Humeur

Dehors Cadres Virage PSG

(De)hors Cadre(s)

Le PSG est en difficulté, fatigué, émoussé, erinté, à bout de souffle.
On sent de la tension entre les joueurs et leur entraîneur.
Moi non plus, supporter, je n’en peux plus et brandis le #TuchelOut
qui semble déjà majoritaire pour l’élection future d’un nouvel entraîneur.
Mais ne serait-ce pas le(s) cadre(s) indispensable(s) à la stabilité qui fait défaut ?


Cette saison part à vau-l’eau. Mais quelle saison ? Il n’y a plus de saison ! Pourtant, le confinement a fait du bien à la planète. Pas la planète foot visiblement. L’exercice footballistique 2020-2021 a démarré le précédent à peine terminé. Pas de coupure, ni mentale ni physique. Une petite semaine de vacances à Ibiza et on repart. On y retourne touché par le Coronavirus et sous le feu de la critique. Qui l’aurait cru alors que le 23 août 2020, 50 ans jour pour jour après le 1er match officiel de son histoire, le PSG pouvait écrire sa plus belle page. Dommage. Plus le temps pour le respect.

Le PSG n’est pas le seul touché. Tout le football mondial est sorti du cadre standard. Les plus grands clubs européens, particulièrement ceux ayant participé au Final 8 à Lisbonne sont affectés. En Premier League par exemple, après deux mois de compétition, les blessures ont augmenté de 42% par rapport à l’an dernier. Et eux ont pourtant eu plus de repos entre la fin de leur tournoi à Lisbonne et la reprise de leur championnat. Guardiola, Klopp, et avant ça Tuchel et Leonardo chez nous s’étaient plaints de la surcharge du calendrier.

Le PSG et nous supporters ne sommes vraiment pas épargnés. Nos meilleurs artistes ont été privés de terrain et nous supporters de leurs plus belles oeuvres. Bernat, Verratti, Marquinhos, Neymar, Mbappe, Icardi, certains habituels remplaçant… Tous blessés. Et on aggrave notre cas avec une défaite et un pétage de plomb général face au 13 organisé. Fini de rêver. J’explose moi aussi. Plus de tribune Autueil les soirs de match à domicile. Je me rends compte que le foot, j’aime le vivre au stade ou au bar. J’aime danser, chanter, crier avec les copains et une pinte à la main. Aujourd’hui rien de tout ça n’est possible. Je n’ai plus envie de regarder de foot, plus envie de regarder le PSG. En ce moment c’est trop, trop souvent, et surtout trop chiant.

Découvrez aussi : REVENIR AU PARC en cliquant ICI

Comment en est-on arrivé là ? Comment passe-t-on de finaliste de la Ligue des Champions, au niveau d’un club qui passe 3 tours préliminaires pour arriver en poules ? Le style de jeu n’a pas changé : « on bétonne derrière et vite vite vite vite vers le but.» Avant ça marchait. Là, pas le temps de boire sa bière sereinement, plus l’envie de parler. Je ferme mon clapet et j’espère que ça va passer jusqu’à la 90ème minute. Désabusé. On dirait presque que c’est « sauve qui peut ». On espère (caca culotte) passer les poules pour ensuite prendre enfin le temps de se préparer tranquillement jusqu’au prochain tour, à élimination directe.

Même ça, en a-t-on les armes ? Le fautif est déjà trouvé. #TuchelOut. Tuchel n’est peut-être plus maître à bord ni à terre. Le groupe vivait bien. Tous les joueurs disaient que cette force créée en deuxième partie de saison dernière était exceptionnelle, jamais vue autre part pour beaucoup de joueurs. Lors du Final 8, Tuchel était-il déjà dépassé finalement ? On peut émettre que ce groupe si fort était en autogestion. Et là ça s’effrite ? Non ! Il y a deux jours je faisais partie de la fronde. Emir, verse-lui sa prime quelque part s’il te plaît. Trouve un moyen officiel autre que le PSG pour le rétribuer (et ne pas tuer notre équilibre budgétaire face au Fair play financier). Finalement c’est toi qui l’a fait venir. Aujourd’hui je n’en suis plus persuadé. Je pète un câble. Je suis perdu. Je n’ai plus de repère. Le PSG aussi a perdu les siens.

Ces trois éléments partis changeraient-t-ils tout dans cette vie de groupe ? Thiago Silva, Cavani, et Choupo Moting. Tous intransigeant dans l’effort, dans l’état d’esprit, qu’ils soient titulaires comme remplaçants. Ça coûtait trop cher. Attention au choc… Choupo Moting est la plus grosse perte du dernier mercato. Il voulait rester, et pour un prix que le PSG doit être capable de mettre. Son seul souhait était d’avoir un contrat de 2 ans… On le lui a refusé. Le mec est remplaçant, il le sait. Il l’accepte même, sauf sur le terrain où il va se défoncer, à l’entraînement surtout pour gagner du temps de jeu. Il entre avec cette détermination lors de chaque compétition. Contre Liverpool au Parc il nous permet de gagner 20 mètres lors des 20 dernières minutes et de respirer pour gagner ric rac (match signature). Contre l’Atalanta c’est indescriptible. Il fait le lien dans le vestiaire, il met l’ambiance. Cette ambiance et cette envie qui malgré le plan de jeu irritant nous ont fait vivre des moments uniques cet été. Cet état d’esprit était-il la clé de notre réussite ? Je le croix. Marqui loue notre force mentale contre Leipzig. Ça n’avait pas la même gueule.

Cette belle gueule, celle de Léonardo. Où est-elle ? C’est lui qui l’an dernier a remis en place ce cadre envolé avec Antero Henrique. C’est lui qui incarne l’institution au centre du projet. Quand il s’éventre par voix de presse avec Tuchel, l’institution ne gagne pas. Quand Tuchel s’énerve depuis quelques semaines devant les journalistes, l’institution ne gagne pas. Où es-tu Leonardo ? Notre entraîneur aussi a besoin de prendre ses distances parfois. Lui n’ont plus n’a pas pu couper. On veut t’écouter soutenir le PSG. Et-tu trop occupé à re-signer nos stars ? Dilemme, entre le roi et la reine. Et les autres peut-être plus importants encore qui forment l’ossature (Di Maria, Bernat). Le Parc permettra peut-être bientôt de nous réunir. De retrouver cette envie et cette force de se battre ensemble vers la victoire tant espérée.

En attendant je vais tenter de me retrouver. Prier qui sait ? On en aura peut-être besoin pour les deux matchs cruciaux de Ligue des Champions, déterminants pour notre qualification. Je ne sais plus où j’en suis. J’ai mal à mon PSG. Le cadre a volé en éclats. J’ai mal à mon football. La semaine dernière son Dieu s’est envolé à jamais. Que tout ça me revienne vite.


Raphaelo

PSG – LEIPZIG : LES NOTES

Navas Virage PSGNavas 10

On ne va pas bégayer les mêmes compliments jusqu’à la fin du confinement : Navas est ce soir le seul joueur parisien qui peut quitter le Parc la tête haute et le cœur pur. Quelques arrêts importants. Notre gardien exemplaire a encore respecté le football. Et préserve nos maigres chances d’y croire encore. Si on passe, malgré nos prestations indigentes, ce sera en grande partie grâce à lui. Ce qui confirme que le PSG est bien une équipe de handball undercover.

Bakker PSG VirageBakker 4

Ce soir, il a définitivement été plus boulanger que latéral. À force de prendre des vents, il a peut-être encore une chance de gagner le Vendée Globe. Volontaire et brouillon, son apport offensif a été quasi nul. C’est plutôt con lorsque la victoire est obligatoire.

Diallo 4

Après son strike contre Monaco, il a été très sollicité par une attaque allemande généreuse et heureusement en manque de réalisme. Il a subi, il a repoussé, il a écopé, bref, il a, surtout en seconde période, appris le sens de l’expression « panique à bord ». Miraculé.

Marquinhos Virage PSGMarquinhos 4

Il est tard, je suis émotionnellement épuisé par cette rencontre atroce, honteuse, dédiée au néant et je vais donc me contenter de vous demander de relire mon avis sur Diallo, ça m’épargnera une souffrance inutile. Presnel n’était pas là et Marqui s’en est assez vite rendu compte. Le seul avantage à cette absence, c’est peut-être que Paris n’a concédé aucun penalty suite à une main malheureuse… je ne sais pas vraiment pourquoi mais Thiago Silva me manque.

Florenzi Virage PSGFlorenzi 4

Pfff, que dire ? Il peut très certainement proposer ses services à Bakker pour fabriquer pains au chocolat, chaussons aux pommes et religieuses au café. Lui aussi a dû batailler pour empêcher les Boches de passer. Hargneux, souvent esseulé, il n’a pas su lui non plus augmenter les statistiques de l’attaque par des centres ou des passes vers l’avant.

Herrera 5

Le moins mauvais des trois milieux. Ce qui ne veut pas dire grand chose dans un match à la pauvreté technique abyssale. Ander a proposé plus que beaucoup d’autres mais ça n’a servi quasiment à rien. Il méritait presque le rouge sur son magnifique tacle en fin de partie mais l’arbitre, généreux à défaut d’être crédible, préfère la couleur des Simpsons au moment de le punir. Ouf.

Paredes Virage PSGParedes 3

Fébrile, nerveux, peu inspiré, Leandro devrait moins se prendre pour le garde du corps ou le grand frère de Neymar et plus s’imposer comme le boss au milieu. Il faudra attendre encore un peu visiblement…

Danilo Virage PSGDanilo 5

S’il a gratté quelques ballons teutons qui auraient pu être les derniers clous de notre cercueil européen, Danilo a surtout dégagé un nombre de ballons absolument phénoménal. Rugbyman qui s’ignore, amoureux de la finesse footbalistique anglaise des années 80 ? Mystère. Il a encore eu l’air de chercher sa vraie place mais, oui, il a quand même colmaté quelques brèches. Déjà pas si mal un soir de naufrage collectif.

Di Maria 4

Pas franchement content de sortir 20 minutes avant la fin, notre fil de fer argentin a tout de même gratté un penalty imaginaire et capital, ce qui ne fait que confirmer une évidence : la Var reste la plus grande arnaque de ce millénaire, au minimum. Angel sinon a, comme toute l’attaque parisienne, refusé de vraiment défendre et à part un tir cadré mais trop mou pour véritablement inquiéter le portier fridolin en première, a surtout joué à l’homme invisible.

Mbappe Virage PSGMbappe 3

Il n’a pas marqué depuis dix matchs en ligue des Champions. C’est un mec sur RMC Sport qui me l’apprend. Pas le courage de vérifier la chose. En tout cas, Kyky n’a impressionné personne, a souvent chouiné comme une Lyonnaise et n’a donc pas été décisif. Seul élément positif : Son attitude de gamin sur le banc après sa sortie, quand il trépigne, encourage Kean après un tacle et regarde le chrono, priant pour que cette mascarade s’arrête et que son équipe reparte avec les 3 points. C’est peu…

Neymar Virage PSGNeymar 3

Il marque et donc, il nous sauve. Voilà. Rien d’autre à signaler. Le Neymar des mauvais soirs, solo, sans inspiration, pleureur, fébrile, voire très nerveux. Son jaune précoce aurait vraiment pu voir rouge. Il a subi encore une fois beaucoup de fautes mais c’est son destin, il le sait. A peut-être passé plus de temps à se plaindre et allongé sur la pelouse qu’à véritablement créer du jeu. Il sera là mercredi à Manchester. Prions pour qu’il se sorte les doigts. Il serait temps…


Tuchel Virage PSGTuchel NON NOTÉ

Ironique et sur la défensive après le match, la voix chevrotante du mec qui joue sa place à Pôle Emploi, il refuse de commenter ses choix et préfère ne retenir que la victoire. Attention Thomas, tu commences à communiquer comme Rudi… Il faudrait quand même qu’il accepte de nous expliquer comment Paris peut offrir une telle bouillie. Covid ? Blessures ? Préparation tronquée ? Les grosses écuries ont toutes du mal depuis la reprise ? Certes, certes mais là… il n’y avait rien, absolument rien. Têtes baissées, merde au cul, pas capables d’enchaîner trois passes, à peine deux occasions, une attaque/défense en seconde, le PSG a gagné et réalise le braquage du siècle. Comme je l’ai écrit sur Fessebouc : « PSG 1-0 Leipzig : des clowns réussissent leur hold-up. On dirait un navet avec Bebel. » c’est exactement ça. Aucun supporter parisien ne sabre le champagne ce soir. On sait ce qu’on a vu et surtout pas vu. On sait que le chantier est gigantesque, presque impossible. Il y a tellement de choses à corriger. Vertigineux. Le pire, c’est que nous avons mieux joué une fois que nos deux stars ont rejoint le banc. Les entrées de Marco (malgré ses défauts, Verratti a de quoi briser notre indigence), Sarabia et Kean nous ont offert quelques minutes d’apaisement et même un peu de foot. Je suis presque ému en l’écrivant… Marco qui a bien failli être expulsé sur son premier geste, un tacle foiré de toute beauté. Paris a encore une chance de se qualifier. Pour quoi faire ? That is the question…


Jérôme Reijasse
Leipzig - PSG Les Notes Virage

LEIPZIG – PSG : LES NOTES

Navas Virage PSGNavas 10

Le Costa Rica peut être fier : son gardien national reste une valeur sûre. Ce soir, il fait un arrêt tout simplement phénoménal en première mi-temps. Miraculeux même. À bout portant, il offre son corps comme ultime rempart et Paris y croit encore. Il manque même de stopper le penalty fridolin. Irréprochable. Malheureusement, ses camarades de galère refusent toujours de l’imiter lorsqu’il s’agit d’honorer le football.

 

Kurzawa Virage PSGKurzawa NON NOTÉ

C’est comme s’il n’avait pas été là. Comme Gueye, il n’a rien apporté. Des détracteurs m’apporteront peut-être la contradiction. S’ils n’ont que ça à foutre de leurs vies de confinés…

 

 

Kimpembe Virage PSGKimpembé 3

Encore un match de petit garçon incapable de maîtriser ses nerfs. Une main débile qui provoque le penalty pour Leipzig qui n’en demandait pas tant. Et qui rappelle évidemment sa paluche contre MU un soir de tragédie continentale. Vexé, frustré, épuisé, il préfère rentrer prématurément au vestiaire grâce à un carton rouge stupide, qui rend déjà le match retour contre les drogués à la Redbull compliqué, pour ne pas dire insoluble. C’est lors des matchs cruciaux que l’on devine les soldats valeureux. Ce soir, Presnel a préféré jouer les objecteurs de conscience. À vite oublier.

 

Danilo Virage PSGDanilo 4

Encore aligné en défense, il a eu parfois du mal et sur l’action qui déclenche le pénalty teuton, il annihile le hors jeu (à moins que ce ne soit Gueye, m’en souviens plus et je suis trop en colère pour vérifier). Il termine apparemment blessé mais Tuchel ne le sort pas. Fini complètement rincé. Il doit jouer en 6. En s’entêtant, Tuchel plombe nos espoirs.

 

Florenzi Virage PSGFlorenzi 6

Notre combattif Rital avait semble-t-il récupéré un peu de force et il est peut-être l’un des seuls à avoir un peu existé en seconde période. Plus offensif, souvent bien positionné, il n’a rien insulté et beaucoup tenté. Et imite brillamment Navas en sauvant devant ses cages en première. Lui pourra s’endormir sans avoir honte et sans massacrer sa table de nuit de rage.

 

Herrera Virage PSGHerrera 4

Fade plus que médiocre, il aurait dû sortir bien plus tôt mais Tuchel, là encore, a préféré l’épuiser complètement avant de faire le changement. En première, il manque de se faire péter les deux jambes mais le voyou de Leipzig auteur du tacle atroce ne prend qu’un jaune..

 

Marquinhos Virage PSGMarquinhos 5

Fautif sur le but du traître Nkunku lorsqu’il touche le ballon et qu’il ne monte pas assez vite sur le tireur ? Ce serait trop facile. Ce pion regrettable doit moins à notre capitaine courage qu’aux décisions absurdes de son entraîneur borné. Marqui quitte la pelouse en serrant à peine la main à Tuchel et en refusant d’engager la discussion avec lui. Le mal est fait. Va-t-on attendre que la gangrène emporte tout ? Une scie et vite !

 

Gueye Virage PSGGueye 2

Le mercato hivernal sert aussi à ça : exfiltrer les joueurs largués. Notre bonne première mi-temps ne parvient même pas à le sauver. Il gratte peu de ballons, ne fait peur à personne et offensivement, c’est l’homme invisible. Son carton rouge est ridicule. L’arbitre n’hésite pas et se trompe. Pas grave. Gueye ne servait de toute façon pas à grand chose.

 

Di Maria Virage PSGDi Maria 4

C’est con. À un penalty près, il (re)devenait notre héros des grands soirs. Mais son tir mou du genou ne trompe pas le gardien ennemi. Son but précoce et tout en finesse semblait annoncer une soirée magique, malgré nos nombreux absents de marque. À 2-0, c’était évidemment un autre match. Mais avec des « si », Payet est un bon joueur de foot et Lyon une grande équipe. Angel a assumé son rôle de leader offensif 40 minutes. Déjà presque un rêve éveillé quand on repense à ses dernières prestations. Mais le football, ça reste 90 minutes et des poussières. Il faudrait un jour que notre Argentin maigrichon intègre ce concept…

 

Sarabia Virage PSGSarabia 6

Après des mois d’errance, l’Espagnol ce soir a été plutôt volontaire et méritant. Il aurait même pu marquer si Angel avait été moins brouillon en première. Il ne s’est jamais planqué et n’a pas tout foiré. C’est déjà une petite victoire. Le Sarabia flamboyant des débuts serait-il en train de renaître de ses cendres ? Tuchel a tout de même préféré le sortir alors que nous devions absolument revenir au score ! Encourageant malgré cette nouvelle tragi-comédie européenne…

 

Kean Virage PSGKean 6

Une passe décisive somptueuse pour di Maria (même si le gardien de Leipzig a joué à l’escargot sur le coup…), une abnégation certaine, du pressing un peu foufou mais récurrent, le désir de prouver qu’il mérite d’être là et pas ailleurs. Son manque de lucidité en seconde a pu en frustrer certains mais la fatigue l’avait lui aussi rattrapé. Kean promet beaucoup. Ça tombe bien : Carlo veut absolument le récupérer l’année prochaine. Construire sur du sable : Une spécialité du PSG…


Tuchel Virage PSGTuchel NON NOTÉ

Si le PSG avait mené 2-0, s’il avait reproduit la même prestation en seconde, Tuchel aurait gagné beaucoup plus que trois points et un classement en tête du groupe, ex æquo avec Edinson et ses nouveaux potes british. Il aurait démontré à Leo et au monde qu’il n’avait pas besoin de stars pour bien jouer au foot et gagner. Seulement voilà : Après 40 minutes plus qu’agréablement surprenantes (qui sérieusement nous voyait briller ainsi ce soir ? Pas moi en tout cas), Paris a sombré et sans l’aide de personne. Nous sommes encore et toujours notre meilleur bourreau. Et nous n’avons aucune excuse. Blessés, fatigue, bla-bla-bla. Non ! Thomas fait n’importe quoi, semble même presque jouir de cette situation et multiplie les positionnements dingues et les changements surréalistes. Faire rentrer Bakker et Kehrer alors qu’il faut absolument revenir au score ??? Laisser Rafinha (entré pour jouer à peine dix minutes) et Paredes sur le banc ??? S’il veut partir, pas de problème ! Si je compte bien, nous avons disputé 12 matchs depuis la reprise, entre L1 et LDC. Et nous n’avons toujours aucune référence. Rien. Aucune identité. Aucune démonstration collective aboutie, convaincante. Les amis de Tuchel me rétorqueront que Thomas n’a jamais pu aligner un onze type plus d’une fois (et encore !), que ce virus a profondément altéré le vrai football, que les tribunes sont vides, que l’année dernière, le coach allemand a gratté les quatre trophées nationaux et une première finale en LDC. Oui. Mais sa politique de terre brûlée est vraiment détestable et les histoires d’amour finissent mal en général. Il reste 9 points à prendre. Ils sont prenables. Mais avec un autre mec aux commandes. DANKE SCHÖN UND RAUS !

 

Payet Virage PSGPayet 0

Toujours plus tacos que muscu, Dimitri a préféré afficher mardi une nouvelle coupe, mi caniche mi travelo que de jouer au football. Toujours zéro but au compteur en Ligue des Champions. Et une douzième défaite d’affilée en Europe, ce qui lui permet avec ses potes de naufrage d’égaler le record d’Anderlecht. Bref, un strike, once again !

 


Jérôme Reijasse
Le procès Tuchel Virage PSG

De Leipzig à Leipzig, le procès Tuchel

Et si Tuchel avait raison ? J’aurai l’air d’un con, ma mère, j’aurai l’air d’un con.
Et si au lieu d’hurler avec la meute on essayait de comprendre ce qui se passe
avec Tuchel ?
Laissons la guillotine des réseaux sociaux de côté
quelques instants pour réfléchir un peu ?


Lors d’un excellent podcast du virage auquel j’ai eu l’honneur de participer la saison dernière, bien avant la Covid, notre « podcast Master » Romain posait déjà la question : Tuchel, escroc ou magicien ? Personnellement je n’avais pas encore d’avis bien tranché sur la question. Ma réponse refuge étant un classique et non risqué : Les résultats parleront d’eux même. Quatre trophées nationaux et une finale de Ligue des Champions plus tard la réponse semble ne plus faire de doute. Au niveau des résultats le club vient de vivre sa plus belle saison. Tuchel est un magicien.

Retrouvez l'excellent Podcast du Virage en cliquant ICI

Mais alors que s’est-il passé en seulement deux mois pour qu’aujourd’hui tout le monde ou presque soit persuadé qu’il s’agit du pire des escrocs, le condamnant sans aucun ménagement. L’accusant de tous les maux, et cela même ici parmi des éminents auteurs de Virage ? La semaine qui arrive nous propose un menu qui pourrait bien nous mener à l’indigestion. Mercredi Red Bull en apéro, puis une galette saucisse, qui nous reste souvent sur l’estomac ces derniers temps, le week-end suivant. A défaut de gavotte certains souhaiteraient plutôt voir notre coach danser la carmagnole. Et si possible au bout d’une corde.

De la demi contre Leipzig au match de poule contre Leipzig, il est temps d’ouvrir le procès de Thomas Tuchel. Car oui tout le monde a droit à un procès, même si tout le monde le juge coupable d’avance. Les chefs d’accusation sont nombreux et je risque d’en oublier, mais j’en ressorts les quatre majeurs :

1) Je m’ennuie, il n’a aucun fond de jeu. Le PSG s’en remet uniquement à ses individualités. Toute la saison on va trainer cette non préparation d’avant-saison, mais nous y reviendrons. Depuis la première journée, il y a toujours eu au minimum six joueurs absents à chaque match. Comment travailler des automatismes avec trois joueurs qui arrivent le dernier jour du mercato, le calendrier infernal, les matchs internationaux. Les blessures, les suspensions. Le tout sous-poudré des critiques cruelles des supporters ou des commentaires parfois malhonnêtes de certains médias. Malgré tout cela le PSG est en tête du championnat sur une série impressionnante de victoires. Certes il le doit en grande partie aux talents extraordinaires d’un Navas, d’un Mbappé ou d’un Neymar. Et alors ? Encore une fois seul le résultat compte. Le PSG de Laurent Blanc pratiquait un jeu magnifique qui n’a jamais dépassé les quarts de la Ligue des Champions.

2) Le vestiaire l’a lâché, il n’a plus de pouvoir sur ses joueurs.
Pensez-vous vraiment que l’équipe des remplaçants qui s’est arrachée contre Metz ressemble à une équipe qui a lâché son entraineur ? Draxler qui ne met pas un pied devant l’autre est là pour pousser le ballon au fond dans les arrêts de jeu, n’est-ce pas plutôt au contraire le signe d’un groupe soudé, prêt à tous les sacrifices pour remplir les objectifs collectifs ? Qui est le garant de cet état d’esprit si ce n’est l’entraineur ? A-t-on revu des caprices de stars cette saison ? Savoir gérer les stars c’est parait-il l’apanage des grands entraineurs actuels ? Zidane, Klopp, Guardiola en sont glorifiés, Mourinho n’a plus rien de spécial depuis qu’il n’y arrive plus avec cette nouvelle génération. Soyons factuel. Rien n’indique que Tuchel ai perdu le contrôle du groupe. Au contraire.

3) Il fait jouer Danilo en défense centrale et Marquinhos au milieu.
J’avoue avoir été le premier surpris et énervé, ferait-il passer son égo et sa guéguerre avec Léonardo avant l’intérêt du club ? Cherche-t-il le renvoi et le chèque qui va avec ?
A première vu je ne vois pas d’explication. C’est alors qu’un témoignage inattendu arrive. Il s’agit de celui de l’agent de Danilo lui-même annonçant que son poulain a été recruté en tant que défenseur central ! Le joueur déclarant à son tour « Ce n’est pas une position étrange pour moi c’est une position dans laquelle je suis à l’aise. J’y ai déjà joué auparavant. J’ai un très bon feeling. Marquinhos complétant d’un « on est là pour servir l’équipe et servir le club ». Et si Tuchel avait simplement des convictions et qu’il s’y tenait seul contre tous ? A tort ? Peut-être ? Mais est-ce condamnable de rester fidèle à ses choix ? Les résultats, encore eux, ne lui donnent pas tort pour l’instant.

4) Il se plaint tout le temps des absents et du calendrier. Si lui ne s’en plaint pas, qui le fera ? Répétons-nous encore une fois. Est-il déjà arrivé dans l’Histoire du foot qu’un club enchaîne deux saisons sans coupure ? De commencer une saison sans préparation ? JAMAIS. Comme le dirait l’ami Grégory Protche, si j’étais complotiste, je dirais que si l’on voudrait affaiblir le PSG pour donner du suspens à la L1 que l’on ne s’y prendrait pas autrement… Reprise du championnat le jour de la finale de la Ligue des Champions, ou comment la LFP invente le don d’ubiquité pour le PSG. Un classico placé dès la 3ème journée pour booster les abonnements à la chaîne Téléfoot des escrocs de Médiapro, et si on peut créer du suspens en donnant une chance à l’om de rivaliser avec l’ennemi tant jalousé, ce n’en sera que meilleur. Même dans le plus petit des clubs amateurs, la préparation physique est une étape indispensable à toute nouvelle saison. Les courses en forêt, ou le long de l’autoroute, les interminables tours de terrain, les maudites séances d’entraînement de fin aout début septembre, sans toucher un ballon, le cauchemar obligatoire à tous footballeurs qui veut faire une bonne saison. Et bien dites-vous bien que le grand PSG n’a pas pu faire cette indispensable préparation.

Témoignage de notre Kyky national qui résume à lui seul ma pensée : « C’est une année particulière à laquelle il faut s’adapter. Mais mentalement, c’est difficile de se remettre. Dans mon esprit, et nous sommes plusieurs à le ressentir, ce n’est pas une nouvelle saison. C’est comme si c’était la continuité de la dernière saison. Pour moi, on est au 60ème match de la saison, et pas au 9e match de la nouvelle saison. Pour moi, une nouvelle saison, c’est quand tu as une coupure pendant laquelle tu as eu le temps de recharger les batteries. Là, on est juste dans les prolongations, c’est un marathon qui continue, donc ce n’est pas évident. »

Pas de vacances, pas de préparation. Ajoutez à cela des matchs tous les 3 jours, et vous comprendrez la cascade de blessures. Il ne peut en être autrement. Et cela sera le cas toute la saison. Malgré tout cela. Le PSG est quand même leader du championnat.

5) La « pépite » Xavi Simons ne joue pas.
Il a 17 ans. Il a le temps. Son heure viendra. Combien de MBappé pour des dizaines de Paganelli cramés bien trop tôt. Demandez à Kean ce qu’il en pense, lui qui à 16 ans était présenté comme la nouvelle star de la Juventus et du football italien. Les exemples de pépites disparues dans les nimbes de la gloire éphémère sont tellement nombreux. Est-ce l’aider de le faire débuter dans un contexte comme celui d’aujourd’hui ? Je n’en sais rien. Mais pour moi il n’y a pas encore réellement débat à sujet.

Ai-je oublié des chefs d’accusation ? Avec tout ce que nous venons d’énumérer comme handicap et coups du sort, il me semble que le début de saison du PSG tient la route. On peut toujours faire mieux, mais cela pourrait être vraiment pire. Compte tenu de son passé, l’accusé mérite d’avoir encore du temps. Personnellement pas besoin de délibérer, même s’il doit rester en liberté surveillée, l’accusé est innocent. Il mériterait même notre soutien à défaut de notre confiance. Car son but n’en doutons pas est le même que le nôtre. La victoire du PSG. De toute façon les la sentence viendra encore et toujours des résultats, Leipzig et Rennes, puis jusqu’aux prochains… Mais quel entraineur du PSG n’a jamais été critiqué ? Je suis devenu supporter sous le PSG de Georges Peyroches et je peux vous répondre. AUCUN. J’en profite d’ailleurs pour revenir rapidement sur l’élection plus qu’étrange à mes yeux de voir Carlo Ancelotti élu (mais par qui ?) plus grand entraineur du club. Sérieusement ?

Rappelons-nous des critiques à l’époque sur son fameux sapin entre autres, ses choix discutables et discutés, le manque de fond de jeu… Tiens ça me rappelle quelqu’un… je l’aime bien Carlo mais il finit deuxième derrière Montpellier, ne gagne aucune coupe, et part au Real de Madrid en critiquant nos dirigeants… Le Real avec qui il était d’accord depuis plusieurs mois. On en a brulé pour moins que ça… à mon sens le titre d’entraineur historique ne peut revenir qu’à Luis, voir à Laurent Blanc, même si ils ont tous les deux essuyé beaucoup (trop) de critiques en leur temps. Ah si ! Le seul qui est peut-être passé entre les gouttes de la vindicte populaire serait Lolo Fournier. Mais lui c’est l’incompétent Blayau qui ne lui en laissera pas le temps en actionnant lui-même la bascule à Charlot, et sans procès. Tout ça pour installer Guy Lacombe à son poste…
Finissons en chanson comme on a commencé avec l’ami Georges, je ne dirais qu’une chose à tous les Blayau et autres jeunes juges en bois brut. Gare au gorille ! …

A Charles Talar.


J.J. Buteau

BASAKSEHIR – PSG : LES NOTES

Navas 10

Toujours blonde, le portier parisien n’a pas eu grand chose à faire, l’attaque stambouliote étant plutôt du genre discrète, voire foutraque. À noter cependant un magnifique arrêt en seconde mi-temps après un tir proche et puissant d’un joueur turc dont j’ai déjà oublié le nom. Erdogan ? À rendu un bel hommage à Bernard Lama quand il s’est emparé du ballon et a dribblé l’adversité en long de ligne jusqu’au milieu du terrain ou presque. Dans une soirée européenne une nouvelle fois indigente et inquiétante, il a été un ultime rempart irréprochable. Encore une fois. Notre meilleure recrue depuis Ronnie. Minimum.

 

Kurzawa 7

Lors d’une première mi-temps absolument atroce, où Paris a une nouvelle fois craché à la face des Dieux du foot et insulté globalement la technique et la tactique, notre latéral gauche a été le plus motivé et le moins invisible. C’est dire… Crivelli le prognathe bossu ex caennais, ex bastiais, a bien tenté de lui briser la jambe sur un tacle dégueulasse et en retard en tout début de match mais l’attaquant sans palmarès a raté son coup. Sa marque de fabrique. Kurzawa a proposé quelques centres. Sans trouver preneur. N’est pas Bakker qui veut…

 

Kimpembé 7

Comme la semaine dernière, il n’a ni brillé ni foiré, sauf peut-être une intervention limite limite en première qui aurait pu avoir des conséquences plus graves. Je reste persuadé que son Marqui lui manque cruellement.

 

Danilo 6

L’entêtement de Tuchel à le titulariser en défense centrale officialise définitivement la guerre avec Leo. C’est à la fois pathétique et flippant. Et vraiment la preuve que le PSG reste ce Club illisible et pas franchement sérieux. Danilo, comme Presnel, n’a pas été trop inquiété et n’a pas non plus révolutionné l’art de la défense. Quelques dégagements qui devaient plus à la panique et qu’il aurait pu mieux négocier, en amorçant par exemple une offensive… Il doit jouer en 6. Point barre.

 

Florenzi 5

Même constat que mardi dernier. Notre Italien a l’air épuisé, comme s’il avait honoré dix femmes nymphomanes la veille du match. Peu d’apport offensif, parfois à la bourre à l’heure de briser les contres ennemis, Florenzi a besoin de repos et c’est encore un euphémisme. Kehrer l’a remplacé et cela n’a pas la moindre importance.

 

Herrera 5

Ander Herrera, dans quelle dimension parallèle as-tu été propulsé sans ménagement ? Tes passes sont molles comme un DSK privé de Viagra, tu grattes peu de ballons, tu as défendu à 5 mètres (comme tous tes petits camarades, je te rassure), et cette tête toute en rondeur en première mi-temps aurait pu être notre premier but, celui de la délivrance mais en fait, non. Tu n’apportes plus rien à l’attaque. Tu erres comme une âme en peine. Même si, ici ou là, ton travail de l’ombre nous empêche de totalement nous ridiculiser.

 

Marquinhos 6

Pas franchement renversant, pas vraiment à sa place mais jamais vraiment débordé non plus, Marqui fait ce qu’il peut à défaut de faire ce qu’il veut. Du gâchis ? Peut-être. On se prive de la paire Kimpembé / Marquinhos et c’est presque hallucinogène.

 

Neymar 5

C’est peut-être cet infâme maillot mi Metz mi caca, peut-être ces tribunes toujours aussi désespérément vides, peut-être encore cette douleur qu’il avait déjà ressentie lors de l’échauffement mais notre Brésilien a eu encore une fois beaucoup de mal à illuminer notre jeu. Sa sortie prématurée a déprimé tout le monde, même ceux qui ne lui pardonneront jamais son blues catalan. Sans Neymar, nous ne sommes pas grand-chose. Sans Neymar, il ne nous reste plus que la chance pour espérer nous en sortir. Sarabia, qui a pris sa place, a fait du Sarabia : déchet abyssal, placement aléatoire et il a encore manqué de justesse devant les cages adverses, malgré quelques situations véritablement avantageuses.

 

Di Maria 3

Fantôme, poussif, rarement inspiré, défend moins, peu, court en marchant ou marche en courant, comme vous voulez, bref, alors qu’il devrait s’emparer du jeu parisien à l’heure où notre infirmerie ressemble de plus en plus à un service de réanimation dans le Grand Est, Angel préfère s’en laver les mains et abdiquer. Pas bien.

 

Mbappe 5

Il risque de se vexer mais qui aime bien châtie bien, hein ! Il a tout tenté et quasi tout foiré. Il a encore couru très très vite, a encore multiplié les situations intéressantes, a cassé quelques reins mais il a encore manqué cruellement de pragmatisme, de réalisme. Il ne cadre pas ou vise encore le gardien. Il peut menacer de partir à Madrid si je continue à ainsi le vilipender mais au Real, il devra être beaucoup plus efficace s’il souhaite s’imposer. Dans les (vrais) grands Clubs, on n’a pas le temps d’être moyen lors des matchs décisifs… Ok, il a encore été passeur décisif. Et à deux reprises. Dont une sur… Corner. Ses stats de golgoth ne suffisent tout de même pas à m’hypnotiser. Mbappé doit encore apprendre.

 

Kean 8

Burger Kean ! Après quelques vendanges regrettables, mais avec des efforts défensifs plutôt crédibles (contrairement aux autres attaquants), notre minot rital plante deux fois en seconde et nous sauve d’une énième honte continentale. Malheureusement, ses deux buts opportunistes et salvateurs vont probablement aussi empêcher nos dirigeants d’enfin agir pour relancer la machine. Il est l’arbre qui cache notre forêt de désespoir et d’indigence. N’empêche : 4 pions en deux rencontres. Ça nous rappelle les débuts d’Icardi chez nous. On va tout de même patienter encore un peu : battre à lui tout seul Dijon et le Erdogan FC n’en fait pas non plus un Ballon d’Or…


Tuchel Virage PSGTuchel NON NOTÉ

Comment dit-on « va voir ailleurs si l’herbe est plus verte » en allemand ?

 

Payet 0

Toujours aussi gras, il a débuté sur le banc. Et il n’a rien pu faire, une fois sur la pelouse, pour aider les siens à ne pas sombrer. Marseille a tiré seulement deux fois en 90 minutes contre City, un record sur ces cinq dernières années en ligue des Champions !

 


Jérôme Reijasse
OH! Capitão Virage PSG

Oh! Capitão

Paris Saint-Germain – Dijon FCO. Samedi 24 octobre 2020. Les Rouge et Bleu mènent tranquillement 2-0 lorsqu’à la 73ème minute, Marquinhos est remplacé par le jeune Kays Ruiz-Atil. Si insignifiant que cela puisse paraître, l’instant est peut-être historique pour le club de la capitale. Avant de quitter la pelouse, le capitaine parisien donne son brassard à son compatriote, Neymar da Silva Santos Júnior.
Une première qui n’est pas passée totalement inaperçue…

Thiago Silva, O Monstro, nous a quitté il y a quelques semaines. Un coup de blues après 8 années de bons et loyaux services, pendant lesquelles il est devenu rapidement O Capitão. Portant le brassard à 293 reprises, il détient le record de capitanat du Paris Saint-Germain. Souvent débattu, parfois contesté, voire même chahuté, le statut de Thiago n’a finalement jamais été remis en question, du moins pas sur le rectangle vert. Le 14 février 2018, lors d’un déplacement décisif en 8ème de Ligue des Champions sur la pelouse du Santiago Bernabeu, Unai Emery, lui reprochant encore le fiasco de la Remontada, a préféré lui faire part de son désamour en le désignant remplaçant de dernière minute plutôt que de lui retirer le brassard, décision qui aurait été bien plus marquante sur la durée. Qu’elle était loin la tête rageuse et victorieuse de Thiago à la 113ème minute d’un … Chelsea – PSG revanchard, qualifiant les parisiens pour les quarts de finale de l’édition 2015. Un vrai comportement de capitaine, celui qui montre l’exemple et pousse ses coéquipiers à se surpasser, alors que Paris jouait à dix depuis la 30ème minute et l’expulsion sévère de Zlatan Ibrahimović. Menant son équipe à la qualification, Thiago avait su ce soir là porter ses … ! Une défaillance qui lui fut plusieurs fois reprochée dans le reste de son parcours parisien.

Malgré ce reproche récurrent, l’empreinte laissée au club par Capitaine Thiago est considérable. Le remplacer n’est certainement pas chose aisée. Une première qualification en Finale de Ligue des Champions oblige à ne pas tout chambouler afin de continuer sur la même lancée. Ainsi la suite parait logique. Elle est acceptée par tous, joueurs, supporters, médias, sans qu’aucun ne sourcille et ne remette en cause la décision. L’élève pour succéder au maître. Le fils spirituel de Thiago est son successeur naturel : Marcos Aoás Corrêa, dit Marquinhos, 26 ans seulement et déjà bientôt 300 matchs sous la tunique parisienne, et une cinquantaine avec la sélection brésilienne. Les chiffres du joueur en imposent, mais qu’en est-il de l’homme ?

A l’image de son professeur, Marqui, comme tout le monde aime l’appeler, paraît avoir reçu la meilleure éducation. Gentil, courtois, fair-play, peut-être trop, le Marquis de Paris semble avoir toutes les qualités humaines les plus respectables. Mais est-ce suffisant pour être capitaine du Paris Saint-Germain ? A l’image de son prédécesseur, Marquinhos paraît trop lisse pour mener ses coéquipiers vers le sommet en tapant du point sur la table du vestiaire, pour faire basculer le tournant d’un match décisif, pour peser sur les arbitres et imposer le respect aux adversaires. Certes je n’ai jamais mis les pieds dans le-dit vestiaire et je ne peux donc pas objectivement me prononcer sur son attitude réelle, mais je me permets de le supputer à partir de son image publique. Pour être plus direct, je dirai qu’il est dans la continuité direct de Thiago Silva, le moule est parfait, mais le moule est-il celui dont le PSG à besoin ? Le départ de Thiago n’est-il pas justement propice au changement, à la modification de cap, et qui dit cap, dit capitaine. Le choix parait trop évident. Tout le monde l’apprécie. On adore à la fois l’homme et le joueur. Personne ne l’a jamais critiqué ouvertement. Mais n’est-il pas temps de mettre fin au consensus Marquinhos en désignant un nouveau capitaine de navire, un corsaire à l’esprit bien trempé et au caractère imparfait.

OH! Capitão Virage PSG
Capitaine Silva © Panoramic

Avant de rentrer dans le vif du sujet, répondons à cette question pas si évidente : quels critères doit-on prendre en compte pour désigner un capitaine ? La position sur le terrain ? Cela ne me semble pas primordial. L’histoire du joueur au sein du club et son ancienneté ? Evidemment, l’identification du capitaine à son équipe aide à se faire respecter par ses coéquipiers et ses supporters, mais est-ce suffisant ? Son palmarès ? De même, cela permet d’en imposer et de crédibiliser le choix, mais là encore, un capitanat ne peut se baser uniquement sur cette donnée. Son comportement d’homme et de joueur ? Il y a effectivement des traits de caractères indispensables qui semblent déterminants :

– avoir du charisme, être respecté et être un exemple pour ses coéquipiers, notamment en adoptant un comportement irréprochable. Il  ne doit pas être remis en doute et sa légitimité ne peut être contestée.

– avoir une détermination sans faille et un optimisme à tout épreuve. Avoir une force de caractère permettant de se transcender dans les moments les plus difficiles et de motiver ses coéquipiers, les mener naturellement à le suivre, en étant à l’écoute des autres, mais au tout en faisant preuve d’une autorité infaillible dans les mauvais moments. Il se doit d’être à la fois un leader qu’on écoute et un vecteur de solidarité.

– être moteur dans l’équipe, avoir une position centrale. Il doit savoir communiquer à l’intérieur comme à l’extérieur du groupe. Il doit incarner l’équipe et le club.

Voici quelques pistes de ce que doit être un capitaine. Ainsi, à la question, quels sont les critères pour choisir le meilleur, les réponses sont variées mais le profil assez précis. Le premier élément qui me semble toutefois inéluctable est que ça dépend bien sûr de son effectif. Lorsque je regarde le groupe du Paris Saint-Germain pour cette saison 2020-2021, une solution me saute aux yeux. Un vœux pieux. Un corsaire qui ne coche pas toutes les cases énoncées ci-dessus, mais pour qui le brassard pourrait être un tournant dans sa carrière parisienne, et par la même occasion, faire basculer le Paris Saint-Germain dans une autre galaxie.

Oui, Neymar JR [non, les initiales n’ont rien à voir avec Jérôme Reijasse, célèbre auteur de Virage] ne remplit pas toutes ces caractéristiques, mais il en valide beaucoup, et lui donner le brassard pourrait justement l’élever à ce fameux rang de leader mental, en plus d’être le leader technique. Certes, Neymar n’est pas Sergio Ramos, ni Gérard Piqué, ni Manuel Neuer. Loin de faire l’unanimité, il est un « débat » à lui tout seul. D’aucun dirait qu’il est ultra clivant. Il ne laisse personne indifférent. Il est aussi adulé que détesté. Rien que cet article va faire grincer des dents. Mais à bientôt 29 ans, pour sa quatrième saison au club, n’est-ce pas le moment idéal pour le responsabiliser ? Lui faire prendre conscience qu’aussi merveilleux balle au pied qu’il puisse être, son seul talent de génie du ballon rond n’est pas suffisant, qu’il doit franchir un ultime pallier, celui de la maturité et du leadership.

Lui donner le brassard, tout en lui expliquant la démarche afin qu’il ait pleine conscience des enjeux, devrait lui permettre de changer son rapport avec les arbitres, de faire évoluer son comportement avec ses coéquipiers, de modifier son approche des médias, de chambouler son image auprès des supporters, des transformations qui ne peuvent pas être perçues comme des bouleversements inaccessibles, mais qui doivent être l’ultime pas en avant vers un accomplissement absolu.

On lui reproche depuis son arrivée, et souvent à juste titre, de se comporter comme s’il était plus important que l’institution PSG. Mais ne soyons pas de mauvaise foi, n’est-ce pas justement la raison pour laquelle les qatariens sont allés le chercher ? Après trois ans d’hypocrisie quasi générale, n’est-il pas le moment de l’assumer ? Il porte déjà sportivement l’équipe sur ses épaules, les éliminations contre le Real Madrid 2018, puis Manchester 2019, pour lesquelles il était absent, et les qualifications cette saison jusqu’en finale de la Champions’ en sont la preuve par les statistiques, et par la réalité rendue sur le terrain. Est-ce un hasard ? Certainement pas. Neymar a raté sa finale à Lisbonne. Le Paris SG a perdu. Cette saison, Neymar a raté son premier match contre Manchester United. Paris a perdu. CQFD.

L’ultime étape, n’en déplaise à tous ses détracteurs, et ils sont nombreux, au sein même des tribunes du Parc des Princes, Neymar doit incarner aujourd’hui le Paris Saint-Germain. Quoi de mieux pour cela que de le désigner capitaine. Il veut gagner la Ligue des Champions. Il veut le ballon d’Or. Il est le leader technique indiscutable de cette équipe. Il est le leader marketing inégalable même pour l’institution. A part le collectif, quelle individualité actuellement dans l’effectif peut mieux que lui nous faire gagner la C1 ? Aucune autre, pas même le précoce Kyky. Alors faisons de cette encombrante mais génialissime individualité brésilienne un collectif parisien. Donnons lui les clés du camion. Qu’il devienne indissociable du club. Le Paris Saint-Germain et Neymar ne doivent faire plus qu’un. Sans jeu de mot, c’est un pari. Mais n’est-on pas prêt à l’assumer ? C’est un risque, certes. Mais ainsi considéré, ça peut aussi lui permettre de franchir ce seuil qu’il n’a pas encore atteint. Cet ultime échelon vers la trace indélébile dans l’histoire du club.

Une question n’est pas dénuée d’intérêt : Neymar souhaite-t-il être le capitaine de l’équipe ? Je ne sais pas. Je ne crois pas l’avoir déjà entendu répondre à cette question. Une chose est certaine, celui qui est devenu dernièrement le 2ème meilleur buteur de l’histoire de la Seleção [derrière le Roi Pelé qu’il rattrape à grands pas] a déjà porté le brassard du Brésil à plusieurs occasions, même si en sélection A le même Thiago Silva est déjà le préposé. Personne n’a oublié qu’il était également le capitaine naturel de la sélection olympique, en 2016 lors des Jeux de Rio, compétition à la maison que les jeunes auriverde menés par leur grand frère ne laissèrent pas passer, remportant leur premier titre olympique, le seul qui ne garnissait pas la salle des trophées de la fédération brésilienne. Une preuve qu’un Neymar capitaine peut se terminer par un titre remporté pour la première fois, qui plus est dans une équipe où Marquinhos joue en défense centrale…

OH! Capitão Virage PSG
Capitaine Ney © Panoramic

Deuxième question non négligeable : Thomas Tuchel souhaite-t-il désigner Neymar comme nouveau capitaine ? La réponse ayant déjà été tranchée en début de saison, elle semble être à la négative. Mais Thomas Tuchel est-il aujourd’hui l’unique décideur du sportif au sein du club ? Les derniers événements montrent clairement l’orientation de la réponse.

Dans une telle décision, Nasser et Leonardo doivent aussi avoir leur mot à dire. La réponse doit être collégiale. Neymar est au cœur du projet Paris Saint-Germain. En des termes plus directs, on peut même dire qu’il « est le projet ». La volonté paraît claire, construire sur la durée avec lui, en prolongeant son contrat. Quelle meilleure preuve de confiance de la part des dirigeants que de lui donner en même temps le brassard. Cela reviendrait à l’intégrer à 100% dans l’ambitieuse entreprise qu’est la quête de la Ligue des Champions, et la pérennisation des résultats au plus haut niveau continental. Certes, il aurait ainsi une pression énorme, mais n’est-ce pas le moment pour lui de montrer au monde entier qu’il est le joueur et l’homme exceptionnel capable de succéder à Messi et à Cristiano Ronaldo [lesquels sont ou ont été capitaine de leur équipe, du Real et du Barça, excusé du peu], et avant que son Kylian Mbappé préféré ne lui vole définitivement la vedette. Nommer Neymar capitaine, ce serait également envoyer un message fort à tous nos adversaires, et je ne parle pas là que de Dijon …

Le débat est ouvert, ouvrons donc les possibilités. Marquinhos trop lisse, trop « déjà vu ». Neymar trop individuel, trop « m’as tu vu ». Quelles seraient les alternatives possibles au sein de notre effectif actuel ? Au moins trois joueurs paraissent crédibles, pour différentes raisons. Deux d’entre eux ont d’ailleurs déjà porté le brassard parisien. Le troisième est peut-être celui qui réunit le plus de critères :

– A 27 ans, Marco Verratti entame sa 9ème saison à Paris. Il est même devenu le 5ème joueur le plus capé du Paris Saint-Germain [320 matchs au 26/10/2020], devant Bernard Lama et … Thiago Silva. En septembre, à la fin du match à Lens, il prit le brassard quelques minutes. Son statut au club fait de lui un client potentiel, mais son caractère parfois puéril et son comportement imprévisible avec les arbitres semblent l’éloigner de ce rôle de leader incontesté. Neymar a parfois ces mêmes éclats incontrôlés avec le corps arbitral, et une folie provocatrice sur le terrain, mais sa stature est tout autre que celle du petit hibou.

– A 25 ans, son titre de Champion du Monde et sa place de plus en plus affirmée en Equipe de France, Presnel Kimpembe se porte comme un candidat au brassard très crédible. Francilien, Titi du club, fort de caractère et dur sur l’homme, il a la carrure pour devenir à terme l’homme fort de l’effectif, et l’incarnation parfaite du maillot Rouge et Bleu. Dans la lignée de Mamadou Sakho [lequel a part ailleurs été à 17 ans le plus jeune capitaine de l’histoire du PSG, le 20 octobre 2007, lors d’un Valenciennes – PSG qui fut également sa première titularisation en Ligue 1], Presnel Kimpembe a tout pour devenir l’icône du club, mais n’est-ce pas un peu trop tôt ? Lui qui a annoncé vouloir faire toute sa carrière à Paris peut encore attendre un peu avant d’en devenir l’étendard.

– A 33 ans, Keylor Navas a tout pour être le capitaine idoine. Son palmarès, sa confiance, son charisme, sa régularité dans les performances en feraient un capitaine indiscutable. Un gardien peut tout à fait occuper cette fonction, Manuel Neuer ou Hugo Lloris en sont la preuve. Avant lui, à Paris, Bernard Lama a brillamment occupé ce rôle. Il était d’ailleurs le capitaine lors de notre victoire en Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe. Seul bémol au tableau, Navas entame sa deuxième saison à Paris, ce qui, par rapport à tous ceux cités précédemment, Marquinhos, Neymar, Verratti et Kimpembe, le rend moins légitime au niveau de l’ancienneté.

OH! Capitão Virage PSG
Capitaine Raì © Panoramic

Vous l’aurez compris, le Paris Saint-Germain ne manque pas de capitaine potentiel, chacun ayant des arguments différents à faire valoir. Des joueurs qui n’ont rien à envier à la liste des capitaines renommés du club, Jean Djorkaeff, Mustapha Dahleb, Dominique Bathenay, Jean-Marc Pilorget, Luis Fernandez, Oumar Sène, Safet Sušić, Paul Le Guen, Alain Roche, Marco Simone, Mauricio Pochettino, Pedro Miguel Pauleta, Claude Makélélé, autant de noms qui ont marqué l’histoire du Paris Saint-Germain, et la liste n’est bien sûr pas exhaustive.

La source des plus grands succès n’est pas une partition individuelle, mais une chorégraphie collective, sublimée par une individualité hors normes, techniquement comme humainement. Le Paris Saint-Germain a déjà eu cette perle rare. Vous l’avez deviné, je parle de celui qui vient juste d’être élu le meilleur joueur de l’histoire pour le cinquantenaire du club, un capitaine qui d’après les supporters, « n’est pas de notre galaxie, mais qui vient du fond de la nuit« , un meneur d’homme extraordinaire, un leader technique et mental comme il en existe peu, un Champion du monde, CAPITAINE RAÌ !!

Depuis notre défaite à Lisbonne en finale de Ligue des Champions, j’entends régulièrement cette question : que manque-t-il au Paris Saint-Germain pour franchir ce dernier palier ? Et si la réponse était sous nos yeux : un numéro 10 brésilien pour Capitaine.


Retrouvez l’article de GREGORY PROTCHE consacré à THIAGO SILVA en cliquant sur l’image ci-dessous

Thiago Silva Virage PSG


Benjamin Navet

Tuchel Virage PSG

Auf Wiedersehen !

Et bien voilà, ils nous ont refait le coup ! Tranquillement, comme ça,
comme si de rien n’était… Ah non ! Je ne parle pas des joueurs de Manchester United, dont je me fiche éperdument d’ailleurs, mais bien des nôtres,
nos joueurs, à nous, nos finalistes de la dernière ligue des champions !


Alors, qu’ils se rassurent nos joueurs ne sont pas seuls, oh que non, ils sont même plutôt bien accompagnés par leur meneur, leur leader, leur gourou, leur technicien et maitre tacticien, que dis-je le KAISER : KAISER THOMAS ! Kaiser Söze surtout, même s’il a rangé sa glacière et ses béquilles, il reste notre handicap principal ! Mardi soir, il a joué son jubilé ! Et comme si cela ne suffisait pas, il a enchainé avec un one man show en conférence de presse !

On connaissait déjà ses plus grands sketchs :
– Top top top
– On n’a pas eu de chance
– L’arbitre nous en veut
– Je n’ai pas assez de joueurs
– Les médias sont méchants
– La pelouse était mouillée
– Je me suis pété le pied sur un étron
– Y avait plus de Nutella au ptit dej
– Où est passé la septième compagnie ?
– Et si ma tante en avait ça serait mon oncle…

Un artiste le Tuche, un comique, un vrai, celui qui plierait en deux le théâtre des deux ânes ou qui aurait cartonné dans la classe avec Fabrice ! Mais mardi, il nous a présenté son nouveau spectacle et le dernier j’espère.
Et là, je le reconnais il a été grand Herr Tuchel. Pour chauffer tout le monde et mettre l’ambiance, il a commencé par donner sa composition. Un régal comme d’habitude mais là c’était en ligue des champions, il a osé… Il parait que c’est à cela qu’on les reconnait. Un magnifique 4-3-3, avec un Kurzawa qui n’avait pas joué depuis des semaines, une de ses recrues le magique Diallo toujours là où on ne l’attend pas et jamais là où il faudrait.

Attendez, c’est pas encore la chute, il nous a ensuite aligné trois milieux défensifs histoire de bien plomber le jeu de transition entre milieu et attaque avec un trio emmené par le monsieur loyal en chef Gana Gueye avec des statistiques dignes de celle de Fantomas ! Encore une recrue de notre Kaiser, avoir recruté Idrissa, charmant garçon au passage, mais un peu cher pour un match en deux ans ! Ah Thomas, pas le dernier pour la déconne ! Ils doivent taper sur le ventre à Doha.

Mais attendez, c’est pas fini, il nous avait bricolé la fameuse attaque Neymar – Mbappé – Di Maria celle qui n’a pas marqué en ligue des Champions depuis des lustres, excepté le but de Di Maria au final 8. Avec Kylian en 9, évidemment sinon ce n’est pas drôle, jouer sans vrai avant-centre, putain que c’est bon, faciliter la défense de l’adversaire et gâcher nos cracks c’est encore une idée folle de notre génie de la forêt noire ! Alors, il y a un an et demi, date à laquelle on a définitivement perdu notre entraineur, celui qui avait des certitudes et qui avait été choisi pour recadrer l’équipe et lui donner une vraie identité ! Il y a un an et demi, nous nous faisions humilier alors que tous nos fils sur nos multiples cicatrices remontadiennes n’étaient pas encore retirés !

Chose incroyable, une seconde chance était offerte à notre Panzer tactique de remettre les pendules à l’heure… Enfin laver l’affront… Pensez-vous, un remake, l’épisode 2… Tout y était, ridicules du début à la fin : état d’esprit minable, pas d’engagement, pas de rythme, un collectif inexistant, des joueurs qui marchent perdus et abandonnés par un entraineur qui peut sans aucun doute jouer le rôle de « Bernardo » dans Zorro et le fameux but dans les dernières minutes, juste avant que le rideau se ferme, juste avant le rappel !

Evidemment, nous avons eu droit au grand bêtisier de l’année, celui du 31 décembre, avec les chutes et les fous rire : G E N I A L ! Rien que de revoir les replis défensifs, j’ai encore les larmes aux yeux ! Bernard Montiel reviens avec ton vidéo gag parce que là les 10 000, on les prend tous les jours ! Les attaquants qui ne participent à aucun repli, laissant bien les latéraux en galère. Les milieux qui défendent tous à l’intérieur, laissant des espaces monstrueux sur les côtés et une supériorité numérique à l’adversaire pour pouvoir centrer comme dans un fauteuil ! Ah que voulez-vous à Paris on sait recevoir ! Le marquage à 10m autre spécialité sans oublier de ne pas sauter sur les corners pour faire briller notre gardien : le pauvre ! Bon être nuls défensivement c’est un fait, mais rien ne nous empêchait d’être bon offensivement !

Heureusement, Kaiser Thomas, emmitouflé dans sa doudoune, véritable clone du bonhomme Michelin, avait tout prévu. Il savait bien qu’avec ses trois milieux défensifs la transition vers les attaquants serait impossible, surtout qu’en face l’entraineur, le vrai, celui à qui on avait offert la signature d’un CDI il y a un an et demi, lui avait compris qu’en coupant les trois pieds carrés de nos cracks le tour serait joué ! Et c’était bien connaître TOTO, car comme toujours il ne réagirait pas, il ne donnerait aucune consigne, aucun réajustement tactique et surtout aucun changement ! Ach demerdez- ffffous !!! Quel déconneur !

Frayeur, à la reprise quand même, on a bien cru qu’il allait saborder son spectacle lorsque Kean entra. Quoi ? Mais il fait quoi ? Il est fou !
Le public ne va pas comprendre, il va trop loin, il ne peut pas faire un changement intelligent et rééquilibrer l’équipe nous donnant ainsi plus d’espaces pour Neymar et Mbappé, mobilisant les axiaux adverse et donc une chance de gagner ! Non mais c’est pas possible ! Quoi ? Gueye est blessé !
Ah mon Thomas, mon troubadour, l’espace d’une minute j’avais bien cru que tu allais tout gâcher, grand coquin ! Petit filou ! Non tu n’avais pas vraiment fait exprès ! Comme il y a un an et demi, tu nous offrais, un feu d’artifice un bouquet final, par le même complice d’ailleurs, toujours aussi laid !

Et puis, par respect pour ton public, pour nous, tu venais après le rappel, devant la presse, avec un grand sourire, le fameux sourire allemand celui qui vient du cœur et que nous aimons tant depuis juin 40. Ah que de souvenirs…Nostalgie quand tu nous tiens !!! Donc arborant ces belles dents blanches, tu nous annonçais que tu ne savais pas pourquoi, ni comment expliquer cette débâcle… La musique dans le vestiaire n’était pas aussi forte que d’habitude, l’enceinte de Ney n’avait plus de pile, les joueurs n’avait pas bien digéré leur savane de la collation et voilà ! La température des douches était mal réglée ! Certains avait changé de place dans le bus ! Et voilà !!!!

Tu es l’entraineur de cette équipe, tu as des pépites entre les mains, des blessés ok, mais tu as largement de quoi enfoncer le 14 ème de Premier League et toi tu ne sais pas ce qui s’est passé mon toto !!! Mais je vais te le dire moi ce qui se passe : tu n’as plus aucun contrôle sur cette équipe, tu n’as rien apporté à ce club, tu n’as aucun projet de jeu, aucune identité, tes belles idées et ton discours d’origine tu les as jetés aux oubliettes.
Tu n’as fait progresser personne et tes recrutements ont été catastrophiques du niveau d’Alain Roche et de ses Souza Everton. Tu t’es fait bouffer par certains, tu n’as pas su les recadrer, tu es perdu depuis l’élimination contre Manchester il y a un an et demi. Tes compositions sont moisies, tes changements n’en parlons pas et le dernier en date Jésé alors que le petit capitaine des U19 (7 buts en 8 matchs, des passes décisives, une vraie implication, un cap physique et technique franchi) croupi sur le banc attendant juste 10 minutes de récompense à 3/0 contre Nîmes…

Et toi, pour assurer une bonne gestion de groupe, comme tu sais le faire tu fais entrer le vendeur de churros qui roulent plus qu’il ne court !!! C’est fini Herr Tuchel, tu as échoué, assume et ne pourris pas plus la situation !
Il te faut partir. Auf wiedersehn…


Aymeric Le Meignen

PSG – MANCHESTER UNITED : LES NOTES

Kaylor Navas Virage PSGNavas 8

Seul héros du soir, il retarde l’inéluctable à maintes reprises, se fait fourer par une Var très pointilleuse sur le penalty et enfiler par ses collègues de défense aux abonnés absents durant 93 minutes. Si Alphonse est dans les cages, c’est la rouste des grands soirs. Notre portier blonde platine peut s’endormir sans culpabiliser. Il a fait le taf.

 

Layvin Kurzawa Virage PSGKurzawa 2

Titularisé alors qu’il n’avait pas joué depuis 1792, il a été à l’image de sa barbichette noire : inutile, moche et démodé. Déchet technique abyssal, volonté molle, solitude de couloir permanente, apport offensif proche du néant. Ce qui n’a pas empêché un journaliste de RMC Sports, en début de seconde mi-temps, de lui remettre l’Oscar du meilleur Parisien. À défaut d’être redevenu un véritable joueur, Kurzawa reste ce paradoxe de vertige, cette aventure sans filet perpétuelle. Bakker, qui ne fait rêver personne, après plusieurs matchs sérieux, en tout cas sans fautes majeures, rentre alors que la messe est presque dite. L’art subtil et illisible du turnover de notre Teuton filiforme.

 

Presnel Kimpembe Virage PSGKimpembé 5

Pas nul. Pas explosif. Pas aidé. Pas vraiment là, comme tous ses petits camarades de déroute continentale. Sans son Marocain préféré, il avait le blues. Peut-être… Les soirs d’échec, on sauve comme on peut les joueurs qui nous sont sympathiques.

 

Diallo Virage PSGDiallo 3

Intermittent du spectacle qui n’a pas fait encore ses heures, il honore plus la précipitation que l’intelligence de jeu. Il est parfois très efficace, voire même burné ( ses deux interventions dans la surface sont à applaudir). Il peut aussi se trouer ou mettre le pied là où il ne faut pas. Pas la sécurité sociale en fait. Le péno, c’est lui, non ? Pas envie de remater ce match atroce. Pas envie de me souvenir.

 

Florenzi Virage PSGFlorenzi 4

Son premier match sans relief. Sans centre judicieux, sans but salvateur, sans débordement. Quand il est sorti, j’ai cru qu’il allait faire un AVC. Rincé notre Rital méritant et combattif.

 

Danilo Pereira Virage PSGDanilo Pereira 6

Avant un sauvetage dans la surface viril et miraculeux et sa sale faute en fin de match que j’ai applaudi des six mains et qui annihile le 118ème contre mancunien, quoi ? Pas grand-chose. Je me permets même cette blague  pendant le match : « Danilo pour l’instant, c’est plutôt Dalida ». Mais j’ai senti le potentiel physique et vicelard de l’homme. Avec sa gueule à jouer dans Predator ou n’importe quel film guerrier Golan-Globus, je me dis qu’on a peut-être enfin trouvé notre chef de tranchée. À confirmer cependant. Les promesses à Paris sont aussi souvent des grosses citrouilles.

 

Herrera Virage PSGHerrera 3

La transparence faite homme. Je ne me rappelle même pas l’avoir insulté… Sa grimace de douleur après la bonne béquille d’un Rosbeef conquérant est la seule image que mon cœur blessé gardera. Avant de l’effacer pour toujours. Prestation anecdotique.

 

Gueye Virage PSGGueye 2

Toujours plus Habib que Marvin (vous l’avez ?), Gueye erre toujours comme une âme en peine, ralentit le jeu, ne gratte rien et la qualité de ses passes ne rapporterait pas un kopeck rue Saint-Denis. Cousin ? Jumeau ? Cœur brisé ? Sa dépression post Covid (pourtant entamée bien avant que le virus ne pointe le bout de son nez de pangolin) n’en finit plus… Il doit vite se reprendre. Sinon, son épitaphe risque de ressembler à ça : « Ci-gît l’homme qui ne brilla qu’une seule fois, contre Madrid ». Du gâchis.

 

Di Maria Virage PSGDi Maria 2

la fameuse schizophrénie de notre Argentin adoré a encore frappé. Il y a longtemps, avant TikTok, le PSG lui avait mis Draxler dans les pattes pour l’arracher à sa torpeur. Et le miracle avait eu lieu. Depuis, Angel est possiblement devenu l’un de nos joueurs les plus méritants. Va-t-il falloir dépenser à nouveau quelques pesos cet hiver pour lui redonner l’envie d’avoir envie ? Il a tout raté ce soir et très peu créé. Inutile.

 

Neymar Virage PSGNeymar 4

celui qu’on n’aime pas. Lent, sans idée, seul, poussif. Dans un match qu’il devait illuminer. C’est son travail. Son rôle. La place qu’il s’est auto-attribuée. Napoleon dans le tableau de David. Raté. Il lui reste cinq possibilités de gommer cette soirée très pauvre. Frustrant.

 

Mbappé Virage PSGMbappé 4

Kiki a fait du Kiki. Mais en tirant moins. Et donc, pas de miracle. Aurait pu marquer en début de seconde et relancer notre match. Mais gentleman de Bondy oblige, il a préféré offrir l’égalisation à son pote Martial. Classe !

 


Les remplaçants ont poursuivi honorablement le travail de fantôme des titulaires. Kean promet peu. Dagba pas beaucoup plus. Rafinha et Sarabia ?
Je devais être aux chiottes…


Tuchel Virage PSGTuchel 3

Suicidaire ou en quête d’un licenciement lucratif ? Pile ou face ? Il préfère désormais maudire ses joueurs calmement, assis, sans sourciller ou presque. Il était plus véhément alors qu’il était en béquilles !

 

Léonardo Virage PSGLeo(nardo)

Père aimant, il a, comme ses enfants trop gâtés, brillé par son absence et son silence. Il s’est peut-être exprimé après le coup de sifflet final. M’en tape. On est en octobre et l’heure n’est déjà plus aux mots. On a déjà grillé notre joker. Au travail, Messieurs. Et fissa encore !

 


Jérôme Reijasse
Paris, remets-nous ça

Paris, remets-nous ça !

Nous sommes passés si prêt ! Des années qu’on la drague, qu’on lui tourne autour, qu’on lui pardonne tout, qu’on lui offre mille et un cadeaux, qu’on se sacrifie pour elle, qu’on lui est fidèle, tellement fidèle, excepté une aventure en 96 avec une certaine coupe des coupes… Et ce 23 août, une fois de plus, elle est partie avec un autre en nous disant qu’elle préférait qu’on reste amis, que l’amitié c’est plus fort, plus important et que débuter autre chose aurait tout gâché… Mais de la sentir si proche et si prête à craquer, une seule obsession nous anime : la reconquérir et l’avoir cette fois pour nous rien qu’à nous et pour toujours ! Alors, PARIS remets-nous ça


Aujourd’hui, c’est le grand retour en Ligue des Champions, les choses sérieuses reprennent, d’habitude c’est l’effervescence depuis une semaine, on s’appelle tous entre potes du virage pour savoir si on est chaud, à quelle heure on se rejoint, où, le premier devant Auteuil appelle les autres, on passe du temps à choisir la bonne tenue, celle qui gagne et surtout pas celle qui a déjà perdu. On écoute tous ce qui se dit sur le club, on cherche des infos sur les joueurs, on guette d’éventuels blessés, on rafraîchit les réseaux toute la journée et jusqu’à tard le soir…

Et puis on chambre, au boulot, sur les réseaux, en famille, partout. On affiche ses couleurs jusqu’au match et chaque jour qui passe on chauffe les frères de galère. Oui de galère, parce que depuis 1982 pour moi, on galère et même si la venue du Qatar, il faut l’avouer a grandement facilité les résultats sur la scène nationale, force est de constater que notre PSG a encore cette fameuse dernière marche à franchir sans une fois encore se prendre les pieds dans le tapis. Et puis le jour J, tellement excité de sentir un fumi, d’entendre la gouaille ultra nous faire sourire et de découvrir notre tifo, alors certains d’entre nous craquent et on reçoit toujours le même sms : on se rejoint en tribune comme d’hab’ les frérots… Allez PARIS remets-nous ça…

Mais cette fois, les joueurs seront seuls, pas de chants, pas d’arrivée mouvementée bouillante sous un craquage mémorable comme contre la bande à «  François Haaland » !
Pas cette odeur de soufre pendant l’échauffement et cette ferveur ressentie par les acteurs dans le couloir et par nous lors du tifo ! Et que dire de nos tronches à l’écoute de la musique magique : hihiihihhahaha… Non rien de tout ça ! La stupeur, la tristesse est infinie tout comme la frustration !

Depuis tous ces mois loin de notre fief, de notre place forte, de notre maison de campagne, bah oui un endroit où on passe un week-end sur deux c’est sa maison de campagne, nous sommes entrés en résistance ! Sans vouloir faire offense à nos ainés qui étaient de vrais guerriers, mais nous devons apprendre à vivre notre passion de façon différente en trouvant sans cesse des motifs d’espérer que le retour en tribune se fasse avant que nous soyons tous grands-parents et à la retraite ! Pour patienter, nous comptons comme toujours sur notre club pour nous offrir toujours le plein d’émotions même si c’est pour le moment derrière un écran et qu’il faut casser son PEL et son plan épargne pour avoir les chaînes télé. Alors, pour nous PARIS, remets-nous ça…

Paris, remets-nous ça
Un maillot noir prémonitoire © Panoramic

Demain, ce retour à la plus belle des compétitions, puisque la coupe de la ligue n’existe plus, se fait face à Manchester United ! Des « ici c’est Manchester » venant de la tribune Borelli raisonnent encore dans ma tête ! Ils étaient le triste résultat des deux grands courageux entourés par leur sécurité qui devant des footix sapés en Prada prêts à leur demander des autographes, s’affichaient pensant défier le peuple parisien … Pauvres clowns tristes, Pogba et Evra… Même pas la décence de s’éclipser après un énième vol sur un pénalty imaginaire qui nous éliminait après certes un match lamentable et insuffisant de nos troupes. Oui après la Juve et ce pénalty non sifflé sur Mister George, le vol en bande organisée en Catalogne c’est cette fois-ci une soi-disant main volontaire de notre Presko national sur un triple boucle piqué qui aurait fait rougir Laeticia Hubert !!! Demain, à Neymar, Mbappé et tous les autres d’effacer cette honte et cet affront fait chez nous dans notre stade sans que personne ne soit capable de chasser ces deux intrus, ces deux guignols…

Pas un responsable du club, pas un stewart, ni même un people ! Enrico, docteur Cimès, Didier Barbelivien (je prends les plus chauds) pas vous, pas ce soir-là, pas comme ça… comment avez-vous pu laisser faire ?! Faisons comme au match aller à Old Trafford lorsqu’à 5000 parisiens nous avions éteint leur stade et donné une leçon de football à ceux qui se croient tout permis parce qu’ayant inventé ce sport paraît-il. L’heure de la vengeance a sonné… Faisons-nous respecter ! Allez PARIS remets-nous ça…

Kylian, toi aussi tu nous dois quelque chose… Le coup des responsabilités, le coup de ne plus avoir peur… pour après nous faire du patinage artistique en un contre un avec leur gardien à deux balles. Loin de moi l’envie de te railler, ni celle de cracher sur toi, la preuve à l’heure où j’écris j’ai ton maillot sur le dos, mais tu es un crack, tu le sais et nous comptons sur toi pour porter haut nos couleurs et faire la différence que seuls les joueurs hors norme comme toi peuvent faire. Oui nous t’aimons sincèrement mais nous sommes forcément exigeants et peut-être parfois durs et injustes. Mais tu nous as prouvé qu’avec Neymar vous aviez su tirer le groupe vers les sommets en août. Prouvez à l’Europe entière que ce n’était pas un accident, un one shot, de la chance… Alors Kylian, Neymar, PARIS, remettez-nous ça…

Les évènements se déchaînent, le covid, plus de public, la préparation tronquée, les malades, le mercato, les tensions internes, les blessés qui s’accumulent, un entraineur dépassé, un projet de jeu inexistant, une identité de jeu invisible, une communication toujours aussi nulle qui donne aux médias de quoi meubler leurs émissions minables et remplir les colonnes de leur torchon ! Mais ça ne nous fera jamais trembler, reculer, renoncer, nous nous sommes le PSG, du sang rouge et bleu coule dans nos veines et quoi qu’il se passe, quoi qu’il arrive, nous sommes habitués à tout cela ! Je pense même que l’identité du PSG c’est ça, toujours être au bord du précipice, dos au mur, se mettre dans la difficulté quand tout va bien, tendre le bâton en permanence… se faire détester !

Paris, remets-nous ça
Crackitos © Panoramic

Alors les petits malins qui la veille d’un match important nous expliquent que Léonardo cherche par tous les moyens de pousser Doha à virer Nasser, que Kylian Mbappé a décidé de partir l’an prochain et qu’il rêve de Madrid faisant ainsi passer le PSG pour des cocus ( enfin ils appellent cela un tremplin !) et ce n’est pas tout. Evidemment, Kylian ne pense qu’à partir mais Neymar ne pense qu’à rester !!! Vous le voyez venir gros comme une maison… oui la suite du feuilleton sera le début d’un conflit entre nos deux cracks et une nouvelle crise interne ingérable ! Ah j’oubliais, d’autres éminents spécialistes nous ont aussi expliqué que Neymar nuisait à Mbappé et que celui-ci avait fait le mauvais choix en venant au PSG ! Quand on voit où en est le Real… Alors pour tous ces clowns et ces créateurs de polémiques en mal d’existence et qui finalement ne vivent qu’à travers le PSG, les gars s’il vous plait : remettez-nous ça.

Cette année, notre effectif même décimé est plus complet, Léo a fait ce qu’il fallait, comme toujours, avec les moyens du bord, pour bonifier le groupe. Une fois encore, nous avons pu admirer l’objectivité des médias français :
– Rafinha c’est le copain de Neymar, Léo s’est trompé de frère, il n’a jamais percé, c’est un fantôme
– Florenzi, toujours blessé, pas fiable, encore un joueur recruté en Italie, Léonardo est-il l’homme de la situation ?
– Kean un gamin, ex-espoir, en échec en Angleterre, il sortira tous les soirs avec Neymar et Verratti…
Résultat, après le match de Nîmes : Rafinha (propre techniquement, prêt physiquement, complémentaire des autres, agressif au pressing, une passe décisive), Kean (remuant, au pressing tout le match, bon dos au but, se crée des occasions, crée des brèches pour les autres) et je ne parle pas de Florenzi qui est en course pour le ballon d’or !!!

Si vous ajoutez, comme je le répète depuis des semaines, un gardien exceptionnel, le meilleur depuis mon Bernard Lama. Navas est une des pierres angulaires de cette équipe, un pilier, il est bon dans tous les secteurs : fiable au pied, fort sur sa ligne, des prises de balles sûres, décisif en un contre, des relances à la main de folie et une présence qui rassure la défense et remue les mecs quand il le faut ! Donc, si vous ajoutez, à notre duo de cracks, un passeur comme Di Maria, un milieu plus fourni et plus complémentaire avec une concurrence saine qui semble secouer certains qui se voyaient en maison de retraite au PSG, un Presko stratosphérique accompagné de son capitaine serein et efficace, un latéral et ses galettes et donc un Navas pour veiller sur la maison PSG, que peut-on demander de plus…

Ah si j’oubliais, allez PARIS remets-nous ça…


Aymeric Le Meignen
la saison peut commencer virage psg

La saison peut commencer

« Is everybody in ? The ceremony is about to begin.
The entertainment for this evening is not new » (…) Jim Morrison, An American Prayer.
Oui ça y est, tout le monde est là depuis le 5 octobre, la saison va pouvoir réellement commencer, même si le spectacle a des airs de déjà vu avec un PSG
destiné à écraser la concurrence hexagonale en championnat.


Il y a un mois je m’interrogeais (Ndrl : De Lisbonne à Istanbul) sur nos réelles ambitions pour la saison à venir, et surtout sur les moyens mis en œuvre pour continuer à rêver encore et toujours plus grand sur la scène européenne. Les portes du mercato se sont refermées, il est temps de faire le bilan. Après la douce fessée passée aux angevins au soir de la sixième journée, Léonardo ramenait tout le monde sur terre en pointant du doigt Thomas Tuchel pour ses propos concernant la mollesse du mercato parisien. Le conflit a alors ouvertement fait naitre un nouveau schisme chez les supporters parisiens. Les pro Léo, ceux qui lui pardonnent tout et le trouve génial, et ceux qui comme Tuchel trouvent que le directeur sportif est loin de remplir correctement sa mission. Choisis ton camp camarade… Autant vous le dire tout de suite je ne suis dans aucun des deux camps, ou alors disons plutôt que je suis un peu des deux.

Les premières critiquent contre notre gentleman directeur sportif concernent la gestion des joueurs en fin de contrat. Silva, Cavani, Choupo, Meunier et Rico sont concernés. On leur propose de prolonger deux mois pour participer au Final 8 et après fin de l’histoire. 5 matchs, 5 finales pour boucler la boucle et surtout une dernière chance de remporter le Graal en rouge et bleu. Meunier a déjà la tête à Dortmund depuis longtemps, Rico et Choupo acceptent j’imagine assez facilement. Pour Thiago Silva le coup est rude comme il le confiera à France Football début octobre. Ô Monstro ravale sa fierté et accepte. Cavani refuse. C’est donc sans son meilleur buteur historique et sans son arrière droit que Tuchel va devoir composer et tenter de remplir sa mission à Lisbonne. Certains parlent de manque de respect, je pense plutôt qu’il s’agit d’un manque de diplomatie, voire d’intelligence sur la gestion de ces cas. Saurons-nous un jour la vérité sur Cavani ? en tout cas ce dernier, comme son capitaine en veut beaucoup à Léonardo.

Pour noircir encore cet épisode et ce qui tendrait vraiment à prouver que ces dossiers ont été mal gérés, le PSG propose après le final 8 des prolongations de contrat à Silva et Choupo…. Trop tard… A contre-cœur Silva a donné son accord à Chelsea et Choupo se voit déjà à l’Oktoberfest en tenue de culotte bavaroise la chope à la main. Proposition considérée comme une humiliation supplémentaire pour le brésilien. L’ami Rico lui accepte, gardien qui personnellement ne m’a pas vraiment convaincu, mais bon les qualités requises d’un bon gardien remplaçant ne sont pas uniquement celles du terrain et le bonhomme à l’air d’être apprécié dans le vestiaire. Avec le retour de Letellier, le poste est au complet et Navas peut travailler tranquillement. Il n’y pas d’ambiguïté négative comme on a pu en connaître il y a deux ans avec Buffon et Aréola.

la saison peut commencer virage psg

Il y a un mois j’exprimais mon désarroi devant l’incompréhensible prolongation du contrat de Kurzawa. Je ne risque pas de décolérer aujourd’hui avec la blessure de Bernat. N’ayant plus aucun espoir concernant Kurzawa il nous reste à souhaiter que Bakker progresse à grande vitesse. Je le trouve de plus en plus rassurant depuis qu’il enchaîne les matchs, mais restons lucide, il n’a que 20 ans et reste tendre, je pense, pour le très haut niveau. Même constat à droite concernant Dagba, il progresse, fait de bons matchs et reste supérieur à Kehrer quoi qu’il arrive. Vous allez me dire oui, mais le titulaire c’est Florenzi. Exact. Il est venu pour remplacer Meunier. Exact. Il est meilleur que le belge. Joker. La mémoire du supporter est souvent sélective et peut être facilement faussée. Florenzi nous a offert face à l’om, pour une première, une belle prestation. Comme tout le monde une même réflexion, enfin des centres réussis !! Son but contre Angers est une douceur à déguster comme un tiramisu après une bonne pizza à la Roma et avant un bon Limoncello bien frais. Il est vrai qu’à côté les dernières prestations de Meunier ressemblaient plus à un mauvais Waterzoï. Mais n’oublions pas les débuts du belge chez nous. Grosses qualités en attaque, des centres réussis et des buts plus jolis les uns que les autres. Les deux joueurs ont comme point commun d’être d’anciens attaquants, ils ont donc cette même qualité offensive, mais cette même difficulté défensive… Pour moi les deux joueurs se valent vraiment.

Restons factuel et constatant que juste numériquement pour les défenseurs centraux nous avons perdu un élément non remplacé (et quel élément !). Notre charnière Marquinhos / Kimpembé a plutôt fière allure. Diallo et Kehrer sont toujours là pour pallier à une défection de ces deux-là. Comme l’année dernière. Sauf que l’année dernière on avait en plus le meilleur défenseur jamais vu en ligue 1 qui faisait surement sa meilleure saison. En conclusion, il me semble donc bien évident que nous nous sommes affaiblit en ce qui concerne le domaine défensif.

Passons à l’excellente nouvelle de ce mercato, l’arrivée de Danilo Pereira. L’ex capitaine du FC Porto est un 6. Un vrai. Enfin ! Le fantôme de Motta va enfin pouvoir reposer en paix. Son entente avec Verratti promet beaucoup. Le pas-assez bon Herrera, la brute Paredès et le Truand Gueye devraient donc retrouver leur meilleur rôle, c’est-à-dire le banc. L’arrivée de Rafinha en plus d’être une surprise est pour moi un petit mystère. S’il y a un poste où l’on n’avait pas forcément besoin de renfort c’est bien celui-là. Derrière les intouchable Neymar et Di Maria, les places vont être chères entre Draxler, Sarabia et donc Rafinha. J’aurais bien sur préféré son frère, mais il reste un bon joueur quand il n’est pas blessé. Pour le milieu nous nous sommes donc réellement renforcés.

Arrivons au dernier secteur de l’équipe, qui a souffert du départ de notre Matador et de notre germano-camerounais préféré. Ce dernier est remplacé par Moïse Kean, pour qui ce prêt ressemble déjà à 20 ans comme une dernière chance de prouver qu’il est bien le grand joueur que beaucoup voyaient en lui à ses débuts il y a 4 ans alors qu’il n’avait que 16 ans… Personnellement, et j’espère bien sur me tromper, mais je n’y crois pas. Par contre si le joueur ne se perd pas dans les soirées parisiennes et arrive avec un mental de professionnel qui fait passer le travail avant tout, cela pourrait être un coup de maître. Les paris sont ouverts… Comme pour la défense et Silva, Cavani n’est pas remplacé, même pas numériquement. Clairement donc, le groupe ne s’est pas renforcé.

la saison peut commencer virage psg

Bien sur une équipe Navas, Florenzi, Marquinhos, Kimpembé, Bernat, Danilo, Verratti, Di Maria, Neymar, M’Bappé, Icardi ça peut vous gagner une LDC. Mais on sait que comme tous les ans nous ne serons pas épargnés par les blessures et les suspensions. Et là ce sera bien autre chanson… Le Bayern avait déjà un temps d’avance et s’est encore renforcé. Chelsea à fait un gros mercato, Liverpool sera toujours aussi fort, la Juventus pas beaucoup moins et le Real n’est jamais loin. Le city de Guardiola est toujours là, et même l’Atletico avec ses 2 buteurs bad boys seront de sérieux concurrents… Notre entraineur Germain devra être malin comme un lynx pour faire mieux que la saison dernière mais avec un effectif moins étoffé.

Alors j’en vois dans le fond en train de me dire que le PSG n’a pas d’argent et que Léo a réussi un mercato avec des bouts de ficelles. Mon analyse est uniquement sportive, même si bien-sur on ne peut dissocier l’aspect économique. La question que je pose, c’est à qui la faute ? La Covid ? Oui bien sûr, mais pas que… On en revient aux premières critiques mentionnées au début. Comment peut-on laisser autant de joueurs importants libres en fin de contrat ? Léonardo paye sa mauvaise gestion sur ces cas. Là où j’attends particulièrement notre Léo c’est sur la prolongation de contrat de M’Bappé et de Neymar. Un départ de ces deux joueurs libres à la fin de leur contrat serait un drame pour le club. Un départ tout court même payant serait également un très mauvais signal. Il le dit lui-même, nous avons 2 des 5 meilleurs joueurs du monde.

Que j’ai adoré la colère de notre ancien joueur Omar Da fonseca la semaine dernière alors qu’il était invité sur le plateau de l’équipe 21. Tous les journalistes envoyaient déjà notre Kylian au Real Madrid ou à Liverpool en prétextant que ce serait génial de le voir jouer sous ces maillots mythiques. « Mais il n’y a qu’en France qu’on voit ça » On a un phénomène chez nous dans notre championnat et il faut tout faire pour le garder ! En quoi ce serait merveilleux de le voir gagner la Ligue des Champions sous le maillot des Reds ou des Merengues qu’avec celui du PSG ? A moins bien sur que certains journalistes de l’équipe détestent le PSG… Non ça se saurait… Voir M’Bappé passer sa carrière au PSG ne doit pas être un rêve mais un réel projet. Pour cela il faudra bien l’entourer et jouer la gagne en Ligue des Champions tous les ans. Kylian a rendez-vous avec le grand livre de l’histoire du football, il doit l’écrire à l’encre rouge et bleu. J’espère le voir battre les records de Cavani (meilleur buteur), Sušić (meilleur passeur), Pilorget (joueur le plus capé). Léo à toi de jouer.

Pour conclure sur ce mercato ni désastreux ni merveilleux, il faut espérer que les relations Brésilo-germaniques se réchauffent au plus vite, le PSG ne peut se permettre un conflit interne entre les deux personnes qui doivent nous mener au succès. On peut se rassurer en se disant qu’il s’agit de deux personnes très intelligentes, mais à contrario, elles ont également un fort égo. Peut-être suis-je naïf, mais faisons leur confiance pour faire passer l’intérêt du club avant le leur. L’été est déjà parti, tout le monde est là, la saison peut commencer, aux joueurs de mettre le feu sur le terrain. Vivement le prochain match face aux crocodiles nîmois ! Et comme le disait le roi lézard :

Time to live
Time to lie
Time to laugh
Time to die

Time to walk
Time to run
Time to aim your arrows
At the sun

Bonne saison à Tous ! Allez Paris !


J.J. Buteau