure. Nous sommes des peureux, oui. Nous n’apprenons jamais. Nous sommes à notre place. Nous avons encore gâché. Fait chialer des mômes, frustré des passionnés, craché à la tronche du foot. Encore !

Pourtant, je ne suis même pas triste. À peine déçu. Peut-être parce que nous avons encore une chance de nous qualifier au Parc. Peut-être parce que cette équipe ne mérite pas, plus, ni mes larmes ni mes crises de rage. Ce soir, c’est l’évidence. Paris est son seul ennemi. Et il fait si bien le taf lorsqu’il faut se torpiller… On ne peut pas tout bouleverser mais on peut entreprendre quelques rafraîchissements avant que notre maison ne s’effondre définitivement. Tuchel doit s’incliner. Il a échoué. Oui, sur la pelouse, ce n’est pas lui qui marche, rate et se déchire. D’accord. Mais il doit partir. D’entendre Marquinhos déclarer à la fin du match que Paris a bien géré la première mi-temps !!! De voir nos attaquants ne même pas faire semblant de courir à la perte de balle, de voir ces boulevards offerts par notre défense, de comprendre, le jour où l’on joue notre peau, que tout ce que l’on a fait depuis le mois d’août n’aura servi absolument à rien, c’est simplement intolérable.

Nous ne sommes pas des soldats à l’heure de monter au front. Mais des gamins trop gâtés, des starlettes sous gastro. Ce soir, il n’y avait pas d’envie !!! Putain !!! Pas d’envie !!! C’est inqualifiable ! Est-ce notre destin ? N’en déplaise à Ibra et à tous les néo supporters cons comme des balais, Paris, à une époque, savait affronter l’Histoire les yeux dans les yeux. Sans chiasse ni jambes qui tremblent. Cela ne relève donc pas de la malédiction. C’est donc bel et bien un problème d’hommes. Nos héros d’hier doivent partir maintenant. Silva, Marco pour commencer. Presnel, il faudra lui faire encore confiance parce qu’il est des nôtres… Mais il serait temps aussi qu’il s’y mette vraiment.

Perdre est envisageable

Et donc Thomas. Ce ne sera pas la première fois qu’un Allemand quittera Paris la queue entre les jambes… Il a eu sa chance. Voilà. Il n’y a même pas de rancune ici. Il faut savoir abdiquer parfois. Pour le bien d’un peuple. Parce que s’il y a bien une chose qui fait honneur au PSG, c’est son peuple. Les 3500 qui ont bouffé du bitume pour en être, les milliers d’autres dans leur canapé. Ils existent, ils sont irréductibles, incorruptibles. Ils sont notre foi, notre honneur, notre seule fierté. À l’heure du pognon roi et du cynisme décomplexé, c’est déjà beaucoup. Des milliers d’âmes qui s’accrochent malgré les tempêtes qui se succèdent, inlassablement.

11 mars 2020. Je devais aller voir avec mon ami Paco Morrissey en concert. J’opterai finalement pour PSG-Dortmund. Nous avons encore la chance de nous racheter. Au PARC. C’est presque inespéré après un match si minable. Une victoire, peu importe le score et nous valserons de nouveau avec un quart de finale continental. C’est une promesse qu’il faudra tenir. Perdre est envisageable. Ce n’est pas le problème. Perdre en ayant tout donné, je prends. Mais si nous devions disparaître chez nous sans jouer, sans coeur, sans couilles, un peu comme contre le Real il y a deux ans…

Minuit et quelques. Thomas est en conférence de presse. Il est sec, vexé, presque désagréable. « On ne peut pas dire ce qu’il se serait passé si on avait joué en 4-4-2… » dit-il, en buvant un jus de fruit. Oui Thomas. On ne pourra jamais le savoir, c’est indiscutable. Et quand un journaliste lui demande pourquoi ses joueurs avaient l’air un peu perdus dans ce système, sa réponse me frustre et c’est encore un euphémisme: « ce serait trop long à expliquer. » Achtung, Thomas, achtung ! Une image furtive sur l’équipe télé maintenant : Leo, seul dans le bus, au téléphone. Nos amis journalistes corbeaux, évidemment, fantasment en direct. Leo, là, en train de virer Thomas. Ahahahah. Peut-être. Qui sait ? Peut-être qu’il était en train de se commander une call girl.

Le ridicule n’a jamais tué

On va tout entendre dans les prochains jours. On va re-signer pour trois semaines de battage médiatique. Mission Dortmund, Ah ah ah, that’s the final countdown !!! On avait déjà tout entendu depuis le tirage au sort en décembre. On fera semblant de les écouter, ces prophètes de malheur, et on ne fera en fait qu’une seule chose, en silence, loin du monde : nous prierons pour un grand match des nôtres. Parce qu’il ne nous reste que ça. Le PSG ne ressemble à aucun autre club. Le ridicule n’a jamais tué. Aux armes citoyens ! Sparta !!! Libéréééé, délivréééé, War is on !!! Notre seul moyen de violer la remontada ?

Battre Dortmund en aimant le football de toutes nos forces. Hé, les parieurs abonnés, les footix trop gâtés, les jeunes arrogants, les ennemis qui souhaitent notre chute, sachez une chose : il y a eu, avant Nasser, Mbappé et Ibra, un match contre Madrid, au siècle dernier. Nous l’avons vécu, vraiment, intensément, éternellement pendant que toi, tu n’avais même pas encore trouvé l’adresse des couilles de ton père. Je ne joue pas la carte du « c’était mieux avant ». Non, vraiment pas. Je dis juste que Paris a su être grand, courageux, combattif, chanceux, habité, même merveilleux le temps d’un match crucial, – et je pourrais t’en citer quelques autres, de matchs indélébiles-, et que donc, Paris peut encore le faire. Le 11 mars approche !

NB : Dimanche, nous affrontons Bordeaux. Il faudra gagner et avec la manière. Premier round d’un entraînement décisif. C’est ainsi qu’il faut voir la Ligue 1. C’est ainsi que nous pourfendrons Dortmund ! Le reste n’est que bavardage de comptoir, boulard déplacé et frilosité coupable.

PSG4LIFE


Jérôme Reijasse
4 ingrédients Virage PSG

Les 4 ingrédients pour se faire le mur

Ça y est, avec la Ligue des Champions, l’excitation mais aussi les fantasmes et la paranoïa reviennent. En ce jour de match au Signal Iduna Park, je vais tenter de lister les 4 enseignements essentiels des précédentes éditions.


4 ingrédients Virage PSG

Depuis maintenant trop longtemps, les entraîneurs du PSG tentent des coups au pire moment (le plus illustre exemple étant le 5-3-2 sorti du chapeau par Laurent Blanc à l’Etihad). Si on souhaite franchir un cap cette année, il va falloir assumer nos ambitions au niveau tactique. A ce titre, il revient à Tuchel de rester sur le schéma de jeux utilisé depuis quelques mois. La question de la vulnérabilité d’un milieu à 2 est évidente mais changer de tactique serait casser des automatismes qui ont fait leurs preuves pendant des mois.

Milieu d’autant plus léger physiquement que si Marquinhos est disponible, il faudrait à mon sens le laisser en défense au regard des dernières performances de Kimpembe et Kehrer… J’entends déjà les gens dirent que Dortmund, ce n’est pas Dijon… Certes, mais cette dévalorisation permanente des records accomplis dans un cadre domestique qui serait trop faible n’est pas notre alliée. En revanche, souligner que le BVB est rarement confronté à des équipes qui alignent 4 joueurs à vocation offensive et se prend malgré tout des valises de buts, c’est plutôt réconfortant… surtout pour un match aller à l’extérieur où l’objectif sera de marquer plus qu’eux.

Bref, on part en 4-2-2-2 et on laisse à Favre l’obligation de se creuser la tête.

4 ingrédients Virage PSG

A chaque interview, il en parle sereinement : Kylian Mbappé s’affirme comme un candidat crédible pour le titre individuel suprême du ballon d’or. C’est très bien et très mignon mais en attendant, il n’est que très rarement au niveau lors des gros matchs : un match épouvantable à Munich l’année dernière (où il oublie de servir Cavani un nombre incalculable de fois), un raté monstrueux à Old Trafford et un match à la Casper le gentil fantôme au retour… 

Il faudra pour ce match, que le garçon retrouve son humilité, qu’il ne soit pas dans la logique d’être le héros et… qu’il lève la tête. Concernant Neymar, autre candidat au suffrage, sa seule présence serait quasiment un miracle après tant d’absence…

4 ingrédients Virage PSG

Combien de fois avons-nous vu cet effectif, sans comparaison possible dans le monde, se désolidariser après avoir entendu l’hymne de la compétition européenne qui devrait, au contraire, décupler leur motivation ? Dans le cadre du match de ce soir, il ne faudra laisser aucune place au doute même si nous sommes menés de deux buts au bout de 15 minutes. Et pour cela, une consigne principale doit être respectée : tout le monde défend de la première à la dernière minute !!!

Neymar a, sur certains matchs cette année, été le joueur qui a gratté le plus de ballons à ses adversaires. Sans en attendre autant de sa part ce soir, très clairement le membre du quatuor offensif qui aura la meilleure stat’ dans ce domaine sera pour moi le FANTASTIQUE du match car il aura donné l’impulsion et surtout n’aura jamais abandonné les joueurs derrière lui comme cela s’est trop vu à Madrid cette saison (notamment sur le côté droit).    

4 ingrédients Virage PSG

Le 16 ou le 17 février 2017, je remarque qu’un assourdissant silence était en train de gagner les rangs de la communication du PSG. Une victoire éclatante sur un mastodonte européen avec une équipe qui devait avoir 3 ans de moyenne d’âge de moins que l’équipe catalane et personne ne soulignait l’importance de valider cette « passation » en allant gagner au Camp Nou.

Au lieu de ça, on assistait à la scène de la pizzeria où aucun joueur présent ne semblait motivé à l’idée de gagner le match retour… Ce silence avait une origine : le départ de Léonardo. Avec le retour du brésilien, on peut espérer qu’il donnera une interview à l’Equipe ou au Parisien pour évoquer le match retour et la suite de la compétition. Cette incarnation sera nécessaire et c’est vraiment dans ce moment-là que le bénéfice du retour de Léo sera le plus manifeste… d’autant plus que nous sommes dans un schéma de retour très éloigné comme cela avait été le cas en 2017.

Avec tous ces ingrédients réunis et en espérant une équipe peu amoindrie, je ne doute pas une seconde que le PSG fera l’un des plus gros scores de son histoire en Ligue des Champions.


Jean Miflin
                

tuchel mbappe virage psg

Réussir ou mourir

Février, nous y voilà. Mois tant attendu par nous autres parisiens, précédant le terriblement redouté mois de mars. A la veille de recevoir des lyonnais moribonds, tous les esprits ou presque sont tournés vers la Ruhr.


Le déplacement au Westfalenstadion concluera en beauté un road trip composé de 10 matchs à l’extérieur sur 14 depuis la reprise au lendemain du nouvel an.
Au vu des prestations de nos parisiens depuis quelques jours, on peut se demander si la retenue dans les efforts et l’intensité n’est pas de mise.
La réception des Gones qui fait office de dernier « test » avant le 18 février donnera des éléments de réponse.

La nervosité affichée par « le génie français »,interpelle forcément. Qu’est-ce que recherche Kylian ? Il est chez lui, devant sa famille, ses amis, il a marqué, le score est de 5 à 0… Allons, nous ne sommes pas dupes, le terrain est en préparation pour une prolongation XXL, ou bien un départ dans la capitale espagnole. M’enfin, là n’est pas le sujet.

Finalement on assiste à une période pré-ligue des champions classique, habituelle. Des blessés, une bonne série de victoires, certaines convaincantes, d’autres moins. Alors on peut se dire que nous sommes dans une boucle infinie qui se répétera chaque saison à la même période.
La veille de ses cinquante ans, le PSG se doit de pimenter sa fin de saison, le championnat étant acquis et un tapis rouge vers les Coupes nationales lui étant dressé. Sinon, les interrogations sur le chemin que prend le projet QSI seront multiples.

A l’heure où Edinson Cavani vient tout juste d’être réintégré au groupe et où Neymar avoue être pleinement investi au club, on a réellement envie de penser que le signe indien peut enfin être vaincu. Les querelles entre la direction et les familles respectives sont mises de côté pour au moins trois mois et demi. L’union sacrée enfin au beau fixe ? Sûrement trop utopique.

Ceci étant dit, Thomas Tuchel a au moins trouvé sa formule magique avec ses quatre fantastiques. A voir si nos onze soldats seront capables de marquer le match de leur empreinte et dicter le rythme dans quelques jours face au mur jaune.
En tout cas, le technicien allemand a bien plus de certitudes que l’année dernière à la même période. Il a un effectif fourni en talent, en expérience et les carences sont plus minces que la saison passée. Elle peut se trouver ici la faille, dans ce cercle vicieux.


Arthur G.
En vrac ! Virage PSG

En vrac !

Sur son canapé, Jérôme Reijasse pense au PSG.


– Paris vient d’enchaîner 5 victoires à l’extérieur. Qui dit mieux ? On vient, on gagne et on s’en va.

– Edi passera le printemps à Paris. Le Parc pourra ainsi le saluer comme il se doit. C’était important.

– Il me dit : « C’est con. On pouvait gratter 18 millions sur Cavani… ». Je lui réponds: « tiens, j’ai entendu dire que ta mère avait augmenté ses tarifs rue Blondel… ». Tous ces gens qui défendent chèrement l’argent des autres sont méprisables.

– Neymar prend un jaune pour abus de football génial. Pauvre France. Un rouge pour sa coupe rose aurait en revanche été tout à fait justifié.

– Ne soyons pas que des supporters aveuglés : La passe décisive de Savanier pour la tête de Congré est un pur délice.

– Kurzawa marque le cinquième. La Juve regrette déjà.

– Sarabia a la gueule d’un Nantais d’autrefois et les stats d’un ballon d’or d’aujourd’hui.

– Mbappé rate encore. Mbappé marque encore. Mbappé boude encore.

– Ce nouveau maillot noir et à colonne centrale bleu blanc rouge est beau. J’aimerais même l’acheter mais je suis un non méritant. Caisse vide.

– Neymar et Paredes qui posent pour vos réseaux asociaux avec le maillot de Delort. 6-0.

– Tuchel rappelle à Mbappé que c’est lui le chef. Le papa. Le professeur. Le baby-sitter. Mbappé mériterait une bonne fessée.

– Coronavirus : jeudi, j’ai rêvé que l’om partait faire une tournée en Chine. Atchoum !

– Quand Paredes porte notre brassard de capitaine, il marque et nous gagnons. Que vous faut-il de plus ?

– Nos amis médias parlent en boucle des éventuelles futures blessures au PSG avant Dortmund. Dans la campagne de mon enfance, on chassait les corbeaux. Oiseaux de malheur.

– Haaland ressemble à la cousine d’Ivan Drago et plante 18 buts par match. Achtung !

« Ma devise dans le foot c’est l’argent » proclame une publicité pour les paris sportifs dans le métro. Et ben moi ma devise dans le foot, c’est mon poing dans ta gueule. Match nul.

– Kobe rejoint Balavoine au Paradis en hélico. Repose en paix.

– Delort suce maintenant Neymar devant les micros. 7-0.

– Il me demande qui je veux tirer en quart de finale de ligue des champions. Je lui réponds que sa mère a filé la chtouille à toute la sélection portugaise pendant l’euro 2016. Et son daron un herpès à CR7.

– De Sciglio ne viendra finalement pas. Ça ne s’écrit pas comme ça ?

– Edi a marqué à la toute fin du match. 199 buts ! Ah, hors jeu… 198. S’il atteint les 200, l’aimerez vous enfin, bande de mécréants ?

– Icardi n’a pas marqué depuis six matchs. Mon fils, en une semaine, a planté contre Paris 19ème (victoire 3-1), deux autres fois à l’entraînement plus une passe décisive. Pas photo.

– Gauthier, le merveilleux éditeur de mon livre « Parc » publié voilà dix ans (freine ta putain de course, grande horloge !!!) passe mardi dernier m’en déposer quelques exemplaires. Je les vends sur Rakuten. 4500 euros l’unité, évidemment dédicacé. Un chef d’œuvre à prix cassé. Dépêchez vous, rupture de stock imminente !!!

– Coupe de la Ligue. Finale : PSG/Lyon. Toko Ekambi. Achtung !

– Vacances pourries : Dagba se blesse gravement sur un terrain de beach volley.

–  Oui, il est possible d’écrire un mauvais livre sur les tribunes. Je viens d’en refermer un. Rater la passion… C’est moche.

– Kouassi. Welcome, kid ! Pour l’instant, tu assumes et tu assures.

– Presnel semble vraiment de retour. C’est une bonne chose. Il faudra juste penser à lui scotcher les bras au match retour…

Jean Cécé déteste les chants de supporters. Jean Cécé a chanté dans les tribunes du Parc hier. Jean Cécé est un traitre à lui même.

– Être supporter toulousain ou parisien ? Mmm… J’hésite…


Jérôme Reijasse

Le premier jour du reste de ma vie…
Sans Cavani

Voilà… Si l’on en croit la rumeur, ça y est. C’est fait.
A la fin de la saison El Matador quittera la maison
pour celle des Colchoneros


Trop vieux, fini pour Paris, mais pourtant assurément un futur joueur titulaire à Madrid… Pourquoi laisser partir le meilleur buteur de l’histoire du club, devant des goléadors comme Zlatan, Pedro Pauleta et Dominique Rocheteau ? Des joueurs également adulés du public chacun à leur époque.
Comment peut-on le pousser dehors ?

Faisait-il trop d’ombre aux 2 extraterrestres du club qui n’ont encore pas reçu d’hommage du Parc comme a pu en recevoir Edi… Le club ne supporterait plus ce pied de Ney au Kiki de tous les kiki ? Comment peut on ne pas tout faire pour que ce joueur finisse sa carrière à Paris ?

« Edi sois bon » chantait un autre M’sieur Eddy, Edi l’a été, bon, et le sera encore pour 144 jours sous nos couleurs.

En espérant bien-sûr que notre Germain stratège ne soit pas aussi incrédule que son saint patron, et qu’il croit enfin en Saint-Edi, qu’il ne lui laisse pas des miettes de festin, mais qu’il le respecte et lui permettre d’avoir une sortie digne des légendes du club comme Raí ou Pauleta.

Edi Cavani PSG Virage

Evidement en doux rêveur, un but cavanesque en finale de Ligue des Champions serait parfait… Des fois Paris sait aussi écrire de belles histoires. Car il faut bien le reconnaitre, la gestion du cas Cavani m’énerve et m’attriste, match après match. Et je ne suis pas le seul. On peut bien nous traiter de romantique, mais ce n’est même pas le cas. Oui pour Javier je l’avoue l’amour l’emportait sur la raison. Oui pour Javier il était temps de partir, le voir trainer de blessures en blessures était une souffrance pour tous ceux qui aimaient son talent qui nous faisait oublier tout le reste dès qu’il pouvait de nouveau illuminer les pelouses de sa classe.

Mais revenons à notre Uruguyen préféré (désolé pour notre oignon Rodriguez qui a eu longtemps ce titre), je n’ose encore l’imaginer sous la tunique des matelassiers. Ce sera comme voir son ex avec un autre… Et pourtant je suis sûr que là-bas il sera rapidement l’idole du club, il ne peut en être autrement. Et quelque part je serai heureux pour lui, car au moins ils sera sur le terrain, donnera tout, marquera but sur but et prouvera à tous ces « footixs » et prédicateurs de bas étage qu’il n’est pas cuit, mais qu’au contraire il est plus en forme que jamais.

Et honnêtement, l’Atletico de Simeone est vraiment une équipe faite pour lui.  Comme l’était également le Napoli, lorsqu’avec notre ami Pocho il faisait du San Paolo un cratère plus bouillant encore que le Vésuve. Ce n’est pas du romantisme disais-je plus haut, non. Cavani n’a jamais eu sa chance depuis sa blessure. Certains auraient même trouvé humiliant le traitement qui lui est réservé. Lui a continué à bosser, à se tenir prêt pour l’équipe, à rester souriant et ouvert avec partenaires et supporters. La classe on l’a, ou on ne l’a pas.

Edi Cavani PSG Virage

Cavani n’est pas mort et il mérite d’avoir sa place dans notre équipe, et pas uniquement dans les « petits matchs », il faut lui donner du rythme et de la confiance. Tout le reste il l’a déjà. Quel bonheur nous avons eu de crier de rage après ses buts, cette rage qui manque tant au club depuis plusieurs saisons.

Lui l’a toujours eu, même lors de notre plus funeste soirée en Ligue des Champions où il fut le seul « à faire le taf ».

Générosité, simplicité, amour, soif de buts, voilà les mots qui reviennent le plus dans la bouche des supporters parisiens pour Cavani. Alors profitons. Profitons comme hier soir, ou face aux amateurs de Montlhéry où il nous a offert ses 197 et 198 buts sous le maillot rouge et bleu. Chaque but sonne comme un décompte… Combien en vivrons nous encore… Combien de minutes aurons nous encore à profiter de lui sous nos couleurs… Dégustons jusqu’au bout car dans 144 jours il sera trop tard… Ses stats seront figées à jamais. Il ne nous restera plus que le souvenir… Il aura sa place au Panthéon du PSG au côté des Dahleb, Sušić, Rocheteau, Raí et autres figures déifiées à juste titre par les supporters.

C’est la fin d’un chapitre de notre histoire qui est en train de s’écrire actuellement. Personnellement j’en ai vécu déjà tellement mais pourtant cela me touche toujours autant de voir un joueur que j’ai aimé quitter le club, et je ne sais pas si tout le monde réalise bien à quel point Cavani a marqué notre club. Oui dans dix, vingt ou trente ans nous pourrons dire, j’ai vu jouer Cavani au PSG.


J.J. Buteau
silence le mur approche neymar mbappe tuchel psg virage

Silence, le mur approche

A l’heure où certains se lamentent de voir notre beau et cher PSG
pondre semaine après semaine des prestations désolantes,
je me dis que cette passe (peut-on dire mauvaise) ne peut être que bénéfique. Rarement aussi tôt dans une saison nous n’avions vu
un mur aussi gros
et féroce au loin dans la pénombre.

C’est une aubaine pour le club de le voir à un moment
où les matchs que nous jouons n’ont aucun grand intérêt
si ce n’est sceller un 9ème (10ème pour les plus amers) titre de champion de France.


Depuis que Mr Benoît Bastien a sifflé la mi temps de ce merveilleux clasico, la lumière est éteinte. Bien malin est celui qui saura dire quand est-ce que notre pléiade de mercenaires se décidera de remplacer les ampoules grillées ces dernières semaines. Cette bande de gamins immatures dans le jeu et le comportement, symbolisée par deux hommes, au futur qu’ils imaginent bien loin de notre jardin sacré, file un très mauvais coton. On pourra toujours pointer l’abnégation qui a mené à renverser deux matchs très mal embarqués, pour ne pas dire plus, à Madrid et Montpellier. Mais cela relève plus d’une prière de Neymar entendue par les dieux du foot menant à deux miracles au vu de la physionomie des ces matchs.

Et Tuchel dans tout ça ? Un énième fusible dans ce tableau électrique prêt à sauter d’ici trois mois car le Paris Saint-Germain aura été éliminé après avoir pourtant mené la confrontation de trois buts sur l’ensemble des deux matchs ? Cela ressemble à une boucle infinie. N’avez-vous pas remarqué ? Chaque échec est mis sur le dos pas bien large des entraîneurs passés sur notre banc. Pourtant chaque échec a été provoqué par les mêmes têtes chaque saison. Un capitaine qui juge opportun de faire des câlins à ses compatriotes de sélection dans le couloir par exemple.

La façon dont le coach allemand a dû s’écraser après le nouvel épisode de la crise d’adolescence de la diva Mbappé est consternante. Le “génie français”, comme dirait l’autre, devrait à son âge comprendre que le sport qu’il pratique est collectif. Et que sans les 10 types autour de lui nous n’aurions jamais parlé de la précocité à laquelle il a soulevé une coupe du monde et matraqué la ligue des champions de toute son insouciance (saison 2016-17 avec l’ASM).

Indigne du standing de l’effectif

Mais que voulez-vous reprocher à Tuchel ? Les directives de Doha sont claires. Prolonger la pépite de Bondy quitte à faire passer le respect de l’institution et des supporters après lui. Cette institution existe t-elle finalement? Pas dans le PSG que QSI a voulu créer en tout cas. Et sur le terrain ça donne quoi ? Un contenu indigne du standing de l’effectif que Leonardo et ses prédécesseurs ont plus ou moins bien construit.
Le navire sombre doucement, les miracles des derniers matchs n’auront pas lieu tous les 4 matins loin de là.

Tuchel ne peut pas agir sur la politique du club mais il est le premier responsable du marasme d’un groupe qui plonge dans une déliquescence dont on ne saurait voir le fond.
Il n’y a qu’à observer les comportements des uns et des autres après que Mbappé ait crucifié Rulli une deuxième fois en 4 minutes. Neymar déchaîné vers le parcage, Thiago Silva qui hurle sa joie. Cela ressemblait plus à une délivrance qu’autre chose et à vrai dire c’est très inquiétant. Trembler et ne pas savoir déjouer le pressing d’une équipe comme Montpellier avec les joueurs à notre disposition est-ce digne de notre rang ?
Il y a quelques années Leonardo avait éjecté Kombouaré pour bien moins que ça, à lui de nous montrer qu’il a la même poigne et la même exigence 8 ans après.

Aujourd’hui le PSG ne fait plus peur à personne si ce n’est à lui même, ses limites ne cessent de se creuser et on en découvre chaque semaine.


Arthur G.

Diva

NEYMAR EST UNE DIVA.
Une phrase souvent entendue et qui ne sonne pas franchement comme un compliment. Capricieux, égoïste, expert en roulades, mercenaire, mythomane, provocateur, flambeur, fêtard… le Brésilien a fait beaucoup parler de lui
ces deux dernières années en des termes qui ne font pas envie
et qui font oublier l’essentiel, LE FOOTBALL.


Il n’y a pas de fumée sans feu. Oui, Neymar est critiquable à bien des égards. Et le match de samedi à Montpellier a rappelé combien il pouvait être exaspérant. Forcément gardé de près par la défense héraultaise, le numéro 10 avait trouvé à qui parler en la personne de Pedro Mendes. Le rugueux défenseur Portugais savait quoi faire pour déstabiliser le Brésilien. C’en était presque trop facile. Du jeu viril, de l’engagement, Pedro a montré qu’il était un bonhomme, un vrai. Il n’allait pas se laisser avoir par les cabrioles de cette petite danseuse de samba. Et comme M. Anthony Gautier avait décidé d’économiser son souffle, le bon Pedro s’en donnait à cœur joie. Et puisqu’il était d’humeur généreuse, il en a profité pour offrir un bon tacle bien sale à Juan Bernat. Mais là, M. Gautier a sorti le jaune. Envoyer la Princesse du Carnaval brouter la pelouse, ça passe. Mais s’en prendre au pauvre petit Juan, 1m60 les bras levés, non.

Sifflé à chaque touche de balle, Neymar continuait son bonhomme de chemin sur le même registre. Ballons perdus, dribbles foireux, sauts de cabri au moindre contact, signes d’agacement, contestations incessantes… C’est à croire que le Ney avait décidé de donner raison à tous ses détracteurs. Alors oui, il y avait bien quelques chevauchées un brin désespérées pour tenter d’apporter une étincelle dans le jeu parisien. Quelques paillettes, un peu de poudre aux yeux, du classique pour une diva.

Les critiques de Neymar ont dû se régaler pendant 70 minutes. La diva leur donnait raison. Mais c’était oublier un détail important. Une diva, avant d’être une caricature, est un talent à part. Une diva est l’incarnation du génie, une œuvre d’art vivante, l’expression spontanée de la beauté dans ce monde médiocre. Et alors que l’on commençait à retrouver des bribes de ce qui fait de Neymar un incroyable joueur, une accélération et un crochet poussaient le vaillant Pedro à la faute. Un deuxième jaune qui renvoyait le besogneux lusitanien au vestiaire, où il a pu mesurer le fossé qui le sépare encore de Neymar. Mendes ne sera jamais une diva. Il en tirera peut-être une forme de fierté. Il lui faudra bien cette mince consolation pour oublier les conséquences de son acte.

Réduit à dix, le MHSC allait souffrir, c’était une certitude. Mais avec beaucoup de courage, un sérieux sans faille, l’exploit restait possible. Sauf que la diva en avait décidé autrement. Vexé par le traitement reçu pendant 70 minutes, Ney avait bien l’intention de laver cet affront inacceptable. Sur le coup-franc offert par l’expulsion de Mendes, il se chargeait d’exécuter la sentence d’une merveille de frappe dans la lucarne. Deux minutes plus tard, il envoyait Mbappé au but d’une passe en profondeur aussi délicate que létale. Il ne fallait pas énerver la diva.

En quelques minutes, la diva a changé le cours du match. En une poignée de secondes Neymar a rappelé à tout le monde qu’il était un joueur fantastique, un magicien capable d’illuminer un match de toute sa classe, entre deux gestes d’humeur. Une diva n’est jamais parfaite, c’est vrai. Mais c’est uniquement pour nous prouver qu’elle appartient bien au commun des mortels.


Café Crème et Sombrero

Wake Up Call

Miroir, mon doux miroir, dis moi qui est le plus beau ?
Ce PSG-Nantes n’était pas qu’un simple match de Ligue 1
coincé au cœur d’un hiver gris. Non. Ce PSG-Nantes raconte ce que nous sommes
et ce que nous ne serons, peut-être, jamais.


D‘entrée, on comprend que le foot n’aura pas vraiment son mot à dire. Nous jouons en marchant, nous empruntons systématiquement les mêmes chemins au moment d’attaquer, nous perdons un nombre de balles absolument hallucinant, nous balbutions, nous bégayons, nous insultons une nouvelle fois le ballon, l’esprit et les tribunes. Silva et Navas sont eux montés au front. Comme d’habitude. Et je sauve Angel, allez. Les autres, tous les autres, ont démontré que Paris n’était rien pour eux. Un hôtel de passe, une récréation lucrative, un showcase aux paillettes délavées. Passons.

Ce soir, nous avons (dé)joué, encore et encore. Cette année, quoi ? Le real au match aller ? Ok. Et après ? L’om ? À la rigueur. Mais sinon, rien. Le vide, les ténèbres, l’ennui, le club med. Et plus ça va, plus nous sombrons. Certes, nos victoires sont plus nombreuses que nos défaites. Pas de quoi non plus épouser Kurzawa ! En ligue 1, nous n’avons que deux ennemis : nous-mêmes et l’arbitrage et son robot merdique. En LDC, nous sommes qualifiés. Bravo. Et peut-être même que nous irons loin en 2020. Allez savoir. Payet, son 90 C et les siens sont bien deuxième à l’heure qu’il est. Tout est possible. Mais pour rêver en grand, il faut d’abord et avant tout jouer au football et sur 90 minutes, nous n’en honorons qu’une quinzaine par match, grand max.

Ce soir, avec pourtant nos deux stars internationales, nous n’avons rien montré. Le but de Mbappé est somptueux, également celui de Neymar refusé par un Var dégueulasse et plus que suspect (messieurs les arbitres, où était l’erreur manifeste ?) mais ils ne disent rien. J’entends déjà les couillons post moderne ricaner et déclarer qu’on a gagné et que tout le reste n’est que littérature, ces petits trous du cul qui n’ouvriront jamais un livre de leur vie. Sur l’After, alors que j’écris ces lignes, un certain Dylan pourrit les deux ratés de Cavani. Derrière, Mohamed, qui sort du Parc, enfonce le clou et termine Edi avec quelques adjectifs vraiment atroces. Il a à un moment cette phrase de vertige: « moi, j’aime avec mes yeux pas avec mon coeur ». Voilà où on en est.

Une équipe molle et prête à toutes les trahisons et les abandons coupables et une nouvelle génération de supporters qui assume sa saloperie libérale. Qui croit vraiment qu’il n’y a que la victoire qui fait loi. Ils sont nés avec la France championne du monde, le Black Friday, la trottinette en libre service. Ils sont heureux tant qu’ils consomment sans frein et que Neymar et Mbappé la foutent au fond. Peu importe la manière, peu importe demain. Épicuriens difformes et incultes, nouveaux barbares qui s’ignorent, footix à l’arrogance coupable. Ils disparaîtront quand l’argent qatari et les victoires iront tapiner ailleurs. Ils préfèrent vendre leur cul que d’élever leur âme. Tant pis pour eux.

J’ai croisé Akhenaton du groupe IAM récemment. Il a eu quelques mots sur Cavani qui m’ont ému. Oui. À l’heure où les soi-disant miens lui crachent à la tronche sans retenue, sans amour, sans reconnaissance. Ces néo-supporters ne jurent que par notre duo magique. Moi, ce soir, j’ai vu un Mbappé faire encore un match médiocre, malgré son pion. Je l’ai encore vu sortir en boudant. Je l’appelle désormais le Carl Lewis du pauvre. Il court vite. Voilà. Neymar a beaucoup raté lui aussi. Mais il a lui aussi marqué. Alors, il ne faut rien dire et se contenter d’applaudir. Ah bon ? Gueye commence vraiment à ressembler à un joueur du PSG du début des années 2000. Cela ne me rassure pas. Meunier et Kurzawa sont fin prêts pour rejoindre n’importe quelle équipe de volley ou de hand. Marquinhos n’est pas un vrai 6 mais apparemment, Tuchel en a décidé autrement… Le gâchis…

Et le voilà, peut-être, notre principal problème. Notre entraîneur. Un coach n’est pas là pour apprendre aux joueurs à faire des passes, des dribbles, des tirs. Il doit déjà incarner le Club. Transmettre un désir ardent. Il doit pousser les onze sur la pelouse à tout donner à chaque match. Et Tuchel n’y parvient pas. C’est une évidence. J’aime bien Thomas mais il n’est pas, plus, l’homme de la situation. Les regards de Leo ce soir en gros plan… Leo ne peut pas accepter, au Parc et à l’extérieur, que nos joueurs insultent avec autant de morgue le jeu. Impossible. Et dès qu’on nous rentre dedans, on plonge, à chaque fois. Ce n’est plus acceptable.

Le même Dylan, toujours dans l’after, traite Herrera de béni-oui-oui, il fanfaronne et dit que ce n’est pas avec ce genre de joueurs qu’on peut espérer un jour atteindre les sommets européens. Mais sans des mecs comme Herrera, nous resterons cette équipe monstrueuse et sans passion. Ce défilé de stars qui naviguent à vue. Aucune exigence, aucune discipline, nos attaquants refusent de défendre. Quel coach peut tolérer ça ? Quel public ? Pas moi. Et je ne pense pas être le seul. J’espère ne pas être le seul. Suis-je le seul ??? Je n’ai évidemment pas de remède miracle. J’avoue qu’un retour de Carlo à Paris me procurerait un plaisir certain. Voire une petite érection. On ne peut pas se faire à l’idée que Paris va jouer ainsi toute l’année. C’est insupportable. C’est ridicule. On a tout pour être les meilleurs ? Sauf l’envie. Qu’avons nous alors, véritablement ? Rien.

Comme les lyonnaises d’Aulas, nous nous voyons trop beaux. La mauvaise blague. Liverpool et quelques autres nous attendent au tournant. Ils ne nous rateront pas. Et nous l’aurons bien cherché. Et si l’on devait tout de même soulever cette putain de coupe aux grandes oreilles en mai prochain en jouant de la sorte, il y aurait comme un goût amer, non ? Sauf pour Dylan et ses semblables. Nous aurions une étoile sur notre maillot. Une étoile que le premier trou noir avalera sans attendre. “Je parie toujours sur la même victoire : La mienne”, “supporter ou parieur ? Surtout vainqueur” proclament fièrement dans nos rues des publicités de paris en ligne. Charon, dont vous ignorez probablement l’existence, vous attend, Dylan, Mohamed et tous les autres.

PSG4LIFE


Jérôme Reijasse