Humeur

Still loving you virage psg

Still Loving You

Meilleur joueur du match contre Dortmund : Kurzawa. Voila comment s’écrit l’histoire du PSG. À coups de phrases terribles et ridicules. Ce soir, Paris a joué comme Ipswich ou Leeds. Des longs ballons balancés devant, prières creuses, bouteilles
dans UNE MER DE MEDIOCRITÉ.

Je ne vais pas ici chialer comme une lyonnaise ou maudire les Dieux du sport comme tous les Parisiens footix entendus tout à l’heure dans les médias. Les mêmes qui, avant ce naufrage collectif en terre teutonne, voyaient le PSG vaincre en marchant. Et pariaient déjà sur notre futur adversaire en quart. Les infidèles. Ce soir, nous ne méritions rien d’autre. 19 heures. Le onze titulaire tombe sur RMC Sports. Je n’ose y croire mais les noms défilent sur ma télé. 4-3-3. Pas d’Icardi. Pas de Cavani. Pas de Sarabia. Paredes et Herrera même pas de la fête. Marquinhos au milieu. Mbappé dans l’axe. Gueye présent. Thomas déclare qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas de faire all in. Ach! Il a son petit sourire en coin, notre coach. Je ne l’aime pas ce sourire parce qu’il ne cache que des choses désagréables. Soit une suffisance qui n’a pas lieu d’être. Soit un aveuglement coupable. Passons.

J’envoie des textos angoissés. Je reçois des réponses amusées. En gros, j’exagère, je ne fais pas confiance, je cède à la peur. Ok. On joue en 4-2-4 depuis des mois et là, au moment de plonger dans le match le plus important de notre année, bim !, Thomas fait machine arrière. Il se planque en prétextant que certains joueurs sont à court de forme. Bla-bla-bla. Il pète de trouille oui! Je prie pour que sa frilosité n’atteigne pas nos joueurs. Je crains déjà le pire. On ne m’en voudra pas. Chat échaudé… Ça commence. Mal. Sans attendre. On rate nos passes, on recule, on joue les yeux dans le rétro. Devant ? Rien. Absolument rien ! Nous n’avions jamais aussi peu tiré au but dans toute notre histoire en Ligue des champions. C’est ma télé qui me l’apprend. À peine croyable. Sans Navas, on peut rentrer au vestiaire déjà défaits.

Il n’y a pas de milieu. On est 7 à très mal défendre. Neymar, le cheveux court, est ce soir un Samson du pauvre, un peu grassouillet. Il ne transmet jamais, accélère avec le frein à main, et, de toute façon, n’a aucune passe à faire. C’est le grand néant, le vide absolu. C’est absolument le match qu’il ne fallait pas faire et c’est exactement le match que nous faisons. Et contre une équipe de Dortmund privée de plusieurs cadres, plutôt collective mais franchement moyenne. Ce soir, l’arbitre n’a même pas eu besoin de jouer avec nos nerfs. Ce soir, le Var est resté neutre et muet. Ce soir, le soi-disant Mur jaune n’a impressionné personne, on n’a entendu pendant toute la partie que les ultras parisiens. Et ce soir, le meilleur a gagné.

Nous sommes à notre place

Mais y’avait-il une équipe en face ? Navas et Kurzawa. C’est tout. Mbappé a regardé Haaland jouer à sa place au football. Thomas a fait son premier changement à la 75ème. Il n’a à aucun moment remis son schéma de jeu en question. Il a flingué quelques uns de nos joueurs majeurs, qu’ils soient titulaires, sur le banc ou à la maison. Trois de nos artistes risquaient la suspension en cas de carton jaune et, bingo, Meunier et Verratti seront dans les tribunes le 11 mars prochain. Pour préserver Neymar, on lui avait évité Lyon, Dijon, Amiens. C’était évidemment ridicule et on l’a payé cher. Quel boxeur refuserait d’en prendre quelques unes dans la tronche avant son grand combat ? Ce soir, le Brésilien était claqué, sans ressource, impuissant. Tout ça parce qu’on a eu peur de la blessure. Nous sommes des peureux, oui. Nous n’apprenons jamais. Nous sommes à notre place. Nous avons encore gâché. Fait chialer des mômes, frustré des passionnés, craché à la tronche du foot. Encore !

Pourtant, je ne suis même pas triste. À peine déçu. Peut-être parce que nous avons encore une chance de nous qualifier au Parc. Peut-être parce que cette équipe ne mérite pas, plus, ni mes larmes ni mes crises de rage. Ce soir, c’est l’évidence. Paris est son seul ennemi. Et il fait si bien le taf lorsqu’il faut se torpiller… On ne peut pas tout bouleverser mais on peut entreprendre quelques rafraîchissements avant que notre maison ne s’effondre définitivement. Tuchel doit s’incliner. Il a échoué. Oui, sur la pelouse, ce n’est pas lui qui marche, rate et se déchire. D’accord. Mais il doit partir. D’entendre Marquinhos déclarer à la fin du match que Paris a bien géré la première mi-temps !!! De voir nos attaquants ne même pas faire semblant de courir à la perte de balle, de voir ces boulevards offerts par notre défense, de comprendre, le jour où l’on joue notre peau, que tout ce que l’on a fait depuis le mois d’août n’aura servi absolument à rien, c’est simplement intolérable.

Nous ne sommes pas des soldats à l’heure de monter au front. Mais des gamins trop gâtés, des starlettes sous gastro. Ce soir, il n’y avait pas d’envie !!! Putain !!! Pas d’envie !!! C’est inqualifiable ! Est-ce notre destin ? N’en déplaise à Ibra et à tous les néo supporters cons comme des balais, Paris, à une époque, savait affronter l’Histoire les yeux dans les yeux. Sans chiasse ni jambes qui tremblent. Cela ne relève donc pas de la malédiction. C’est donc bel et bien un problème d’hommes. Nos héros d’hier doivent partir maintenant. Silva, Marco pour commencer. Presnel, il faudra lui faire encore confiance parce qu’il est des nôtres… Mais il serait temps aussi qu’il s’y mette vraiment.

Perdre est envisageable

Et donc Thomas. Ce ne sera pas la première fois qu’un Allemand quittera Paris la queue entre les jambes… Il a eu sa chance. Voilà. Il n’y a même pas de rancune ici. Il faut savoir abdiquer parfois. Pour le bien d’un peuple. Parce que s’il y a bien une chose qui fait honneur au PSG, c’est son peuple. Les 3500 qui ont bouffé du bitume pour en être, les milliers d’autres dans leur canapé. Ils existent, ils sont irréductibles, incorruptibles. Ils sont notre foi, notre honneur, notre seule fierté. À l’heure du pognon roi et du cynisme décomplexé, c’est déjà beaucoup. Des milliers d’âmes qui s’accrochent malgré les tempêtes qui se succèdent, inlassablement.

11 mars 2020. Je devais aller voir avec mon ami Paco Morrissey en concert. J’opterai finalement pour PSG-Dortmund. Nous avons encore la chance de nous racheter. Au PARC. C’est presque inespéré après un match si minable. Une victoire, peu importe le score et nous valserons de nouveau avec un quart de finale continental. C’est une promesse qu’il faudra tenir. Perdre est envisageable. Ce n’est pas le problème. Perdre en ayant tout donné, je prends. Mais si nous devions disparaître chez nous sans jouer, sans coeur, sans couilles, un peu comme contre le Real il y a deux ans…

Minuit et quelques. Thomas est en conférence de presse. Il est sec, vexé, presque désagréable. « On ne peut pas dire ce qu’il se serait passé si on avait joué en 4-4-2… » dit-il, en buvant un jus de fruit. Oui Thomas. On ne pourra jamais le savoir, c’est indiscutable. Et quand un journaliste lui demande pourquoi ses joueurs avaient l’air un peu perdus dans ce système, sa réponse me frustre et c’est encore un euphémisme: « ce serait trop long à expliquer. » Achtung, Thomas, achtung ! Une image furtive sur l’équipe télé maintenant : Leo, seul dans le bus, au téléphone. Nos amis journalistes corbeaux, évidemment, fantasment en direct. Leo, là, en train de virer Thomas. Ahahahah. Peut-être. Qui sait ? Peut-être qu’il était en train de se commander une call girl.

Le ridicule n’a jamais tué

On va tout entendre dans les prochains jours. On va re-signer pour trois semaines de battage médiatique. Mission Dortmund, Ah ah ah, that’s the final countdown !!! On avait déjà tout entendu depuis le tirage au sort en décembre. On fera semblant de les écouter, ces prophètes de malheur, et on ne fera en fait qu’une seule chose, en silence, loin du monde : nous prierons pour un grand match des nôtres. Parce qu’il ne nous reste que ça. Le PSG ne ressemble à aucun autre club. Le ridicule n’a jamais tué. Aux armes citoyens ! Sparta !!! Libéréééé, délivréééé, War is on !!! Notre seul moyen de violer la remontada ?

Battre Dortmund en aimant le football de toutes nos forces. Hé, les parieurs abonnés, les footix trop gâtés, les jeunes arrogants, les ennemis qui souhaitent notre chute, sachez une chose : il y a eu, avant Nasser, Mbappé et Ibra, un match contre Madrid, au siècle dernier. Nous l’avons vécu, vraiment, intensément, éternellement pendant que toi, tu n’avais même pas encore trouvé l’adresse des couilles de ton père. Je ne joue pas la carte du « c’était mieux avant ». Non, vraiment pas. Je dis juste que Paris a su être grand, courageux, combattif, chanceux, habité, même merveilleux le temps d’un match crucial, – et je pourrais t’en citer quelques autres, de matchs indélébiles-, et que donc, Paris peut encore le faire. Le 11 mars approche !

NB : Dimanche, nous affrontons Bordeaux. Il faudra gagner et avec la manière. Premier round d’un entraînement décisif. C’est ainsi qu’il faut voir la Ligue 1. C’est ainsi que nous pourfendrons Dortmund ! Le reste n’est que bavardage de comptoir, boulard déplacé et frilosité coupable.

PSG4LIFE


Jérôme Reijasse
4 ingrédients Virage PSG

Les 4 ingrédients pour se faire le mur

Ça y est, avec la Ligue des Champions, l’excitation mais aussi les fantasmes et la paranoïa reviennent. En ce jour de match au Signal Iduna Park, je vais tenter de lister les 4 enseignements essentiels des précédentes éditions.


4 ingrédients Virage PSG

Depuis maintenant trop longtemps, les entraîneurs du PSG tentent des coups au pire moment (le plus illustre exemple étant le 5-3-2 sorti du chapeau par Laurent Blanc à l’Etihad). Si on souhaite franchir un cap cette année, il va falloir assumer nos ambitions au niveau tactique. A ce titre, il revient à Tuchel de rester sur le schéma de jeux utilisé depuis quelques mois. La question de la vulnérabilité d’un milieu à 2 est évidente mais changer de tactique serait casser des automatismes qui ont fait leurs preuves pendant des mois.

Milieu d’autant plus léger physiquement que si Marquinhos est disponible, il faudrait à mon sens le laisser en défense au regard des dernières performances de Kimpembe et Kehrer… J’entends déjà les gens dirent que Dortmund, ce n’est pas Dijon… Certes, mais cette dévalorisation permanente des records accomplis dans un cadre domestique qui serait trop faible n’est pas notre alliée. En revanche, souligner que le BVB est rarement confronté à des équipes qui alignent 4 joueurs à vocation offensive et se prend malgré tout des valises de buts, c’est plutôt réconfortant… surtout pour un match aller à l’extérieur où l’objectif sera de marquer plus qu’eux.

Bref, on part en 4-2-2-2 et on laisse à Favre l’obligation de se creuser la tête.

4 ingrédients Virage PSG

A chaque interview, il en parle sereinement : Kylian Mbappé s’affirme comme un candidat crédible pour le titre individuel suprême du ballon d’or. C’est très bien et très mignon mais en attendant, il n’est que très rarement au niveau lors des gros matchs : un match épouvantable à Munich l’année dernière (où il oublie de servir Cavani un nombre incalculable de fois), un raté monstrueux à Old Trafford et un match à la Casper le gentil fantôme au retour… 

Il faudra pour ce match, que le garçon retrouve son humilité, qu’il ne soit pas dans la logique d’être le héros et… qu’il lève la tête. Concernant Neymar, autre candidat au suffrage, sa seule présence serait quasiment un miracle après tant d’absence…

4 ingrédients Virage PSG

Combien de fois avons-nous vu cet effectif, sans comparaison possible dans le monde, se désolidariser après avoir entendu l’hymne de la compétition européenne qui devrait, au contraire, décupler leur motivation ? Dans le cadre du match de ce soir, il ne faudra laisser aucune place au doute même si nous sommes menés de deux buts au bout de 15 minutes. Et pour cela, une consigne principale doit être respectée : tout le monde défend de la première à la dernière minute !!!

Neymar a, sur certains matchs cette année, été le joueur qui a gratté le plus de ballons à ses adversaires. Sans en attendre autant de sa part ce soir, très clairement le membre du quatuor offensif qui aura la meilleure stat’ dans ce domaine sera pour moi le FANTASTIQUE du match car il aura donné l’impulsion et surtout n’aura jamais abandonné les joueurs derrière lui comme cela s’est trop vu à Madrid cette saison (notamment sur le côté droit).    

4 ingrédients Virage PSG

Le 16 ou le 17 février 2017, je remarque qu’un assourdissant silence était en train de gagner les rangs de la communication du PSG. Une victoire éclatante sur un mastodonte européen avec une équipe qui devait avoir 3 ans de moyenne d’âge de moins que l’équipe catalane et personne ne soulignait l’importance de valider cette « passation » en allant gagner au Camp Nou.

Au lieu de ça, on assistait à la scène de la pizzeria où aucun joueur présent ne semblait motivé à l’idée de gagner le match retour… Ce silence avait une origine : le départ de Léonardo. Avec le retour du brésilien, on peut espérer qu’il donnera une interview à l’Equipe ou au Parisien pour évoquer le match retour et la suite de la compétition. Cette incarnation sera nécessaire et c’est vraiment dans ce moment-là que le bénéfice du retour de Léo sera le plus manifeste… d’autant plus que nous sommes dans un schéma de retour très éloigné comme cela avait été le cas en 2017.

Avec tous ces ingrédients réunis et en espérant une équipe peu amoindrie, je ne doute pas une seconde que le PSG fera l’un des plus gros scores de son histoire en Ligue des Champions.


Jean Miflin
                

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Réussir ou mourir

Février, nous y voilà. Mois tant attendu par nous autres parisiens, précédant le terriblement redouté mois de mars. A la veille de recevoir des lyonnais moribonds, tous les esprits ou presque sont tournés vers la Ruhr.


Le déplacement au Westfalenstadion concluera en beauté un road trip composé de 10 matchs à l’extérieur sur 14 depuis la reprise au lendemain du nouvel an.
Au vu des prestations de nos parisiens depuis quelques jours, on peut se demander si la retenue dans les efforts et l’intensité n’est pas de mise.
La réception des Gones qui fait office de dernier « test » avant le 18 février donnera des éléments de réponse.

La nervosité affichée par « le génie français »,interpelle forcément. Qu’est-ce que recherche Kylian ? Il est chez lui, devant sa famille, ses amis, il a marqué, le score est de 5 à 0… Allons, nous ne sommes pas dupes, le terrain est en préparation pour une prolongation XXL, ou bien un départ dans la capitale espagnole. M’enfin, là n’est pas le sujet.

Finalement on assiste à une période pré-ligue des champions classique, habituelle. Des blessés, une bonne série de victoires, certaines convaincantes, d’autres moins. Alors on peut se dire que nous sommes dans une boucle infinie qui se répétera chaque saison à la même période.
La veille de ses cinquante ans, le PSG se doit de pimenter sa fin de saison, le championnat étant acquis et un tapis rouge vers les Coupes nationales lui étant dressé. Sinon, les interrogations sur le chemin que prend le projet QSI seront multiples.

A l’heure où Edinson Cavani vient tout juste d’être réintégré au groupe et où Neymar avoue être pleinement investi au club, on a réellement envie de penser que le signe indien peut enfin être vaincu. Les querelles entre la direction et les familles respectives sont mises de côté pour au moins trois mois et demi. L’union sacrée enfin au beau fixe ? Sûrement trop utopique.

Ceci étant dit, Thomas Tuchel a au moins trouvé sa formule magique avec ses quatre fantastiques. A voir si nos onze soldats seront capables de marquer le match de leur empreinte et dicter le rythme dans quelques jours face au mur jaune.
En tout cas, le technicien allemand a bien plus de certitudes que l’année dernière à la même période. Il a un effectif fourni en talent, en expérience et les carences sont plus minces que la saison passée. Elle peut se trouver ici la faille, dans ce cercle vicieux.


Arthur G.
En vrac ! Virage PSG

En vrac !

Sur son canapé, Jérôme Reijasse pense au PSG.


– Paris vient d’enchaîner 5 victoires à l’extérieur. Qui dit mieux ? On vient, on gagne et on s’en va.

– Edi passera le printemps à Paris. Le Parc pourra ainsi le saluer comme il se doit. C’était important.

– Il me dit : « C’est con. On pouvait gratter 18 millions sur Cavani… ». Je lui réponds: « tiens, j’ai entendu dire que ta mère avait augmenté ses tarifs rue Blondel… ». Tous ces gens qui défendent chèrement l’argent des autres sont méprisables.

– Neymar prend un jaune pour abus de football génial. Pauvre France. Un rouge pour sa coupe rose aurait en revanche été tout à fait justifié.

– Ne soyons pas que des supporters aveuglés : La passe décisive de Savanier pour la tête de Congré est un pur délice.

– Kurzawa marque le cinquième. La Juve regrette déjà.

– Sarabia a la gueule d’un Nantais d’autrefois et les stats d’un ballon d’or d’aujourd’hui.

– Mbappé rate encore. Mbappé marque encore. Mbappé boude encore.

– Ce nouveau maillot noir et à colonne centrale bleu blanc rouge est beau. J’aimerais même l’acheter mais je suis un non méritant. Caisse vide.

– Neymar et Paredes qui posent pour vos réseaux asociaux avec le maillot de Delort. 6-0.

– Tuchel rappelle à Mbappé que c’est lui le chef. Le papa. Le professeur. Le baby-sitter. Mbappé mériterait une bonne fessée.

– Coronavirus : jeudi, j’ai rêvé que l’om partait faire une tournée en Chine. Atchoum !

– Quand Paredes porte notre brassard de capitaine, il marque et nous gagnons. Que vous faut-il de plus ?

– Nos amis médias parlent en boucle des éventuelles futures blessures au PSG avant Dortmund. Dans la campagne de mon enfance, on chassait les corbeaux. Oiseaux de malheur.

– Haaland ressemble à la cousine d’Ivan Drago et plante 18 buts par match. Achtung !

« Ma devise dans le foot c’est l’argent » proclame une publicité pour les paris sportifs dans le métro. Et ben moi ma devise dans le foot, c’est mon poing dans ta gueule. Match nul.

– Kobe rejoint Balavoine au Paradis en hélico. Repose en paix.

– Delort suce maintenant Neymar devant les micros. 7-0.

– Il me demande qui je veux tirer en quart de finale de ligue des champions. Je lui réponds que sa mère a filé la chtouille à toute la sélection portugaise pendant l’euro 2016. Et son daron un herpès à CR7.

– De Sciglio ne viendra finalement pas. Ça ne s’écrit pas comme ça ?

– Edi a marqué à la toute fin du match. 199 buts ! Ah, hors jeu… 198. S’il atteint les 200, l’aimerez vous enfin, bande de mécréants ?

– Icardi n’a pas marqué depuis six matchs. Mon fils, en une semaine, a planté contre Paris 19ème (victoire 3-1), deux autres fois à l’entraînement plus une passe décisive. Pas photo.

– Gauthier, le merveilleux éditeur de mon livre « Parc » publié voilà dix ans (freine ta putain de course, grande horloge !!!) passe mardi dernier m’en déposer quelques exemplaires. Je les vends sur Rakuten. 4500 euros l’unité, évidemment dédicacé. Un chef d’œuvre à prix cassé. Dépêchez vous, rupture de stock imminente !!!

– Coupe de la Ligue. Finale : PSG/Lyon. Toko Ekambi. Achtung !

– Vacances pourries : Dagba se blesse gravement sur un terrain de beach volley.

–  Oui, il est possible d’écrire un mauvais livre sur les tribunes. Je viens d’en refermer un. Rater la passion… C’est moche.

– Kouassi. Welcome, kid ! Pour l’instant, tu assumes et tu assures.

– Presnel semble vraiment de retour. C’est une bonne chose. Il faudra juste penser à lui scotcher les bras au match retour…

Jean Cécé déteste les chants de supporters. Jean Cécé a chanté dans les tribunes du Parc hier. Jean Cécé est un traitre à lui même.

– Être supporter toulousain ou parisien ? Mmm… J’hésite…


Jérôme Reijasse

Le premier jour du reste de ma vie…
Sans Cavani

Voilà… Si l’on en croit la rumeur, ça y est. C’est fait.
A la fin de la saison El Matador quittera la maison
pour celle des Colchoneros


Trop vieux, fini pour Paris, mais pourtant assurément un futur joueur titulaire à Madrid… Pourquoi laisser partir le meilleur buteur de l’histoire du club, devant des goléadors comme Zlatan, Pedro Pauleta et Dominique Rocheteau ? Des joueurs également adulés du public chacun à leur époque.
Comment peut-on le pousser dehors ?

Faisait-il trop d’ombre aux 2 extraterrestres du club qui n’ont encore pas reçu d’hommage du Parc comme a pu en recevoir Edi… Le club ne supporterait plus ce pied de Ney au Kiki de tous les kiki ? Comment peut on ne pas tout faire pour que ce joueur finisse sa carrière à Paris ?

« Edi sois bon » chantait un autre M’sieur Eddy, Edi l’a été, bon, et le sera encore pour 144 jours sous nos couleurs.

En espérant bien-sûr que notre Germain stratège ne soit pas aussi incrédule que son saint patron, et qu’il croit enfin en Saint-Edi, qu’il ne lui laisse pas des miettes de festin, mais qu’il le respecte et lui permettre d’avoir une sortie digne des légendes du club comme Raí ou Pauleta.

Edi Cavani PSG Virage

Evidement en doux rêveur, un but cavanesque en finale de Ligue des Champions serait parfait… Des fois Paris sait aussi écrire de belles histoires. Car il faut bien le reconnaitre, la gestion du cas Cavani m’énerve et m’attriste, match après match. Et je ne suis pas le seul. On peut bien nous traiter de romantique, mais ce n’est même pas le cas. Oui pour Javier je l’avoue l’amour l’emportait sur la raison. Oui pour Javier il était temps de partir, le voir trainer de blessures en blessures était une souffrance pour tous ceux qui aimaient son talent qui nous faisait oublier tout le reste dès qu’il pouvait de nouveau illuminer les pelouses de sa classe.

Mais revenons à notre Uruguyen préféré (désolé pour notre oignon Rodriguez qui a eu longtemps ce titre), je n’ose encore l’imaginer sous la tunique des matelassiers. Ce sera comme voir son ex avec un autre… Et pourtant je suis sûr que là-bas il sera rapidement l’idole du club, il ne peut en être autrement. Et quelque part je serai heureux pour lui, car au moins ils sera sur le terrain, donnera tout, marquera but sur but et prouvera à tous ces « footixs » et prédicateurs de bas étage qu’il n’est pas cuit, mais qu’au contraire il est plus en forme que jamais.

Et honnêtement, l’Atletico de Simeone est vraiment une équipe faite pour lui.  Comme l’était également le Napoli, lorsqu’avec notre ami Pocho il faisait du San Paolo un cratère plus bouillant encore que le Vésuve. Ce n’est pas du romantisme disais-je plus haut, non. Cavani n’a jamais eu sa chance depuis sa blessure. Certains auraient même trouvé humiliant le traitement qui lui est réservé. Lui a continué à bosser, à se tenir prêt pour l’équipe, à rester souriant et ouvert avec partenaires et supporters. La classe on l’a, ou on ne l’a pas.

Edi Cavani PSG Virage

Cavani n’est pas mort et il mérite d’avoir sa place dans notre équipe, et pas uniquement dans les « petits matchs », il faut lui donner du rythme et de la confiance. Tout le reste il l’a déjà. Quel bonheur nous avons eu de crier de rage après ses buts, cette rage qui manque tant au club depuis plusieurs saisons.

Lui l’a toujours eu, même lors de notre plus funeste soirée en Ligue des Champions où il fut le seul « à faire le taf ».

Générosité, simplicité, amour, soif de buts, voilà les mots qui reviennent le plus dans la bouche des supporters parisiens pour Cavani. Alors profitons. Profitons comme hier soir, ou face aux amateurs de Montlhéry où il nous a offert ses 197 et 198 buts sous le maillot rouge et bleu. Chaque but sonne comme un décompte… Combien en vivrons nous encore… Combien de minutes aurons nous encore à profiter de lui sous nos couleurs… Dégustons jusqu’au bout car dans 144 jours il sera trop tard… Ses stats seront figées à jamais. Il ne nous restera plus que le souvenir… Il aura sa place au Panthéon du PSG au côté des Dahleb, Sušić, Rocheteau, Raí et autres figures déifiées à juste titre par les supporters.

C’est la fin d’un chapitre de notre histoire qui est en train de s’écrire actuellement. Personnellement j’en ai vécu déjà tellement mais pourtant cela me touche toujours autant de voir un joueur que j’ai aimé quitter le club, et je ne sais pas si tout le monde réalise bien à quel point Cavani a marqué notre club. Oui dans dix, vingt ou trente ans nous pourrons dire, j’ai vu jouer Cavani au PSG.


J.J. Buteau
silence le mur approche neymar mbappe tuchel psg virage

Silence, le mur approche

A l’heure où certains se lamentent de voir notre beau et cher PSG
pondre semaine après semaine des prestations désolantes,
je me dis que cette passe (peut-on dire mauvaise) ne peut être que bénéfique. Rarement aussi tôt dans une saison nous n’avions vu
un mur aussi gros
et féroce au loin dans la pénombre.

C’est une aubaine pour le club de le voir à un moment
où les matchs que nous jouons n’ont aucun grand intérêt
si ce n’est sceller un 9ème (10ème pour les plus amers) titre de champion de France.


Depuis que Mr Benoît Bastien a sifflé la mi temps de ce merveilleux clasico, la lumière est éteinte. Bien malin est celui qui saura dire quand est-ce que notre pléiade de mercenaires se décidera de remplacer les ampoules grillées ces dernières semaines. Cette bande de gamins immatures dans le jeu et le comportement, symbolisée par deux hommes, au futur qu’ils imaginent bien loin de notre jardin sacré, file un très mauvais coton. On pourra toujours pointer l’abnégation qui a mené à renverser deux matchs très mal embarqués, pour ne pas dire plus, à Madrid et Montpellier. Mais cela relève plus d’une prière de Neymar entendue par les dieux du foot menant à deux miracles au vu de la physionomie des ces matchs.

Et Tuchel dans tout ça ? Un énième fusible dans ce tableau électrique prêt à sauter d’ici trois mois car le Paris Saint-Germain aura été éliminé après avoir pourtant mené la confrontation de trois buts sur l’ensemble des deux matchs ? Cela ressemble à une boucle infinie. N’avez-vous pas remarqué ? Chaque échec est mis sur le dos pas bien large des entraîneurs passés sur notre banc. Pourtant chaque échec a été provoqué par les mêmes têtes chaque saison. Un capitaine qui juge opportun de faire des câlins à ses compatriotes de sélection dans le couloir par exemple.

La façon dont le coach allemand a dû s’écraser après le nouvel épisode de la crise d’adolescence de la diva Mbappé est consternante. Le “génie français”, comme dirait l’autre, devrait à son âge comprendre que le sport qu’il pratique est collectif. Et que sans les 10 types autour de lui nous n’aurions jamais parlé de la précocité à laquelle il a soulevé une coupe du monde et matraqué la ligue des champions de toute son insouciance (saison 2016-17 avec l’ASM).

Indigne du standing de l’effectif

Mais que voulez-vous reprocher à Tuchel ? Les directives de Doha sont claires. Prolonger la pépite de Bondy quitte à faire passer le respect de l’institution et des supporters après lui. Cette institution existe t-elle finalement? Pas dans le PSG que QSI a voulu créer en tout cas. Et sur le terrain ça donne quoi ? Un contenu indigne du standing de l’effectif que Leonardo et ses prédécesseurs ont plus ou moins bien construit.
Le navire sombre doucement, les miracles des derniers matchs n’auront pas lieu tous les 4 matins loin de là.

Tuchel ne peut pas agir sur la politique du club mais il est le premier responsable du marasme d’un groupe qui plonge dans une déliquescence dont on ne saurait voir le fond.
Il n’y a qu’à observer les comportements des uns et des autres après que Mbappé ait crucifié Rulli une deuxième fois en 4 minutes. Neymar déchaîné vers le parcage, Thiago Silva qui hurle sa joie. Cela ressemblait plus à une délivrance qu’autre chose et à vrai dire c’est très inquiétant. Trembler et ne pas savoir déjouer le pressing d’une équipe comme Montpellier avec les joueurs à notre disposition est-ce digne de notre rang ?
Il y a quelques années Leonardo avait éjecté Kombouaré pour bien moins que ça, à lui de nous montrer qu’il a la même poigne et la même exigence 8 ans après.

Aujourd’hui le PSG ne fait plus peur à personne si ce n’est à lui même, ses limites ne cessent de se creuser et on en découvre chaque semaine.


Arthur G.

Diva

NEYMAR EST UNE DIVA.
Une phrase souvent entendue et qui ne sonne pas franchement comme un compliment. Capricieux, égoïste, expert en roulades, mercenaire, mythomane, provocateur, flambeur, fêtard… le Brésilien a fait beaucoup parler de lui
ces deux dernières années en des termes qui ne font pas envie
et qui font oublier l’essentiel, LE FOOTBALL.


Il n’y a pas de fumée sans feu. Oui, Neymar est critiquable à bien des égards. Et le match de samedi à Montpellier a rappelé combien il pouvait être exaspérant. Forcément gardé de près par la défense héraultaise, le numéro 10 avait trouvé à qui parler en la personne de Pedro Mendes. Le rugueux défenseur Portugais savait quoi faire pour déstabiliser le Brésilien. C’en était presque trop facile. Du jeu viril, de l’engagement, Pedro a montré qu’il était un bonhomme, un vrai. Il n’allait pas se laisser avoir par les cabrioles de cette petite danseuse de samba. Et comme M. Anthony Gautier avait décidé d’économiser son souffle, le bon Pedro s’en donnait à cœur joie. Et puisqu’il était d’humeur généreuse, il en a profité pour offrir un bon tacle bien sale à Juan Bernat. Mais là, M. Gautier a sorti le jaune. Envoyer la Princesse du Carnaval brouter la pelouse, ça passe. Mais s’en prendre au pauvre petit Juan, 1m60 les bras levés, non.

Sifflé à chaque touche de balle, Neymar continuait son bonhomme de chemin sur le même registre. Ballons perdus, dribbles foireux, sauts de cabri au moindre contact, signes d’agacement, contestations incessantes… C’est à croire que le Ney avait décidé de donner raison à tous ses détracteurs. Alors oui, il y avait bien quelques chevauchées un brin désespérées pour tenter d’apporter une étincelle dans le jeu parisien. Quelques paillettes, un peu de poudre aux yeux, du classique pour une diva.

Les critiques de Neymar ont dû se régaler pendant 70 minutes. La diva leur donnait raison. Mais c’était oublier un détail important. Une diva, avant d’être une caricature, est un talent à part. Une diva est l’incarnation du génie, une œuvre d’art vivante, l’expression spontanée de la beauté dans ce monde médiocre. Et alors que l’on commençait à retrouver des bribes de ce qui fait de Neymar un incroyable joueur, une accélération et un crochet poussaient le vaillant Pedro à la faute. Un deuxième jaune qui renvoyait le besogneux lusitanien au vestiaire, où il a pu mesurer le fossé qui le sépare encore de Neymar. Mendes ne sera jamais une diva. Il en tirera peut-être une forme de fierté. Il lui faudra bien cette mince consolation pour oublier les conséquences de son acte.

Réduit à dix, le MHSC allait souffrir, c’était une certitude. Mais avec beaucoup de courage, un sérieux sans faille, l’exploit restait possible. Sauf que la diva en avait décidé autrement. Vexé par le traitement reçu pendant 70 minutes, Ney avait bien l’intention de laver cet affront inacceptable. Sur le coup-franc offert par l’expulsion de Mendes, il se chargeait d’exécuter la sentence d’une merveille de frappe dans la lucarne. Deux minutes plus tard, il envoyait Mbappé au but d’une passe en profondeur aussi délicate que létale. Il ne fallait pas énerver la diva.

En quelques minutes, la diva a changé le cours du match. En une poignée de secondes Neymar a rappelé à tout le monde qu’il était un joueur fantastique, un magicien capable d’illuminer un match de toute sa classe, entre deux gestes d’humeur. Une diva n’est jamais parfaite, c’est vrai. Mais c’est uniquement pour nous prouver qu’elle appartient bien au commun des mortels.


Café Crème et Sombrero

Wake Up Call

Miroir, mon doux miroir, dis moi qui est le plus beau ?
Ce PSG-Nantes n’était pas qu’un simple match de Ligue 1
coincé au cœur d’un hiver gris. Non. Ce PSG-Nantes raconte ce que nous sommes
et ce que nous ne serons, peut-être, jamais.


D‘entrée, on comprend que le foot n’aura pas vraiment son mot à dire. Nous jouons en marchant, nous empruntons systématiquement les mêmes chemins au moment d’attaquer, nous perdons un nombre de balles absolument hallucinant, nous balbutions, nous bégayons, nous insultons une nouvelle fois le ballon, l’esprit et les tribunes. Silva et Navas sont eux montés au front. Comme d’habitude. Et je sauve Angel, allez. Les autres, tous les autres, ont démontré que Paris n’était rien pour eux. Un hôtel de passe, une récréation lucrative, un showcase aux paillettes délavées. Passons.

Ce soir, nous avons (dé)joué, encore et encore. Cette année, quoi ? Le real au match aller ? Ok. Et après ? L’om ? À la rigueur. Mais sinon, rien. Le vide, les ténèbres, l’ennui, le club med. Et plus ça va, plus nous sombrons. Certes, nos victoires sont plus nombreuses que nos défaites. Pas de quoi non plus épouser Kurzawa ! En ligue 1, nous n’avons que deux ennemis : nous-mêmes et l’arbitrage et son robot merdique. En LDC, nous sommes qualifiés. Bravo. Et peut-être même que nous irons loin en 2020. Allez savoir. Payet, son 90 C et les siens sont bien deuxième à l’heure qu’il est. Tout est possible. Mais pour rêver en grand, il faut d’abord et avant tout jouer au football et sur 90 minutes, nous n’en honorons qu’une quinzaine par match, grand max.

Ce soir, avec pourtant nos deux stars internationales, nous n’avons rien montré. Le but de Mbappé est somptueux, également celui de Neymar refusé par un Var dégueulasse et plus que suspect (messieurs les arbitres, où était l’erreur manifeste ?) mais ils ne disent rien. J’entends déjà les couillons post moderne ricaner et déclarer qu’on a gagné et que tout le reste n’est que littérature, ces petits trous du cul qui n’ouvriront jamais un livre de leur vie. Sur l’After, alors que j’écris ces lignes, un certain Dylan pourrit les deux ratés de Cavani. Derrière, Mohamed, qui sort du Parc, enfonce le clou et termine Edi avec quelques adjectifs vraiment atroces. Il a à un moment cette phrase de vertige: « moi, j’aime avec mes yeux pas avec mon coeur ». Voilà où on en est.

Une équipe molle et prête à toutes les trahisons et les abandons coupables et une nouvelle génération de supporters qui assume sa saloperie libérale. Qui croit vraiment qu’il n’y a que la victoire qui fait loi. Ils sont nés avec la France championne du monde, le Black Friday, la trottinette en libre service. Ils sont heureux tant qu’ils consomment sans frein et que Neymar et Mbappé la foutent au fond. Peu importe la manière, peu importe demain. Épicuriens difformes et incultes, nouveaux barbares qui s’ignorent, footix à l’arrogance coupable. Ils disparaîtront quand l’argent qatari et les victoires iront tapiner ailleurs. Ils préfèrent vendre leur cul que d’élever leur âme. Tant pis pour eux.

J’ai croisé Akhenaton du groupe IAM récemment. Il a eu quelques mots sur Cavani qui m’ont ému. Oui. À l’heure où les soi-disant miens lui crachent à la tronche sans retenue, sans amour, sans reconnaissance. Ces néo-supporters ne jurent que par notre duo magique. Moi, ce soir, j’ai vu un Mbappé faire encore un match médiocre, malgré son pion. Je l’ai encore vu sortir en boudant. Je l’appelle désormais le Carl Lewis du pauvre. Il court vite. Voilà. Neymar a beaucoup raté lui aussi. Mais il a lui aussi marqué. Alors, il ne faut rien dire et se contenter d’applaudir. Ah bon ? Gueye commence vraiment à ressembler à un joueur du PSG du début des années 2000. Cela ne me rassure pas. Meunier et Kurzawa sont fin prêts pour rejoindre n’importe quelle équipe de volley ou de hand. Marquinhos n’est pas un vrai 6 mais apparemment, Tuchel en a décidé autrement… Le gâchis…

Et le voilà, peut-être, notre principal problème. Notre entraîneur. Un coach n’est pas là pour apprendre aux joueurs à faire des passes, des dribbles, des tirs. Il doit déjà incarner le Club. Transmettre un désir ardent. Il doit pousser les onze sur la pelouse à tout donner à chaque match. Et Tuchel n’y parvient pas. C’est une évidence. J’aime bien Thomas mais il n’est pas, plus, l’homme de la situation. Les regards de Leo ce soir en gros plan… Leo ne peut pas accepter, au Parc et à l’extérieur, que nos joueurs insultent avec autant de morgue le jeu. Impossible. Et dès qu’on nous rentre dedans, on plonge, à chaque fois. Ce n’est plus acceptable.

Le même Dylan, toujours dans l’after, traite Herrera de béni-oui-oui, il fanfaronne et dit que ce n’est pas avec ce genre de joueurs qu’on peut espérer un jour atteindre les sommets européens. Mais sans des mecs comme Herrera, nous resterons cette équipe monstrueuse et sans passion. Ce défilé de stars qui naviguent à vue. Aucune exigence, aucune discipline, nos attaquants refusent de défendre. Quel coach peut tolérer ça ? Quel public ? Pas moi. Et je ne pense pas être le seul. J’espère ne pas être le seul. Suis-je le seul ??? Je n’ai évidemment pas de remède miracle. J’avoue qu’un retour de Carlo à Paris me procurerait un plaisir certain. Voire une petite érection. On ne peut pas se faire à l’idée que Paris va jouer ainsi toute l’année. C’est insupportable. C’est ridicule. On a tout pour être les meilleurs ? Sauf l’envie. Qu’avons nous alors, véritablement ? Rien.

Comme les lyonnaises d’Aulas, nous nous voyons trop beaux. La mauvaise blague. Liverpool et quelques autres nous attendent au tournant. Ils ne nous rateront pas. Et nous l’aurons bien cherché. Et si l’on devait tout de même soulever cette putain de coupe aux grandes oreilles en mai prochain en jouant de la sorte, il y aurait comme un goût amer, non ? Sauf pour Dylan et ses semblables. Nous aurions une étoile sur notre maillot. Une étoile que le premier trou noir avalera sans attendre. “Je parie toujours sur la même victoire : La mienne”, “supporter ou parieur ? Surtout vainqueur” proclament fièrement dans nos rues des publicités de paris en ligne. Charon, dont vous ignorez probablement l’existence, vous attend, Dylan, Mohamed et tous les autres.

PSG4LIFE


Jérôme Reijasse

Body Double

Patrick Sebastien a un jour dit “Quoi de plus stupide que les remplaçants d’une équipe de football assis sur un banc sous une cage de verre… Ils peuvent l’attendre longtemps le bus.”


Cette phrase a longtemps tourné dans ma tête, contrairement aux serviettes. D’abord parce que depuis « T’Aime », je porte en haute estime les pensées philosophiques de son auteur. Mais aussi parce que, personnellement ; je n’aimerais pas être remplaçante. Ainsi, je n’ai jamais accepté d’être le body double de Mimie Mathy, ou de coucher avec un homme en couple. Mais la question est : et si cet homme était Idris Elba ? Ou si on me demandait d’être la doublure corps de Sophie Marceau ? Je peux toujours argumenter que ça n’y changerait rien, que c’est un principe. Mais comme l’occasion ne s’est pas présentée, je ne suis sûre de rien. Et puis je ne fais pas partie d’une équipe, et là est toute la différence.

Cette année, une bonne partie des médias s’interroge, voire s’inquiète, à propos du banc parisien. Comment Cavani va vivre d’être relégué au second plan ? Comment Tuchel va gérer la compétition Icardi/Cavani ? Comment va-t-il faire pour faire jouer au milieu Verratti, Gueye, Paredes, Sarrabia, Marquinhos et Draxler ? Comment fera-t-il lorsque Neymar sera revenu ? En résumé : comment des joueurs de premier plan peuvent-ils accepter d’être remplaçants, ou de jouer à un autre poste que le leur : comment garder le banc motivé et serein ?

Ces questions, personnellement, je ne me les pose pas.
Parce qu’en Ligue des Champions, avec toutes les demi-joies des matchs de poule ou des matchs aller, suivies de la souffrance aigüe des contre-performances à répétition, j’ai une mémoire assez rectale de nos dernières années en terme d’effectif sur le terrain.
Le quart de finale aller contre Barcelone en 2013, sans Motta. Le retour, sans Matuidi, suspendu. Le quart retour 2014 contre Chelsea sans Zlatan, le quart de 2015 aller contre Barcelone sans Verratti, sans Motta, sans Zlatan et où Silva se blesse à la 20ème minute. Le retour sans Silva ni Motta. Le quart retour de 2016 contre Manchester sans Verratti, sans David Luiz ni Matuidi. Bon, 2017, je ne peux pas encore en parler, c’est trop douloureux. Et que le nom de cette infamie ait été choisie par les espagnols, et se dise dans leur langue ajoute à la colère. Gardons donc uniquement ces quatre années en exemple.

Chaque année où notre équipe a passé les huitièmes, on s’est retrouvé amputé de titulaires indiscutables mais surtout devenus indispensables. En mode Rocco émasculé. Comment des journalistes peuvent-ils encore discuter le bien fondé d’un banc profond quand on a les ambitions du PSG ?
Les buteurs décisifs des deux derniers vainqueurs de la coupe aux grandes oreilles vérifient aussi cette règle du banc. En 2018, indépendamment du fait que le Real a déjà gagné deux fois de suite et donc engrangé de la confiance, son banc est largement supérieur à celui de Liverpool. A la 61ème minute, alors que les deux clubs sont à égalité (un but de Benzema contre un but de Mané), Zidane fait entrer Gareth Bale qui renverse le match avec deux buts magnifiques ; un retourné puis un tir puissant de loin. Alors que beaucoup le trouvaient inutile, en doublure d’Isco préféré par Zidane, après avoir été blessé presque trois mois entre l’automne et l’hiver, le voilà qui offre une troisième victoire historique au Real.

En 2019, si l’on doit comparer Liverpool et Tottenham, encore une fois le banc le plus profond aura fait pencher la balance du côté de Liverpool. Origi, remplaçant entré à la 58ème, inscrit le seul but du match sur une action de jeu et entérine l’avance donnée par Salah sur penalty.
Mais surtout, si un club doit se doter d’un banc sérieux, c’est Paris. Car après avoir vécu pendant plus d’une décennie la fameuse « crise de novembre », nous voici maintenant avec « les blessures de mars ». Et cette année, mars est arrivé plus tôt que prévu.
Si l’on peut donc questionner la préparation physique et psychologique de nos joueurs, il me semble qu’il ne se pose aucune question sur le besoin de doublures de haut niveau : nous avons besoin d’une doublure d’équipe aussi forte que celle des titulaires.

La question qui se pose alors est plutôt : Tuchel est-il capable de gérer les egos des remplaçants, les frustrations de ceux qui ne commencent pas les matchs, les déceptions de ceux qui sortent trop vite du terrain à leur goût ? Sa proximité avec les joueurs, parfois critiquée, me semble un véritable atout pour leur faire accepter les sacrifices pour l’équipe. Sa propension à faire tourner l’effectif et à donner du temps de jeu à tout le monde peut aussi jouer en sa faveur. Je n’ai pas beaucoup d’inquiétude ici.

Et les discours de Leonardo sur l’implication et l’allégeance réclamées aux joueurs vis à vis du projet et du club, tout comme son expression d’ambitions plus réalistes, doivent permettre de placer toute l’équipe dans le bon sens.
C’est plutôt le niveau d’engagement de nos joueurs qui est en cause. Car à trop laisser passer de matchs ou de mi-temps quand il n’y a pas assez d’enjeu, l’équipe n’engrange plus d’invincibilité sécurisante. Depuis l’avènement de l’ère Qatari, l’équipe n’a jamais été aussi pleine et pourtant aussi fragile.
Là est le véritable enjeu de cette année charnière.

Et n’en déplaise à notre Président Cece – qui a autant d’arguments pour défendre ses positions que de cheveux sur son crâne * – si je nous souhaite de gagner au plus vite la Ligue des Champions, je ne pense pas que cela soit possible après avoir perdu deux huitièmes de suite. Cette année ressemble à une année de transition, pour oublier nos peurs, l’angoisse d’être maudits (le syndrome du supporter parisien), pour laisser à Tuchel le temps de rassurer Leo, ou à Leo de remplacer Tuchel si nous n’atteignons pas au moins une demi.

Il nous faut aller plus loin dans la compétition, caresser la coupe par en-dessous, pour forger l’expérience et exciter la frustration de nos joueurs. Comme l’a fait Liverpool en 2018. Et si notre entraineur a besoin de quelques conseils pour gérer un effectif ou un banc, on a un français assez expert sous la main, notre Dédé national dit l’homme a la chatte en or. Car cette année, notre entraineur ne peut pas avancer qu’il n’a pas la profondeur de banc nécessaire à l’exploit. Nous avons enfin un banc magnifique, un banc fantastique ; un banc cavanesque.


Et comme j’ai commencé avec une très belle citation, j’aimerais finir avec une autre d’une poésie sans égale :
“Quand on voit ce que les pigeons ont fait sur ce banc, il faut remercier Dieu de n’avoir pas donné d’ailes aux vaches.” Régis Hauser.

* petite vengeance gratuite après m’être faite traiter de footix sans raison dans le dernier Podcast du Virage.


Aurelia Grossmann

Peur sur la ville

Et plus particulièrement peur sur le Parc et au PSG
Il ne s’agit pas comme dans le film d’Henri Verneuil d’un tueur en série nommé Minos, mais plutôt d’un syndrome qui rendrait nos joueurs minus…


En effetVoilà plusieurs saisons que nous ont été diagnostiquées deux particularités antinomiques, et pourtant peut-être liées, à notre PSG Qatari. La première est la suffisance, la seconde est la… PEUR.
Voilà à quoi pourrait se résumer nos dernières saisons, et plus le temps passe et plus cela s’imprègne dans notre ADN… La suffisance lorsque l’on va jouer à Dijon en trottinant et sans envie, la suffisance quand après avoir martyrisé comme jamais l’ennemi marseillais en une mi-temps, on ne lui donne pas l’estocade, on n’achève pas la bête, alors que l’on pourrait mettre une vraie humiliation qui resterait dans l’histoire des « classiques ». Et enfin de nouveau la suffisance mercredi soir face à Bruges, surement suite au score trompeur du match aller. Mais voilà Bruges est une équipe qui a des qualités et notre amie désillusion était prête à de nouveau planer sur le Parc un soir de Ligue des Champions, lorsque l’arbitre donna un pénalty aux bleus et noirs. Navas grâce à son arrêt, renvoya désillusion dans les sombres limbes du Parc avec les fantômes espagnols et mancuniens de City et United, toujours prêt à revenir nous hanter…

C’est alors qu’est revenue, presque comme chez elle « La peur », cette trouille qui fait que mentalement tu lâches, que tes passes n’arrivent plus, que tes contrôles se font sur cinq mètres, que tu ne fais plus l’effort, quand tu attends la sentence inéluctable… comme au Camp Nou ou comme l’année dernière contre des diables rouges qui n’avaient pourtant rien d’effrayant…
Déclaration de notre entraineur après la pénible victoire face à Bruges hier soir : « En deuxième mi-temps, on a contrôlé aussi puis on a fait quelques erreurs faciles et on a perdu des ballons. Après le penalty, j’ai eu le sentiment qu’on avait peur de perdre ».

Mais comment ? Comment des joueurs d’un tel niveau peuvent il avoir le mental d’une équipe de poussins complexés fessés cul-nu avec des ronces et qui attendent les yeux imbibés de larmes, le short souillé par une peur colique que l’arbitre abrège leurs souffrances ? Le problème du PSG n’est pas tactique, technique ou physique. Non. Il est mental.

De toute évidence Tuchel n’a pas la solution et cela n’augure rien de bon pour notre printemps européen… Alors que faut-il faire ? Changer d’entraineur ? Mais pour prendre qui ? Les derniers entraineurs à succès sont avant tout des psychologues aimés de leurs joueurs. Chacun peut avoir son opinion mais les Guardiola, Klopp, Zidane, Ancelotti, Mourinho, Simeone, etc… sont tous aimés de leurs joueurs et arrivent à les sublimer le jour J.
Leonardo n’a-t-il pas son rôle aussi à jouer ? On a l’impression que depuis son retour il a pris ses distances avec le terrain. Pour ne pas interférer ? Pour mieux laisser Tuchel se planter ? En tout cas, un coup de gueule du boss serait le bienvenu car j’ai peur d’une fin d’année en roue libre comme la saison dernière.

Alors quelles solutions ? Faire revenir Noah pour chanter Kakabona dans le vestiaire ? Balancer des pincées de sel dans les buts comme Luis ? Retrouver la fameuse sacoche du président Borelli ?
Et pourquoi ne pas faire appel à Denis Troch ? Ancien de la maison et aujourd’hui entraîneur mental pour sportifs. Enormément de champions ont leur psy, que cela soit dans le foot ou d’autres sports.
Avons-nous peur (encore) du ridicule ? Ce ne sera jamais pire que le meilleur souvenir de Neymar sur un terrain.

A ce jour, en tout cas nous savons que nous pouvons perdre contre n’importe quel adversaire (à part l’om). Le déplacement à Brest samedi s’annonce compliqué si nous l’abordons comme celui de Dijon.
La fraicheur automnale et humide du stade Francis Le Blé pourrait bien enrhumer une équipe faisant preuve de suffisance… Un stade à l’ancienne qui sent bon la merguez et les frites, surchauffé par un breizh-public qui n’attend que ça et l’on pourrait bien faire une rechute du syndrome « de l’ancien qui marque contre nous ». Charbonnier si tu nous lis…
Oui mais vous allez me dire le match à Brest on s’en tape comme de notre premier biniou.

Oui. Mais non. Et c’est bien le problème, c’est que le grand public est le premier à prendre à la légère le championnat et même le 1er tour de LDC. Mercredi on était bien loin des grandes soirées européennes du Parc.
Comme le veut la formule, si tu ne respectes pas le football… Or depuis le match de l’om j’ai l’impression que nous le respectons un peu moins. Si tu dois en mettre 8, mets-en 8 (comme contre Dijon, il y a 2 ans…), quelque part j’aurais aimé que l’on respecte un peu plus l’om en deuxième mi-temps.
Espérons que nous irons à Brest sans suffisance et à Madrid sans peur. Cela sera peut-être le début de la guérison.
En attendant soutenons le PSG sans modération !


J.J. Buteau